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    Louis Dufort prépare un concert en trois parties pour ULTRASONS

    3 janvier 2018, 07h30
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    Pour la plus récente édition de la série ULTRASONS, présentée par la Faculté de musique de l’Université de Montréal, l’événement se décline en deux volets : les concerts du 9 et 10 janvier réunissent les compositeurs issus des classes de différents professeurs du département universitaire sous le thème de la relève électronique alors que le 11 janvier, le compositeur Louis Dufort viendra proposer ses créations en trois parties, une oeuvre acousmatique, une autre de musique visuelle et une dernière interprétée en direct. L’artiste qui enseigne également au Conservatoire de musique de Montréal explicite ses intentions créatives.

    Louis Dufort prépare un concert en trois parties pour ULTRASONS Louis Dufort.Photo: Courtoisie

    Plus précisément, l’oeuvre acousmatique que Louis Dufort imagine pour sa carte blanche de quarante minutes est profondément inspirée par une résidence artistique effectuée à Banff l’été dernier ainsi que par une thèse de doctorat qu’il a terminée il y a quelques années. « Je suis extrêmement attiré par la nature », admet-il. Il s’intéresse plus particulièrement à son organisation et à sa complexité en tant que système dynamique.

    L’artiste opère à partir de sons captés dans la forêt, par exemple des morceaux de bois qui dévalent une pente, des roches qui entrent en collision avec des grains de sable ou des craquements de branches d’arbres. Il juxtapose ces bruits à des sons de synthèse pour produire une musique nerveuse, articulée et foisonnante.

    « La notion de temps réel et la transparence acquise de l’outillage numérique me permettent d’être dans un flux continu par rapport à ce que j’appelle la boucle d’action perception. Comme je travaille à partir de prises de sons que je fais dans la nature ou des sons de synthèse, je me retrouve à créer des environnements dans lesquels je participe activement », explique le compositeur. À partir de ce moment, l’oeuvre se met à s’auto-organiser et les rencontres qui se produisent de ces activités dictent les paramètres opérationnels qui vont éventuellement être dans la pièce.

    « C’est vraiment un processus qui a influencé ma manière de travailler et à réfléchir ce qui fait que mes musiques désormais ne sont pas sémantiquement très fortes. Ce sont des musiques très matérielles dans le sens où elles sont très neutres comme quand je vais marcher en forêt. Elle n’est ni heureuse ni malheureuse, mais elle est juste belle dans sa complexité et dans son architecture », précise Louis Dufort.

    À ses yeux, la composition musicale permet d’arriver à ce même niveau de sensation. Plutôt que de développer des affects, il penche pour une certaine pureté abstraite où le plaisir de l’écoute surgit dans l’exposition de cette structure. En effet, par des saillances, l’auditeur va créer des liens et comprendre le modus operandi de l’oeuvre et c’est précisément comment il va apprécier le morceau, promet le musicien.

    Dans le cas de la deuxième pièce qui consistera en de la musique visuelle, Louis Dufort déploie les mêmes idées esthétiques à travers l’image composée de formes dotées de certaines données qui deviennent animées grâce au son. Il crée ainsi des environnements physiques et des objets qui peuvent entrer en contact l’un avec l’autre. Il travaille aussi énormément les textures, particulièrement avec des macros photos qu’il récupère de ses clichés dans la forêt. Il s’en sert comme une sorte de carte formelle et les changements de couleur provoquent un déplacement du polygone. « Ça devient comme une texture 3D avec du vrai relief, mais il y a un côté très réaliste puisque ça provient d’une photo. Ça calque un peu ce que l’on retrouve dans la nature », indique le compositeur.

    Enfin, pour le troisième morceau, Louis Dufort explorera la performance en direct, quelque chose qu’il n’a pratiqué que depuis un certain temps. Grand amateur de musique électronique, il veut intégrer le courant musical postmoderne Vaporwave initié par Oneohtrix Point Never, l’auteur de la trame sonore du long métrage « Good Time », à sa proposition. Il estime que cette musique se situe au carrefour d’un son électronique plus expérimental et d’influences plus underground. « C’est une musique qui n’est pas rythmée comme du techno, mais qui a des réminiscences électroniques de par les hauteurs qui sont utilisées et le petit côté années 80 dans le son, décrit-il. Mon set live s’inscrit dans cette nouvelle tendance, cette nouvelle niche esthétique qui est apparue il y a cinq ou six ans. C’est une famille esthétique assez complexe. »

    Pour plus d’info sur le concert, voir l’Événement Facebook.

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