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    Marie Chouinard explore les extensions du corps avec « bODY_rEMIX / les_vARIATIONS_gOLDBERG »

    30 janvier 2020, 07h24
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    De retour à Danse Danse avec deux oeuvres, la compagnie Marie Chouinard présentait en premier lieu, les 28 et 29 janvier 2020, une de ses pièces-phares, « bODY_rEMIX/les vARIATIONS_gOLDBERG », quinze ans après sa première au Festival international de danse contemporaine de la Biennale de Venise en 2005. À peine retouché, le ballet en deux actes comprenant 13 danseurs, prend vie tantôt sur une musique de Bach, des extraits habilement remixés d’une entrevue de Glenn Gould, ou encore les « variations sur les variations » du compositeur Louis Dufort, un partenaire en création depuis plus de vingt ans.

    Marie Chouinard explore les extensions du corps avec « bODY_rEMIX / les_vARIATIONS_gOLDBERG » Carol Prieur et Chi Long («bODY_rEMIX...»).Photo: Sylvie-Ann Paré

    Carol Prieur dans « bODY_rEMIX... ». Photo : Sylvie-Ann Paré

    Kirsten Andersen, Carla Maruca dans « bODY_rEMIX... ». Photo : Sylvie-Ann Paré

    Marie Chouinard sonde ici plus que jamais divers prolongements artificiels du corps humain, orthèses, tubes, béquilles, marchettes, harnais. Voici comment elle en parlait après la représentation du 29 janvier : « Chez les animaux, il y a des cornes, des queues, des ailes... La plupart des animaux usent d’extensions corporelles au moment du rut ou des danses de copulation par exemple. Et pour moi, même quelqu’un qui porte une béquille, c’est dans le but de créer des extensions, les rendre visibles. D’ailleurs les pointes, c’en est une également, pour aller jusqu’au bout. Et pas juste les humains font cela évidemment, les animaux sont "flyés" en ce sens ; les hormones prennent le dessus et ça transforme leur corps, ça leur provoque même des déséquilibres corporels et leurs danses deviennent cahoteuses, bizarres. » Interrogée sur le thème du handicap dans la chorégraphie, elle s’en défend jalousement : « Je n’ai pas traité du tout d’handicap. Dès le départ dans ma tête, j’ai pensé aux extensions du corps. Mais, l’extension créant une nouvelle architecture du corps, elle représente à la fois une contrainte et une possibilité d’aller explorer autre chose. »

    S’ajoutant aux interventions électroniques de Louis Dufort, plusieurs voix des interprètes se mêlent à la danse. Ces partitions vocales, chants ou borborygmes, se sont développées conjointement entre les danseurs et la chorégraphe en studio, puis sont interprétées en direct sur Bach ou les versions remixées. Marie Chouinard souligne un lien entre les « Variations Goldberg » et son oeuvre : « Il s’agit de quelque chose que je demande depuis longtemps à mes danseurs, sonoriser leur danse. Et Gould le fait aussi dans son enregistrement de Bach ; il s’exprime devant son micro, on l’entend sentir la musique, tripper. Je trouvais qu’on partageait une certaine parenté à cet égard, comme connectés. Moi, par la danse, en rajoutant des sons, lui, avec son interprétation et sa respiration, etc. En amenant autant d’interventions sonores de la part des danseurs, leur souffle de façon audible, c’est comme si on amène l’art encore plus dans la matérialité de l’expérience. Ce qui se trouve en dedans est modulé, vient dans l’espace et nous touche vraiment. »

    Pratiquement acrobates par moment, sur des barres horizontales ou suspendus à des câbles, les danseurs poussent en outre admirablement bien les limites de la danse contemporaine, avec précision et sensibilité.

    Après « bODY_rEMIX/les vARIATIONS_gOLDBERG », la compagnie propose un deuxième spectacle à Montréal au Théâtre Maisonneuve, « Radicale vitalité, solos et duos », du 30 janvier au 1er février 2020, avant Toronto et une tournée en Europe par la suite.

    Marie Chouinard

    Marie Chouinard, danseuse et chorégraphe, est présidente fondatrice des Prix de la Danse de Montréal, et directrice de la danse à la Biennale de Venise. En 1990, la soliste fonde la Compagnie Marie Chouinard qui jouit depuis d’une réputation mondiale. Auteure, artiste visuelle, scénographe et réalisatrice, Marie Chouinard a également à son actif installations, performances, films, photographies, dessins, poèmes, récits et une application.

    Véritable ambassadrice culturelle du Québec, Marie Chouinard est récipiendaire de plusieurs prix et distinctions soulignant sa contribution au monde des arts, dont le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, le Prix du Gouverneur général du Canada, le Prix Positano et un Bessie Award ; elle est officière de l’Ordre du Canada, chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres de France et compagne de l’Ordre national des arts et des lettres du Québec. 

    Marie Chouinard par Sylvie-Ann Paré

    Compagnie Marie Chouinard

    Si la Compagnie Marie Chouinard jouit aujourd’hui d’une réputation mondiale, son histoire remonte à 1978 alors que Marie Chouinard présentait sa première création, « Cristallisation ». Suivra une trentaine de solos présentés sur la scène internationale, dont « Marie Chien Noir » (1982), « S.T.A.B. (Space, Time and Beyond) » (1986) et « L’Après-midi d’un faune » (1987). Dès 1990, la Compagnie Marie Chouinard présente ses spectacles à travers le monde et coproduit ses oeuvres avec des partenaires de renom.

    Le répertoire de la Compagnie est vaste et la plupart des œuvres qui le composent tournent continuellement dans le monde : « Prélude à l’après-midi d’un faune », « Les 24 Préludes de Chopin », « Le Cri du monde », « Étude no 1 », « bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG », « Henri Michaux : Mouvements », « Soft virtuosity, still humid, on the edge » et « Jérôme Bosch : Le jardin des délices ». Dansé depuis près de 25 ans, son « Sacre du printemps » est devenu un classique de l’histoire de la danse contemporaine.

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