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    [PODCAST] Guillaume Saindon invite le public dans l’intimité et la mélancolie de « Cabine/Traces »

    30 mai 2022, 10h10
         |      Article rédigé par Arnaud Perron-Bouchard.

    Au fils des années et des innovations technologiques, certains objets désuets sont délaissés et remplacés par d’autres plus performants. C’est notamment le cas des cabines téléphoniques, qui ont été laissées pour compte avec l’arrivée des téléphones cellulaires. L’artiste multidisciplinaire Guillaume Saindon s’intéresse aux histoires et aux personnes qu’elles ont vu passer dans son oeuvre « Cabine/Traces ». Le Lien MULTIMÉDIA est allé à sa rencontre lors du Forum Avantage numérique 2022.

    [PODCAST] Guillaume Saindon invite le public dans l’intimité et la mélancolie de « Cabine/Traces » Guillaume Saindon.Photo: Guillaume Saindon

    Originaire de Rimouski et ayant grandi à Ottawa, Guillaume Saindon est entré dans le domaine artistique en tant que comédien après avoir gradué du secondaire. Il a joué dans plusieurs émissions jeunesse diffusées sur TFO et Radio-Canada, dont « Motel Monstre » et « Toi et Moi ». Par la suite, il a entamé un baccalauréat en théâtre à l’Université d’Ottawa. Il a commencé à s’intéresser à la réalisation de film et à la mise en scène au théâtre. Voulant se distinguer de ses collègues et voir d’autres manières de créer, Guillaume Saindon a décidé de faire une maîtrise en digital narratives à l’Internationale Filmschule Köln, à Cologne en Allemagne. Il y a étudié l’intégration des technologies numériques en arts vivants. Ensuite, il a été invité à intégrer la maîtrise en pratiques théâtrales – mise en scène à l’Université d’Ottawa afin d’élaborer son processus créatif. Depuis ce temps, il réalise des oeuvres interactives et immersives qui stimulent tous les sens du public.

    L’inspiration de « Cabine/Traces » vient du Mojave phone booth. Il s’agit d’une cabine téléphonique installée dans les années 1950 dans le désert des Mojaves au Nevada pour un projet minier qui ne s’est finalement jamais réalisé. Elle est située à vingt kilomètres de toute civilisation. La cabine a été oubliée pendant plusieurs décennies jusqu’à ce qu’un randonneur la redécouvre par hasard en 1990. Il décide de l’appeler tous les jours pendant deux ans et écrit un article sur le sujet qui sera repris par le New-York Times. Elle devient donc un attrait touristique inusité. La venue de nombreux touristiques avait un effet négatif sur la faune et la flore du désert et la cabine a finalement été retirée en 2000.

    En se basant sur la cabine téléphonique du désert des Mojaves, Guillaume Saindon s’est intéressé au legs que nous laissons derrière en tant que société, mais aussi en tant qu’individu. Il a érigé une cabine sur la Place de la Citoyenneté et de la Coopération, à Rouyn-Noranda. Un à la fois, les visiteurs étaient appelés à y entrer et à décrocher le téléphone. Des messages relatant la vie et les souvenirs de différentes personnes peuvent être entendus. Le visiteur peut sélectionner les messages qui l’interpellent le plus.

    « Le lieu de la cabine est très intéressant historiquement. C’est un endroit où l’on peut être très intime, mais qui est également extrêmement public, car tout le monde peut nous voir à travers les vitres. C’est aussi un lieu d’anonymat. La cabine est très riche en contenus. On en a fait un dépositoire de souvenirs. Si les cabines restaient, les sociétés futures pourraient se demander à quoi servaient ces objets », explique Guillaume Saindon.

    Les messages entendus dans « Cabine/Traces » ont été écrits et enregistrés par l’artiste et son équipe. Ils sont basés sur des histoires vécues, des anecdotes et sur des réflexions sur les traces et l’héritage. Les messages peuvent susciter différentes émotions chez chaque visiteur. Ils peuvent évoquer des peines, des blessures, des souvenirs heureux comme tristes. « Il y a certainement une part de mélancolie. La cabine peut rappeler l’attente d’un futur qui ne s’accomplira pas », ajoute l’artiste. L’oeuvre est toujours en développement. L’objectif est que les messages entendus dans la cabine soient ceux des visiteurs afin qu’ils laissent, eux aussi, une trace.

    Chaque personne qui entre dans « Cabine/Traces » a une histoire, des souvenirs et un rapport à cet objet propre à elle. Les visiteurs interagissent donc tous de manière différente avec celle-ci. Les jeunes générations n’ont souvent jamais utilisé de téléphones publics et cela peut mener à des moments déstabilisants. « La première fois qu’on l’a présentée, un jeune de 16 ans entre dans la cabine et décroche le téléphone. Il écoute le message et entend le son de la ligne coupée. Il ne sait pas que lorsqu’on entend ce son, il faut raccrocher. Sur un téléphone intelligent, on n’entend pas ce genre de son lorsque la personne au bout de la ligne raccroche. Il est donc resté là pendant cinq minutes avant de nous dire qu’il ne savait pas ce que ce son signifiait », raconte Guillaume Saindon.

    « Cabine/Traces » est présentée gratuitement au OFFTA du 27 mai au 4 juin prochain à la Place de la Paix du Quartier des spectacles à Montréal. Guillaume Saindon travaille actuellement sur un site Web interactif documentaire qui relate l’histoire d’une jeune Américaine de 14 ans qui a contacté le dictateur du Panama via des lettres dans les années 1980. Les deux ont développé une correspondance durant plusieurs mois. Le site Web devrait être ouvert au public au cours de l’année 2022.

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