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    FounderFuel 2017 : Nectar établit le dialogue entre les apiculteurs et leurs abeilles

    20 juillet 2017, 09h19
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Diplômé en design industriel de l’Université de Montréal, Marc-André Roberge s’est toujours intéressé aux questions environnementales. C’est alors qu’il est bénévole au Santropol Roulant qu’il découvre l’univers des ruches urbaines. En effet, l’organisme caritatif fut l’un des pionniers montréalais en matière d’apiculture urbaine. Le jeune homme apprend donc sur le tas et développe une passion pour les abeilles. Pourtant, la tâche n’est pas simple et l’apprentissage difficile explique au Lien MULTIMÉDIA le fondateur de Nectar, start-up qui fait partie de la 10e cohorte de FounderFuel.

    FounderFuel 2017 : Nectar établit le dialogue entre les apiculteurs et leurs abeilles Marc-André Roberge.Photo: Courtoisie

    « C’est pendant que je faisais du bénévolat pour le Collectif apiculture Santropol Roulant que l’idée a commencé à me trotter dans la tête, confie-t-il. Je voulais trouver des façons d’aider les apiculteurs à gérer leurs ruches. Comme designer industriel, j’ai toujours travaillé sur des objets. »

    Marc-André Roberge commence donc à effectuer une longue recherche pour mieux comprendre les besoins des apiculteurs et se rend compte qu’il devait faire face à un niveau de compréhension élevé. Il a vu des apiculteurs gérant 100 ruches prendre des notes sur des bouts de papier sur chaque ruche et les glisser à l’intérieur de celle-ci pour faire le suivi. D’autres utilisent des roches de couleurs pour se souvenir de l’état des habitats des abeilles. « L’apiculteur doit se déplacer à chacune des ruches juste pour faire le suivi », rappelle-t-il.

    Après ces observations et avec son expérience personnelle, il a pu mettre le doigt sur le « point de douleur » (pain point) et a imaginé une façon d’établir un dialogue entre l’apiculteur et ses abeilles. Créer Nectar fut un processus long et sinueux, reconnaît le cofondateur qui a réalisé son projet final à l’université sur les ruches urbaines.

    « J’ai travaillé sur ce projet pendant mes temps libres, puis j’ai quitté mon emploi et j’ai commencé un certificat en création d’entreprises à HEC Montréal en travaillant parallèlement chez SmartHalo, comme designer de produits à la pige. » Chez SmartHalo, qui fabrique un gadget qui fait office de GPS et de lumière nocturne, Marc-André Roberge a pu voir la réalité d’une start-up et fut accroché. De mars à juin 2016, il participe à 30 Weeks, un programme à New York qui vise à transformer les designers en entrepreneurs, plus proche de la réalité que la session qu’il avait fait à HEC, note-t-il.

    « Au départ, je pensais créer une ruche connectée, aujourd’hui, Nectar permet de parler à l’abeille, souligne Marc-André Roberge. Je suis allé chercher Xavier de Briey comme cofondateur de Nectar, et nous avons conçu un écosystème dans lequel tout interagit. Il nous a fallu décoder le langage des abeilles et le traduire en interface en utilisant les capteurs dans les ruches qui enregistrent la température, l’humidité, les fréquences sonores émises par les insectes et le poids de la ruche, ce qui permet de faire un diagnostic de santé et de détecter les problèmes, le tout basé sur une application Web. » Depuis l’automne 2016, Nectar compte deux clients : le Santropol Roulant et la coopérative de solidarité Miel Montréal.

    Participer à FounderFuel a permis à Marc-André Roberge d’aller tester la solution Nectar à grande échelle par le biais d’un projet pilote dans quatre autre fermes qui gèrent 10 000 ruches. « Ce que j’en ai tiré ? L’intérêt de côtoyer les équipes des autres start-ups de la cohorte. Travailler avec sept autres entreprises a fait toute la différence, nous avons réalisé beaucoup d’échanges. Et l’équipe de Real Ventures a pu nous donner de bons conseils au bon moment, le programme n’étant pas là simplement pour donner de l’argent. » La présentation de Nectar au FounderFuel Demo Day, le 11 juillet dernier, n’a pas encore donné d’engagement (commitment), mais plusieurs investisseurs se sont montré intéressés. « L’avantage du Demo Day est que, dorénavant, nous n’avons plus besoin de nous présenter lorsque nous approchons les VC, les anges ou les organismes comme la BDC, note-t-il. Maintenant, il faut que nous exécutions ! »

    Aujourd’hui, Nectar est en recherche de financement, visant entre 500 000 $ à 750 000 $, mais aussi d’apiculteurs qui voudraient participer aux tests. « Nous avons une belle équipe de cinq personnes. Nous recherchons des gens pour le développement des affaires et d’autres qui auraient de l’expérience en traitement de données et en intelligence artificielle », conclut Marc-André Roberge.

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