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    « Tom na Fazenda (Tom à la ferme) » à L’Usine C : un appel à la résistance

    5 mars 2020, 07h49
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    La célèbre pièce « Tom à la ferme » de Michel-Marc Bouchard est présentée à nouveau en portugais par l’équipe brésilienne du metteur en scène Rodrigo Portella, après un vif succès en juin 2018 au Festival TransAmériques. Créée en 2011, « Tom à la ferme » avait également fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Xiavier Dolan en 2013. La reprise (sous-titrée en français et en anglais), à L’Usine C du 3 au 12 mars 2020, revêt d’autant plus de sens qu’il sévirait au Brésil une censure envers la communauté LGBT+ notamment.

    « Tom na Fazenda (Tom à la ferme) » à L’Usine C : un appel à la résistance «Tom na Fazenda (Tom à la ferme)».Photo: Roberto Peixoto

    Photo : Roberto Peixoto

    Photo : Guto Garrote

    Photo : Roberto Peixoto

    En outre, un très grand nombre d’homosexuel(le)s y seraient encore assassiné(e)s actuellement, « une personne à chaque 16 heures », apprend-on dans le programme, un des pires pays au monde.

    Dans un décor minimal plat et immense, une comédienne et un comédien dispersent nonchalamment sur une grande toile au sol quelques sacs de terre poussièreuse, d’un ocre rougeâtre, et plusieurs seaux, certains contenant de l’eau, avant même que la pièce ne commence, pendant que le public arrive et s’installe. Au loin, on entend jouer une cumbia. Après avoir clairsemé les seaux et répandu une partie de l’eau, les deux acteurs, mère et fils, « accueillent » le personnage de Tom, un jeune homme qui vient visiter la famille à l’occasion des funérailles de son amant, récemment décédé. Mais, il devra se confronter à la manipulation et à la violence du fils, qui cherche à cacher la véritable nature de son frère à sa mère ainsi qu’aux villageois des alentours.

    Sobrement et efficacement éclairé, le grand espace scénique deviendra la ferme ou le sinistre bout d’un champs, là où on laisse pourrir les animaux morts. Ailleurs, un rectangle de lumière blanche fera office de tombeau, quelques faisceaux latéraux ou obliques viendront également suggérer différents moments de la journée. Sur cette scène salissante de boue et de poussière couleur de sang se joueront divers jeux de pouvoirs, tantôt sensuels et homo-érotiques, tantôt sadiques et violents. À travers ces tangos physiques et psychologiques, la vérité tentera de faire surface, non sans heurts ni éclaboussements.

    À la fin du spectacle, le comédien Armando Babaioff a pris la parole en français, rappelant les malheureuses et toujours d’actualité résonances de « Tom na Fazenda » au Brésil. Il a plaidoyé fort émotivement de la situation inquiétante dans son pays, en appelant à l’engagement des artistes et à la résistance de par le monde.

    La représentation du jeudi 5 mars sera suivie d’une discussion avec le public, tandis que le samedi 7 mars le Café de l’Usine C propose en formule 5 à 7 une rencontre sous le thème « Identité, oppression sociale et homophobie » avec entre autre avec l’auteur Michel-Marc Bouchard.

    « Tom à la ferme » s’est déjà vue traduite en 14 langues et connaît à ce jour près d’une trentaine de productions au Québec et à l’étranger.


    Rodrigo Portella et Michel Marc Bouchard

    Rodrigo Portella est un artiste brésilien réputé et prolifique qui a signé la mise en scène de près de vingt pièces et qui en a écrit une quinzaine. Il est le fondateur de la compagnie Cia Corteio créée en 2009 et directeur général du festival Off Rio – Multifestival de Teatro de Três Rios. Ses spectacles tournent dans tout le Brésil ainsi qu’à l’international.

    Notamment auteur des « Feluettes » et des « Muses Orphelines », Michel Marc Bouchard est l’une des voix les plus importantes de la dramaturgie québécoise. Il a produit plus de 25 textes et reçu de nombreux prix. Créée en 2011, « Tom à la ferme » a été adaptée au cinéma par Xavier Dolan en 2013 ; déjà traduite en neuf langues, la pièce a connu à ce jour 15 productions ici et à l’étranger.

    Équipe de création et de production

    • Texte : Michel Marc Bouchard
    • Traduction : Armando Babaioff
    • Mise en scène : Rodrigo Portella
    • Interprétation : Armando Babaioff, Soraya Ravenle, Gustavo Vaz, Camila Nhary
    • Scénographie : Aurora dos Campos
    • Conception lumières : Tomás Ribas
    • Costumes : Bruno Perlatto
    • Conception musique : Marcello H Guitares et guitares acoustiques Jr Tostoi, Marcello H
    • Entraînement physique : Lu Brites
    • Chorégraphie : Toni Rodrigues
    • Programmation vidéo : Bruno Dante
    • Régie et réseaux sociaux : Egídio La Pasta
    • Coiffure : Ezequiel Blanc
    • Assistance à la scénographie : Manu Libman
    • Assistance aux costumes : Luísa Marques
    • Direction de production : Sérgio Saboya, Silvio Batistela
    • Production exécutive : Milena Monteiro
    • Production : Galharufa Produções
    • Idéation : ABGV Produções Artísticas
    • Présentation : Usine C, avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec

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