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    Ars Electronica allie l’art et la science pour faire avancer la société

    5 décembre 2021, 07h25
         |      Article rédigé par Arnaud Perron-Bouchard.

    Ars Electronica est un important festival d’art technologique qui se tient à Linz, en Autriche. Actif depuis plus de 40 ans, l’événement a évolué en même temps que la technologie et a toujours encouragé l’innovation en faveur des changements sociaux. Le Lien MULTIMÉDIA s’est entretenu avec Christl Baur, qui est à la tête de ce festival et a pris part à une conférence dans le cadre de MTL connecte 2021, en octobre dernier.

    Ars Electronica allie l’art et la science pour faire avancer la société Christl Baur.Photo: Robert Bauernhansl

    Christl Baur a toujours été passionnée par l’art. Elle avait également un fort intérêt pour la médecine, discipline qu’elle a d’ailleurs étudiée. Elle a travaillé dans des galeries d’art et avec plusieurs festivals, mais la formule artistique traditionnelle ne lui plaisait pas. Au cours d’un été, Christl Baur a travaillé pour Ars Electronica en tant que chargée de projet pour une exposition. « J’ai senti que c’était un emploi que j’aimerais poursuivre parce que cela rejoignait mon intérêt et mon expérience dans le domaine artistique, non comme une artiste mais plutôt du côté organisationnel. Nous faisons beaucoup de projets qui impliquent de l’art biologique donc cela s’accordait bien avec mes intérêts pour les sciences naturelles, la biologie et la médecine. Je suis arrivée chez Ars Electronica et je ne suis jamais repartie », raconte Christl Baur.

    « Chez Ars Electronica, notre mission a toujours été de regarder la société à travers l’art. Depuis 1979, nous travaillons avec des artistes en utilisant la technologie pour construire une meilleure société. Ce principal objectif n’a jamais changé. Cette vision se manifeste à travers tous nos champs d’activités. Nous regardons la technologie d’un oeil critique. Nous croyons que la perception et les idées des artistes nous aident à comprendre les points positifs et négatifs du système dans lequel nous vivons. Ils nous permettent de les regarder d’un différent point de vue. »

    Christl Baur a une perspective bien particulière de la science et des arts. Les scientifiques et les chercheurs se spécialisent sur un problème et le creusent profondément pour bien le comprendre. Il est nécessaire pour eux de se spécialiser afin de réussir leurs objectifs précis. En se concentrant sur un aspect spécifique d’un problème, ils peuvent oublier les effets que le problème peut avoir sur certains groupes de la société ou espèces vivantes. « Les artistes peuvent travailler en collaboration avec les scientifiques pour comprendre leurs recherches et ensuite penser aux conséquences qu’une solution peut avoir sur une population précise. Les artistes peuvent donc observer un problème d’une manière non-conventionnelle. Pour nous, chez Ars Electronica, c’est extrêmement important de trouver de nouvelles façons d’exister et de travailler. Donc, à chaque 10 ans, nous essayons de nous réinventer complètement. Après le festival, nous avons créé le Prix Ars Electronica, qui récompense l’art médiatique. Aujourd’hui, il est un des plus importants prix à l’échelle mondiale. Ensuite, le Futurelab est né. Il s’agit d’un espace de recherche et de développement. Des artistes, des développeurs et des scientifiques travaillent ensemble sur des projets alliant art et science. Le Centre Ars Electronica, situé à Linz, se spécialise en éducation. Ce n’est ni une galerie d’art, ni un musée scientifique. C’est un endroit qui requiert une réelle participation du public. Le dernier élément qui été ajouté à l’écosystème d’Ars Electronica se nomme Solutions. Nous développons des solutions créatives et individuelles pour des produits et services interactifs. Cela nous permet d’avoir du revenu afin de réinvestir dans l’art », explique Christl Baur.

    Comme tout le monde durant la pandémie, Ars Electronica a dû s’adapter à cette nouvelle réalité et trouver des manières de partager l’art et avoir un effet positif sur les communautés, tout en ayant la santé et la sécurité de ses festivaliers comme priorité. « En 2019, pour notre 40e anniversaire, c’était la plus importante édition de notre histoire. Nous avons eu plus de 100 000 visiteurs en cinq jours à Linz. Nous travaillons avec beaucoup de partenaires, comme des institutions scientifiques, artistiques et éducationnelles à travers le monde entier. En 2020, lorsque la pandémie a éclaté, ces partenaires avec qui nous avons bâti des relations solides se demandaient ce qu’il allait se passer avec le festival. C’était une motivation de trouver une manière de les engager dans notre solution à ce problème. Nous avons opté pour une approche décentralisée. Nous avons demandé à ces institutions de s’investir dans leur communauté. Notre solution a été de former des Ars Electronica Gardens. L’idée du jardin est venu car c’est quelque chose qu’il faut entretenir et garder vivant. Les institutions produisaient des installations interactives et éducatives selon leur champ de compétences et certains contenus étaient disponibles sur le site Web d’Ars Electronica. Donc, les partenaires se concentraient sur le développement de ces initiatives locales et elles pouvaient toucher un auditoire international via la retransmission sur le site Web », conclut Christl Baur.

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