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    En visant un urbanisme zéro-carbone, Ursula Eicker de l’Université Concordia construit la ville du futur

    11 mars 2020, 08h12
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    La ville zéro-carbone est-elle une utopie ou une réalité ? C’est pour faire de ce concept une réalité que l’équipe menée par Ursula Eicker développe des outils et des stratégies au sein de la Chaire d’excellence en recherche du Canada pour les villes de la prochaine génération. Bâtiments, transports, industries... Tout est passé en revue, du point de vue technologique comme philosophique, afin de déterminer les changements à apporter pour viser une ville zéro-carbone. Entrevue avec Ursula Eicker, directrice de la Chaire d’excellence en recherche du Canada pour les villes de la prochaine génération à l’Université Concordia, pour en savoir davantage sur sa conception de l’urbanisme du futur en préambule à sa participation à MTL Connecte : La Semaine numérique.

    En visant un urbanisme zéro-carbone, Ursula Eicker de l’Université Concordia construit la ville du futur Ursula Eicker (Université Concordia).Photo: Marc Bourcier

    Professeure à l’Université Concordia, Ursula Eicker est récemment devenue la directrice de la nouvelle Chaire d’excellence en recherche du Canada pour les villes de la prochaine génération. « J’utilise généralement le titre plus compact de Recherche pour les villes de la prochaine génération », déclare-t-elle. Dans le cadre de cette chaire de recherche, la professeure mène depuis 2019 un programme d’une durée de 7 ans financé par le Gouvernement du Canada à hauteur de 10 millions $. Ce programme mobilise une équipe multidisciplinaire composée de cinq postes de professeurs en génie du bâtiment et électrique, en biodiversité, en philosophie et en design.

    Ursula Eicker développe des outils et des stratégies pour accompagner les transformations urbaines. Son but ? Une ville sans carbone. Les technologies numériques jouent un rôle important pour atteindre ce but. « Les villes de la prochaine génération sont des villes sans carbone. Dans le contexte du changement climatique, l’idée est de faire en sorte que les émissions de carbone soient réduites à néant », explique-t-elle. Les villes comptent en effet parmi les principaux émetteurs de CO2. Réduire leurs émissions de carbone reviendrait à mettre un frein aux émissions en général. Ursula Eicker étudie pour ce faire les bâtiments, les transports et les industries afin d’optimiser les gains d’énergie.

    L’utilisation des données numériques générées par les citadins est un élément clé dans l’optimisation de la gestion des villes. En contrôlant les feux tricolores grâce à des capteurs, il est ainsi possible de fluidifier le trafic, donc de réduire la congestion urbaine grandement responsable des émissions de carbone. « La connexion à Internet s’amplifiera de plus en plus, notamment avec l’arrivée prochaine de la 5G, ce qui permettra d’en apprendre davantage sur le comportement des gens », confirme Ursula Eicker. L’idée n’est ainsi pas de créer un État policier, ce que certains semblent redouter, mais bien de favoriser une plus grande adaptabilité de la ville à ses usagers.

    Les villes de la prochaine génération impliquent aussi une réflexion sur la manière dont l’être humain souhaite vivre dans le futur. « Quelle biodiversité souhaitons-nous ? Est-il possible de rendre la ville plus agréable ? Est-il possible de diminuer les inégalités ? », questionne Ursula Eicker. L’enjeu pour la professeure est de créer une société plus juste où les individus sont moins isolés, mieux intégrés, moins partagés, mieux assimilés. « Nous devons regarder les choses d’un point de vue social pour encourager l’inclusion. Nous souhaitons à tout prix limiter la gentrification. Nous regardons la ville d’un point de vue global et nous avons besoin pour cela de la collaboration de toutes les disciplines », résume-t-elle.

    C’est donc notamment pour répondre à ces enjeux que l’équipe d’Ursula Eicker est multidisciplinaire. Le professeur de philosophie associé à sa Chaire de recherche a ainsi à charge de penser théoriquement les valeurs que l’humain souhaite mettre en pratique dans ses projets d’urbanisme à venir. En tenant compte de la manière dont les individus absorbent le sentiment de honte, il est ainsi possible pour les urbanistes de mettre en place des stratégies pour inciter les citoyens à jeter leurs déchets à la poubelle plutôt qu’à terre. « Le philosophe de notre équipe étudie ces mécanismes pour ensuite déterminer les changements à prendre en compte pour une ville plus propre », commente Ursula Eicker.

    Lors des deux conférences qu’elle donnera à MTL Connecte : La Semaine numérique, qui se tiendra à Montréal du 19 au 24 mai 2020, Ursula Eicker abordera tour à tour les réductions de carbone et l’optimisation des bâtiments de la ville du futur. Elle s’appuiera sur l’ensemble de son expérience de chercheuse, étant donné qu’elle a publié 7 livres, écrit 77 articles évalués par les pairs et produit 317 documents de conférence. La professeure insistera de fait sur sa philosophie des villes de la prochaine génération, les changements à instaurer pour y parvenir et l’importance du rôle des données numériques dans cette perspective.

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