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    Le spectacle « Boylesque – All Inclusive » propose au Café Cléopâtre une masculinité positive

    4 novembre 2022, 00h10
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Les artistes néo-burlesques Bobby Ananass et Bunny Valentin présentent, pour une soirée seulement, le vendredi 4 novembre au Café Cléopatre à Montréal « Boylesque – All Inclusive ». De façon ludique et coquine, le spectacle offre une exploration inédite de la masculinité. Pour l’occasion, les divers performeurs et performeuses s’entourent d’une formation musicale en direct, les Why Nuts, dans laquelle chante Bobby Ananass d’ailleurs. Le Lien MULTIMÉDIA a rencontré les organisateurs de l’événement.

    Le spectacle « Boylesque – All Inclusive » propose au Café Cléopâtre une masculinité positive Sébastien Benes (Bunny Valentin).Photo: Affiche de « Boylesque – All Inclusive » (portion)

    À guichet fermé, la première édition de Boylesque s’est déroulée en mai 2018, également au Café Cléopatre. Puis, la pandémie a imposé une pause, mais le public en redemandait. Au départ, l’intention de « Boylesque » était de mettre en scène de l’effeuillage masculin, comme l’indique le nom de l’événement, une niche du néo-burlesque qui serait née aux États-Unis dans les années 1930 à Las Vegas, en marge de la culture principale du divertissement.

    En plus d’un numéro en duo avec Bunny Valentin (Sébastien Benes) et de chanter, Bobby Ananass (Adam Provencher) anime la soirée dans son personnage de drag queen à barbe. Il décrit la prémisse du cabaret d’un soir : « Le masculin peut appartenir à tout le monde. L’objectif est de détoxiquer le masculin toxique, de permettre à tout le monde, universellement, de se réapproprier le concept du masculin. » Son acolyte Bunny Valentin avait également le goût d’explorer autour du « boy qui s’effeuille », dans un milieu, le burlesque en général, qui est majoritairement féminin, faut-il le rappeler. « On n’est pas dans la fermeture d’une boîte, on ne tient pas à ce que ce soit des corps cis d’hommes qui se déshabillent. C’est plutôt comment on réfléchit au masculin positif, en tant que société », renchérit Bobby Ananass.

    Bunny Valentin précise qu’on assistera notamment à la prestation de Nanah Postel, avec son personnage de Pierrot Comté, une première expérience en tant que drag king pour l’habituée des soirées burlesques montréalaises. Du côté du gender bending, Grant Canyon explorera l’univers mixte masculin-féminin. « On voulait se pencher sur le concept de la masculinité et qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui. Avec ce spectacle sans prétention, on est là pour divertir et avoir du plaisir, précise-t-il, pour célébrer le masculin positif, toute la poésie du masculin, en offrant la possibilité à toute personne, peu importe son genre, son origine, de s’approprier le masculin puis d’en faire quelque chose, un numéro burlesque. Donc on joue vraiment avec les codes, puis ça reste de l’effeuillage dans une ambiance festive et dans un endroit qui nous est cher, au Cléo ».

    Les comparses s’enthousiasment particulièrement de se retrouver dans l’institution que représente le Café Cléopâtre. Avec le Monument national, il s’agit du seul édifice ayant survécu, sur ce tronçon du boulevard Saint-Laurent, aux réaménagements des alentours les dernières années. « C’est un peu magique de s’inscrire dans cette histoire-là de Montréal, souligne Bobby Ananass. Le lieu a plus de 100 ans et malgré tous les enjeux techniques qu’il peut y avoir, ça vient nous connecter à nos racines du Montréal des cabarets, dans une sorte de tradition ».

    Lors de la première édition, il aura d’ailleurs fallu que les organisateurs apportent leur propre système de son, confient-ils en riant. « Le défaut du Cléopâtre, c’est aussi sa qualité, donc d’être capable de se rassembler dans un vrai hub de cabaret, qui est très accessible, sans jugement, et qui permet au public de vivre la vraie expérience montréalaise [de ce type de spectacle]. Il y a beaucoup de cabarets montréalais qui sont faussement "prohibition", en tant que concept, mais t’as quand même le vrai service et les équipements techniques qui sont au goût du jour. Ici, t’arrives et c’est une vraie salle, un peu glauque, du nightlife de Montréal, au-dessus d’un bar de danseuses, avec les posters très "cul" dans l’escalier. C’est quelque chose d’unique », rajoute-t-il.

    À travers la nudité et la demie nudité, Bunny Valentin indique que ce ne sont pas toutes les salles de spectacle qui accueillent ce matériel, et ce, même si cette communauté d’artistes est de moins en moins marginalisée. Au Cléopâtre, ils se sentent à la maison. Depuis une dizaine d’années, le performeur conduit son combat d’assumer qui il est sur scène avec l’effeuillage. « J’avais le goût de parler du masculin. On y manie l’humour, la magie, le quick changing, plein de choses que j’aime beaucoup. Et le band dans lequel Bobby chante [Les Why Nuts] a tout de suite été heureux d’embarquer dans le projet. À la premier édition, on n’avait pas de performance avec eux. Ils interprétaient des pièces au début, au milieu et à la fin du show. Mais là, on a voulu pousser plus loin la collaboration. Donc en deuxième partie, 4 numéros du spectacle s’accompagnent du band live, quelque chose qu’on n’avait jamais fait, une nouvelle aventure ! »

    Après quelques répétitions avec les Why Nuts, « Boylesque – All Inclusive » laisse tout de même une place à l’improvisation, particulièrement dans cette deuxième partie de spectacle. La formation musicale comprend six musiciens (guitare, basse, batterie, claviers), plus deux voix qui touchent également aux percussions.

    Partenaires de l’événement, les boutiques Sexy & Cie ont partiellement soutenu financièrement l’entreprise, et ont favorisé sa visibilité sur leurs réseaux. « Il s’agit d’une belle rencontre. On est entré en contact facilement, approchés par eux d’ailleurs. On a défini le partenariat en fonction de nos besoins respectifs, puis ils font tirer des billets pour le show, dans leurs boutiques partout au Québec. Donc là, il y a des gens de Drummondville, de Trois-Rivières qui sont attendus. Avec eux, on a réussi à connecter avec d’autres endroits au Québec que Montréal. Ça donne l’idée d’amener ce spectacle, ou le concept de ce spectacle, à l’extérieur de l’ile. Je pense qu’on détient quelque chose de très actuel et d’important à traiter. Sous la tutelle de l’humour et du divertissement, on est capables de permettre aux gens de se positionner sur un sujet qui est quand même assez lourd ces temps-ci (la masculinité toxique), mais de le considérer de manière positive », souligne Bobby Ananass.

    Sébastien Benes (Bunny Valentin) a fait le Conservatoire en art dramatique à Grenoble et a étudié avec le CCNG (Centre chorégraphique national de Grenoble) en danse contemporaine. Comédien et danseur pendant de nombreuses années en Europe, particulièrement avec le groupe Émile Dubois au CCNG, il travaille également avec le Chapiteau théâtre, une compagnie de Chambéry, en Savoie. Depuis 2010, le Français vit au Québec et découvre, un peu par hasard, le burlesque à Montréal. Il commence à créer ses propres numéros autour de 2012. Depuis, il monte rarement sur scène en tant que comédien. « Avec le cabaret, j’ai la possibilité de m’exprimer, c’est tellement vaste... On dirait que pour moi l’effeuillage, c’est vraiment un prétexte, un code que j’utilise à partir duquel je vais pouvoir aller chercher tellement de choses différentes, explorer plein d’avenues à partir de là. J’ai toujours gardé une pratique et une recherche en danse contemporaine, ça fait toujours partie de mon quotidien, comme le dernier spectacle qu’on a donné avec Bobby notamment, en partenariat avec Tangente (voir notre article), dans lequel on était jumelés avec des chorégraphes contemporains ».

    Également horticulteur au parc Jean-Drapeau, l’artiste a débuté avec Adam Provencher une résidence de création en août dernier à l’UQAM. Ils préparent un spectacle hybride qui comprendra de la danse contemporaine, du texte (théâtral), de la manipulation de marionnettes et de la manipulation d’objets. Le projet se nomme « Angèle » pour le moment, un titre qui reste provisoire.

    Toujours en formation en chant avec le professeur Bruno Fortier, Adam Provencher participera de son côté, le 27 novembre au Ministère, au spectacle « Un novembre « show » ! » tout en chanson.

    Enfin, deux artistes participant à « Boylesque – All Inclusive », Baron von Styck et Lulu les belles mirettes, produiront en mai 2023 la prochaine édition du festival Bagel Burlesque Expo (à l’Astral) à Montréal, un grand événement qui rassemble chaque année des artistes d’Amérique du Nord et d’un peu partout.

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