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    [PODCAST] « Cancionero de Palacios », un cadeau introspectif de Jérôme Minière

    28 juillet 2020, 22h50
         |      Article rédigé par Marie-Hélène Brousseau.

    Au début de l’année 2020, en faisant du ménage sur ses disques durs, Jérôme Minière retombe sur l’inédit « Cancionero de Palacios » : un projet instrumental de 2016, comptant à l’origine six pièces, des réinterprétations libres de morceaux non signés, créés aux 15e et 16e siècles à la cour d’Espagne. Quelques mois plus tard, en plein confinement, le chanteur décide d’offrir gratuitement ce matériel sur Bandcamp et Soundcloud. Voyant l’engouement qu’il suscite, le musicien décide de distribuer tout récemment ce cadeau sur les autres plateformes. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec l’artiste de la genèse ce projet ambiant aux sonorités post-rock qui, sans imposer d’état spécifique, suggère en douceur l’introspection.

    [PODCAST] « Cancionero de Palacios », un cadeau introspectif de Jérôme Minière Jérôme Minière.Photo: Le Petit Russe

    Dans les années 2010, en plus de faire de la chanson, Jérôme Minière a beaucoup travaillé en théâtre, notamment pour les bandes sonores de spectacles d’UBU, compagnie co-dirigée par Denis Marleau et Stéphanie Jasmin. Appelé à faire des choses qu’il n’aurait pas osé faire hors de ce contexte, comme triturer une pièce de Schubert ou reprendre du Kurt Weill, le musicien, lié avant tout à la pop électronique, a ainsi été appelé à oser la revisite d’oeuvres classiques. « La découverte que j’ai faite, c’est qu’on peut trouver l’équivalent de partitions écrites (que je n’arrive pas bien à lire) — pour des oeuvres de Schubert ou de Brahms par exemple — en fichiers midi, donc lisibles par des machines. Ç’a été la porte d’entrée pour moi dans ce monde-là. Même si cette partition n’est pas du tout interprétée, ça me permet de m’en inspirer, de la modifier, d’en faire ce que je veux. »

    En 2016, entre deux projets, Jérôme Minière cherche à explorer le thème de l’anonymat et de l’invisibilité, dans un contexte de surexposition sur les réseaux sociaux et de surabondance d’informations au quotidien. Au cours de ses recherche, il tombe donc sur le « Cancionero de Palacio » (titre à l’origine au singulier, le "s" sera ajouté par le compositeur dans sa nouvelle version), ce recueil de chansons espagnoles, la plupart anonymes, et imagine un pont sur un même thème, du 15e au 21e siècle, s’éloignant ce faisant pas mal des pièces de départ, la plupart chantées, pour en faire des réinventions instrumentales. « Comme musicien et auteur, ça fait des années que je fais ça et j’avais toujours cette idée d’aller vers des choses nouvelles. Et là, avec le théâtre et peut-être du fait que je vieillissais, j’avais envie de faire un devoir de mémoire, en me disant que créer quelque chose de nouveau, ça pouvait être fait aussi en se tournant vers le passé. » L’illustration du projet, dessiné au crayon par le musicien, représente d’ailleurs le ludisme et l’anachronisme du projet : un petit personnage sorti tout droit de la Renaissance y joue des synthétiseurs.

    Enregistré en 2016, « Cancionero de Palacios » a reposé dans les tiroirs numériques pour plusieurs raisons : d’abord, cette année-là l’aventure du « Tartuffe » au TNM allait s’avérer très prenante pour le compositeur. Aussi, ce dernier en était à ses derniers mois de contrat avec l’étiquette La Tribu et s’apprêtait à entrer dans le monde de l’auto-production. Enfin, comme le matériel détonnait de tout ce que Jérôme Minière avait réalisé auparavant, il fallait donner du temps pour voir où et comment le discret « Cancionero » trouverait sa place. Quatre ans plus tard, spécialement avec le confinement, le projet a pris tout son sens. « Ça prenait d’autant plus de valeur avec le confinement parce qu’on a tous dû à un moment appuyer sur pause et cette musique suggère une pause justement. Sans être nostalgique, ce n’est pas forcément dans le passé, c’est très contemporain, mais c’est un peu en même temps comme une méditation. (...) En 2016, je trouvais que le défaut du projet, c’est que ça n’imposait rien. Aujourd’hui, je trouve en fait que c’est sa qualité ! »

    Si l’arrêt forcé n’a pas été pour Jérôme Minière une période très faste côté création, tout en mesurant l’ampleur de la catastrophe qui a frappé, le chanteur retire somme toute une part positive de cette suspension dans le temps. Celui qui a réintégré son studio, il y a environ un mois (l’immeuble s’avérait inaccessible dans la foulée de la fermeture des lieux publics), prévoit travailler au cours des prochains mois sur une collaboration instrumentale avec le compositeur/violoniste Guido del Fabbro. Il souhaite aussi, si tout va bien, faire paraître soit un titre ou, au mieux, un mini-album, quelque part cet automne. Quant à l’écriture, Jérôme Minière souhaiterait bien y revenir tôt ou tard, pour donner suite à « L’Enfance de l’art », un premier roman paru en 2014.

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