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    Theodora Lau (Unconventional Ventures) veut se servir de la fintech pour faire le bien

    8 février 2020, 07h35
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Influenceuse, fondatrice de Unconventional Ventures, spécialiste de la fintech, conférencière, Theodora Lau sera de passage à Montréal dans le cadre de MTL connecte : La Semaine numérique de Montréal. Le Lien MULTIMÉDIA l’a rencontrée virtuellement pour discuter de ses sujets de prédilections et plus particulièrement de l’importance de la diversité tant dans le secteur technologique que dans le monde de la finance.

    Theodora Lau (Unconventional Ventures) veut se servir de la fintech pour faire le bien Theodora Lau.Photo: Courtoisie

    Pendant les 15 premières années de sa carrière, Theodora Lau s’est intéressée aux façons de faire se rencontrer les systèmes et les exigences des consommateurs, mais surtout quel type de levier mettre en place entre la technologie et les données pour offrir aux consommateurs ce dont ils ont besoin. Lorsqu’elle a fondé une famille, la jeune femme a pris du recul et a voulu s’investir dans quelque chose qui aurait un vrai impact dans la vie des gens. Elle s’est retrouvée à la tête des opérations pour une start-up à New York et a rencontré des gens qui travaillaient dans le domaine des organismes à but non lucratif.

    De retour à Washington D.C., Theodora Lau a commencé à s’intéresser aux changements venant avec l’âge. « Comme vous le savez, aucun d’entre nous ne rajeunit, confie-t-elle. Les personnes qui vieillissent ont d’importants besoins en matière de services financiers. Depuis 1900 nous avons gagné 30 ans en longévité. Je me suis intéressée à la façon dont nous gérons notre argent, dont nous pensons à notre retraite. Il faut réimaginer notre approche à l’argent. » Lorsqu’on a commencé à parler de fintech à travers le monde, il y a 5 ou 6 ans, plusieurs start-ups commençaient à développer des produits très intéressants, Theodora Lau s’est demandé comment ces développements pouvaient mieux servir les besoins des gens avançant en âge.

    Mais comment la fintech va-t-elle transformer la façon dont nous faisons de la finance ? L’idée de la technologie financière existe depuis très longtemps, mais ce n’est que depuis une dizaine d’années, avec l’arrivée des téléphones intelligents, que les possibilités se sont multipliées. « Je peux sortir de chez moi sans mon portefeuille, mais jamais sans mon téléphone, s’amuse la spécialiste. Ce petit ordinateur que nous apportons partout avec nous a tout changé, et surtout la façon dont nous pensons. Nous voulons les choses quand nous les voulons, peu importe où nous nous trouvons. Aujourd’hui, tout est à la demande. »

    Elle donne en exemple les voyageurs qui se retrouvent dans un hôtel et dont le premier réflexe quand ils ont faim n’est plus d’appeler le service à la chambre, mais d’utiliser DoorDash ou toute autre application de livraison en restauration. Quand la fintech aura gagné une certaine reconnaissance, il faudra repenser la façon dont nous voyons l’argent et notre relation aux services financiers. Theodora Lau donne en exemple l’application de micro-investissement et de robo-investissement ainsi que de services de cartes de débit Acorns, une des premières sur le marché et qu’elle apprécie grandement. « Aujourd’hui, il existe toutes sortes de façons de payer, dit-elle. On peut même payer maintenant et acheter plus tard. »

    Theodora Lau donne en exemple l’Asie du Sud-Est et la Chine, où on peut payer avec un sourire, grâce à la biométrie, qui devient de plus en plus populaire, alors qu’en Amérique du Nord, on fait encore des paiements par chèque. Toujours en Chine, le commerce électronique prend de plus en plus d’ampleur, particulièrement pendant des moments comme les Single Days, qui dépassent largement les vendredis noirs ou cyberlundis en Amérique du Nord. Au lendemain du Singles Days du 11 novembre 2019, Alibaba a enregistré des ventes de 38 milliards $US.

    Évidemment, tout cela soulève des questions de vie privée. « C’est tellement commode, reconnaît-elle. Nous n’aimons pas la friction, lorsqu’on enlève la friction, cela pose des questions sur le montant d’information que nous donnons aux fournisseurs de service. Et cela pose aussi la question de la prochaine génération : les jeunes s’habituent à payer avec leur montre intelligente avec un simple geste. Quand j’étais jeune, je devais ouvrir mon portefeuille pour payer, puis regarder ce qui me restait pour voir si je pouvais me payer autre chose. » Qu’adviendra-t-il de l’éducation financière dans un tel contexte ? Comment les jeunes vont-ils développer des habiletés pour gérer leur argent ?

    En lançant Unconventional Ventures en novembre 2017, Theodora Lau visait à soutenir le développement d’un écosystème pour améliorer les opérations bancaires et mieux répondre aux besoins non satisfaits des consommateurs, y compris les personnes âgées et les femmes, mais aussi connecter les fondateurs de start-ups avec les bailleurs de fonds, avec un accent particulier sur les entrepreneurs sous-représentés. « Au coeur de Unconventional Ventures réside l’idée que tout le monde devrait avoir la chance d’essayer et d’avoir du succès, peu importe le genre, l’âge ou le milieu socio-économique, précise la fondatrice. Nous croyons que tout le monde devrait avoir l’occasion d’essayer. Mais l’écosystème n’est pas conçu pour ces gens-là. »

    Unconventional Ventures travaille avec des VC à travers le monde pour les intéresser à investir auprès de fondateurs issus de minorités ou qui s’intéressent à la durabilité. Chaque semaine, elle propose des balados donnant la parole à des parties prenantes et des fondateurs pour voir comment ils font les choses, particulièrement en Asie, pas seulement la Chine et l’Inde, mais aussi les populations islamiques. Le balado lève le voile sur la technologie financière pour les personnes vieillissantes. Il donne aussi la parole aux femmes, non pas en abordant les questions d’équité, mais des sujets comme l’intelligence artificielle ou les paiements mobiles. Le balado a fait d’elle une influenceuse, ce qui amuse la principale intéressée : « Je ne pense pas me définir comme une influenceuse alors que je ne peux pas influencer mes enfants. »

    Lors de sa présentation à MTL Connecte, Theodora Lau parlera des leviers à mettre en place entre la technologie et la finance, comment ceux-ci peuvent apporter davantage de bien à la société. Elle croit que la technologie peut faire du bien, donnant en exemple l’intelligence artificielle.

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