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    FIFA : Nelly-Ève Rajotte, au-delà de la beauté des images

    30 mars 2017, 00h20
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    Artiste dont les oeuvres ont voyagé à travers le monde, Nelly-Ève Rajotte s’intéresse au non-lieu des images. Son nouveau projet « Blanc », présenté dans le cadre de la 35e édition du Festival International du Film sur l’Art, regroupe des images offertes par un ami et prises par un drone dans le nord canadien. Après avoir filmé les paysages désertiques américains, la créatrice désirait explorer un territoire caractérisé par le blanc. Au-delà de la beauté de ces terres, elle explore plus qu’un simple gadget et suggère un langage cinématographique en pleine métamorphose.

    FIFA : Nelly-Ève Rajotte, au-delà de la beauté des images Nelly-Ève Rajotte.Photo: Frédéric Bouchard

    Avec « Blanc », Nelly-Ève Rajotte s’est intéressée à la perspective du robot qu’elle qualifie de god eye’s point of view. « C’est comme Dieu qui regarde, décrit-elle en entrevue. Le drone scanne le paysage. J’aimais ces moments où il cherchait sa cible ». L’artiste se fascinait aussi par la distanciation entre la vue du paysage regardé et l’opérateur qui manipule l’objet robotisé.

    La vidéo s’ouvre sur le plan d’un ciné-parc filmé en plein hiver, une image captée par Nelly-Ève Rajotte. « J’aimais l’écran blanc devant un fond blanc. C’est là que je reprenais l’idée cinématographique de la transformation du cinéma par l’utilisation de technologies qui sont différentes », précise celle qui travaille également comme enseignante au Cégep de l’Outaouais.

    Devant la somptuosité des images fournies, Nelly-Ève Rajotte s’est interrogée pendant un an sur les moyens de créer une forme de narration sans tomber dans la « prise beauté » racoleuse. Elle souhaitait attirer l’attention ailleurs que sur l’origine des lieux et accentuer l’aspect désertique du paysage.

    Pour créer l’univers sonore de la vidéo, la créatrice s’est référée à des fréquences d’aéroports. Elle est tombée sur celle d’une base de San Francisco qui communique avec un avion d’Air Canada. « J’ai gardé cette idée de sons de CB de dispatchers d’avions pour aller chercher des sons robotiques et j’ai aussi pris "Symphony for Helicopter" de Stockhausen que j’ai retravaillé », indique-t-elle.

    « C’est le son qui crée la narrativité, le hors champ, continue Nelly-Ève Rajotte. J’ai inventé cet espace complètement. Je voulais que le son soit aérien, que le spectateur ait l’impression qu’il soit dans sa tête, dans un lieu autre, en haut du paysage à le scruter. »

    Nelly-Ève Rajotte a également créé différents effets lumineux à l’image pour ajouter un effet se rapprochant de la science-fiction. Au montage, elle a aussi manipulé la vitesse pour accélérer certains moments, mais les mouvements perçus sont bien ceux du drone. Pour accentuer l’aspect désertique du paysage capté, l’artiste a travaillé la colorisation. « Je voulais aller chercher des hauts contrastes presque noir et blanc. Je voulais vraiment que le spectateur perde ses repères par rapport à ce qu’il voit. »

    Parmi ses prochains projets, Nelly-Ève Rajotte s’apprête à s’envoler pour Potsdam en Allemagne aux côtés de sa soeur, la chorégraphe Amélie Rajotte, pour concevoir un projet qui mélange mapping video et danse. « On va essayer de créer une interactivité sensible entre deux personnes qui se comprennent sans vraiment avoir à se parler. »

    L’artiste travaille aussi depuis deux ans sur une installation vidéo dans un ciné-parc abandonné de Drummondville où elle projettera des images de l’autoroute 20 entre Montréal et Québec. « Le défi c’est de rendre cette autoroute sexy, de lui rendre sa sensibilité, révèle-t-elle. Ce sera une soirée, un seul événement. »

    « Blanc » sera projeté à 20h45 le vendredi 31 mars à la Cinémathèque québécoise.

    Nelly-Ève Rajotte présentera également le jeudi 30 mars la performance « Land » lors d’un cocktail réseautage à la Société des Arts Technologies qui aura lieu à 17h.

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