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    Avec « IN-WARD », Alexandra « Spicey » Landé impose le hip hop sur la scène de la danse contemporaine

    17 janvier 2019, 08h43
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    Créée en coproduction avec le Centre de création O Vertigo, la nouvelle pièce de danse d’Alexandra « Spicey » Landé impose le hip hop sur la scène de la danse contemporaine. Largement inspirée par la pièce de théâtre « Huis Clos » de Jean-Paul Sartre, « IN-WARD » réunit six danseurs autour de la thématique de la solitude, du 16 au 20 janvier 2019, au MAI (Montréal, arts interculturels). Un spectacle revendicatif, tant esthétiquement que philosophiquement. Entretien avec la chorégraphe pour en savoir plus sur ses processus de création, son esthétique et ses projets d’avenir.

    Avec « IN-WARD », Alexandra « Spicey » Landé impose le hip hop sur la scène de la danse contemporaine « IN WARD ».Photo: Ebnflōh

    Spectacle chorégraphique mettant en jeu la danse urbaine, « In-Ward » aborde sans détour la question de l’isolement de l’individu dans la société. Pour concevoir l’oeuvre, Alexandra « Spicey » Landé s’est ainsi inspirée d’une réplique de « Huis Clos », pièce de théâtre de Jean-Paul Sartre qui questionne la possibilité pour l’homme de vivre heureux en communauté : « L’enfer, c’est les autres ». « Comment vit-on ce sentiment aujourd’hui en 2019 ? Comment ce sentiment est-il créé dans un groupe ? Comment est-il créé par rapport à une minorité ou une majorité ? Comment est-il créé à l’intérieur de soi alors même qu’on est entouré de gens ? », interroge la chorégraphe.

    Chorégraphe hip hop, Alexandra « Spicey » Landé a paradoxalement souhaité faire appel à des danseurs non spécialistes de cette danse urbaine pour l’interprétation de « IN-WARD ». Au terme de l’audition donnée au début de l’année 2017, elle choisit six danseurs : Ja James « Jigsaw » Britton Johnson, Christina « Hurricane Tina » Paquette, Nindy « Banks » Pierre-Louis, Elie-Anne « Rawss » Ross, Jonathan « JStyle » Mokuma et Jaleesa « Tealeaf » Coligny. « Chacun des danseurs est spécialisé dans d’autres formes de danse qui m’intéressent. Ils ont cependant tous la technique pour s’adapter aux spécificités du hip hop », ajoute-t-elle. Les répétitions peuvent désormais commencer.

    Fin 2017 et tout au long de l’année 2018, les résidences s’enchaînent. Après une première session de création à l’Arsenal dans le cadre de Danse Danse en septembre 2017, Alexandra « Spicey » Landé poursuit son travail sur « IN-WARD » à l’Agora de la danse puis au Centre de création O Vertigo. « Cette coproduction avec O Vertigo nous a aidé à fortifier le projet », déclare-t-elle. Grâce au soutien du directeur du CCOV, Paul Caskey, et du commissaire, Andrew Tay, la chorégraphe reçoit un accompagnement technique et financier pour la création de sa nouvelle pièce. « C’est une agglomération d’idées qu’on mettait sur scène pour la première fois », explique-t-elle.

    Tout au long du spectacle, Alexandra « Spicey » Landé s’est appliquée à maintenir une certaine continuité esthétique. « À l’intérieur de mon langage chorégraphique, il y a plusieurs choses que je travaille : le bounce, par exemple. Ce que j’ai essayé de garder du début à la fin, c’est l’étirement des membres et l’ouverture du corps », affirme-t-elle. Ce faisant, la chorégraphe a amené les interprètes à se dépasser, leur demandant notamment d’adopter des positions pas toujours très confortables. « Ça les fait un peu ressembler à des aliens », s’amuse-t-elle. Outre le mouvement, c’est sur l’énergie qu’Alexandra « Spicey » Landé s’est concentrée. Une caractéristique qu’on peut qualifier de signature.

    « IN WARD ». Photo : Ebnflōh.

    « Alexandra « Spicey » Landé ». Photo : Ebnflōh.

    À l’avenir, Alexandra « Spicey » Landé aimerait poursuivre la création de projets portés par sa compagnie Ebnflōh. Fondée en 2015, le mandat de la compagnie est de faire entrer les danses urbaines comme le hip hop dans la catégorie des danses contemporaines. « Je souhaite premièrement professionnaliser ce type de danse dans le contexte de la scène ; et je souhaite deuxièmement amener une expérience autre pour les interprètes et les spectateurs », explique-t-elle. Ce qui importe avant tout à la chorégraphe, c’est de détacher le hip hop de l’aspect divertissant qui lui est généralement associé pour lui redonner toute sa dimension revendicatrice.

    En ce qui concerne « IN-WARD », Alexandra « Spicey » Landé travaillera à la diffusion de la pièce, au Québec, mais peut-être aussi à l’étranger. Pendant l’été 2019, elle montera également une nouvelle pièce, « IN-BEAUTY », dans le cadre du festival Jouer dehors organisé par Parcours Danse. « C’est un spectacle chorégraphique de quatre filles autour d’un banc. C’est véritablement une performance d’extérieur », commente la chorégraphe. À la fin de l’année 2019, elle souhaite commencer la recherche pour scénariser et réaliser un film de danse pour lequel elle a reçu un financement du Conseil des arts du Canada. Pour cela, elle compte s’associer à la compagnie Mouvement Perpétuel, spécialiste du genre.

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