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    Le MAC à la Place Ville-Marie présente l’artiste Mika Rottenberg

    18 mai 2022, 00h03

    Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) inaugurera l’exposition « Mika Rottenberg » ce samedi 21 mai. Il s’agit de la première exposition solo de l’artiste au Québec.

    Le MAC à la Place Ville-Marie présente l’artiste Mika Rottenberg Mika Rottenberg. Avec l'aimable permission de l'artiste et Hauser & Wirth..Photo: Dario Lasagni

    L’installation immersive, conçue par la commissaire Lesley Johnstone en étroite collaboration avec l’artiste, réunit plusieurs oeuvres parmi les plus connues de l’artiste, dont trois installations vidéographiques, « NoNoseKnows » (2015), « Cosmic Generator » (2017) et « Spaghetti Blockchain » (2019), qui constituent le noyau central autour duquel gravitent des objets sculpturaux insolites qui leur font écho. Inspirée des écrits de Marx qu’elle réinterprète, Mika Rottenberg crée un «  surréalisme social  » porté par des images qui semblent échapper à toute logique narrative et qui part du principe que la réalité est plus absurde que sa représentation. L’exposition sera présentée au MAC du 21 mai au 10 octobre 2022.

    À travers ses installations vidéographiques Mika Rottenberg présente une allégorie de la capitalisation croissante de la vie humaine en exhibant les interactions entre le corps féminin et les mécanismes de production. Tantôt transporté vers des contrées lointaines ou encore plongé dans les entrailles de la terre, le visiteur découvre dans les vidéos de Rottenberg toute l’absurdité d’une société capitaliste, caractérisée par une production, une distribution et une consommation de biens effrénée. C’est en maniant à la fois séduction, humour et subversion que l’artiste opère un savant mélange entre réalité et fiction. Ses personnages plus grands que nature, qui habitent des espaces à la fois réels et imaginaires, lui permettent d’appliquer sa lentille colorée, empreinte de scepticisme, aux réalités économiques et géopolitiques dépeintes dans ses œuvres.

    Le MAC continue de progresser dans sa volonté affichée de rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre. Après la promulgation d’un tarif unique à 10 $ au MAC à Place Ville Marie, accompagnée de la gratuité pour les jeunes de moins de 18 ans et les groupes scolaires et communautaires, les oeuvres vidéo exposées seront disponibles avec sous-titres descriptifs et vidéo descriptions sur le site du MAC (www.macm.org/mika-rottenberg).

    Ceci a été rendu possible grâce au soutien du ministère de la Culture et des communications du Québec et à la collaboration du MCA de Chicago.

    « NoNoseKnows »

    Filmée dans la province de Zhejiang en Chine, l’installation vidéographique « NoNoseKnows » montre deux chaînes de production de perles d’eau douce où le travail s’accomplit dans des conditions déplorables et où une femme à la stature impressionnante (l’actrice Bunny Glamazon) joue le rôle d’une superviseuse occidentale de l’usine. L’œuvre offre une allégorie subversive des pratiques du travail, telle que manifestée de façon spectaculaire par le personnage de Glamazon qui, à chaque éternuement, produit un plat de pâtes.

    « Cosmic Generator »

    Dans « Cosmic Generator », Mika Rottenberg propose une analogie ironique entre l’enjeu migratoire et la circulation à grande échelle des marchandises, montrant l’illogisme de notre société qui favorise et facilite l’entrée de pacotilles dans les pays, mais restreint celle des êtres humains. L’oeuvre met en relation un système de tunnels entre les villes de Mexicali au Mexique, Calexico en Californie et un marché d’articles en plastique situé à Yiwu, en Chine, où l’on découvre des employées de boutique qui, mortes d’ennui, s’écroulent sous leur surplus de babioles étincelantes.

    « Spaghetti Blockchain »

    L’oeuvre s’amorce avec la mise en scène d’une chanteuse de gorge de la région de Touva dans la prairie sibérienne. À mesure que se déroule le film, le son grave de sa voix dans le vaste paysage naturel est jumelé à une imagerie extrêmement technique accompagnée d’un vrombissement électronique produit par le Grand collisionneur de hadrons (un accélérateur de particules), que Rottenberg a pu filmer lors de sa résidence au CERN, près de Genève. S’ensuivent diverses scènes étranges et hautes en couleur qui évoquent la satisfaction des vidéos RASM (réponse autonome sensorielle méridienne) : une main qui coupe une gelée et la fait fondre, une qui pétrit vigoureusement une pâte verdâtre et une autre qui s’amuse bruyamment avec des perles colorées.

    Dès l’automne 2022, le MAC présentera « Remote », le premier long métrage de l’artiste coproduit avec le MAC. Le film expérimental, conçu et réalisé lors de la pandémie, est le fruit d’une collaboration entre Mika Rottenberg et Mahyad Tousi. En 2027, cinq femmes confinées dans leur pays respectif découvrent qu’elles sont connectées à travers de mystérieux portails dans leurs maisons, déclenchés par une émission de télévision sud-coréenne consacrée au toilettage de chien. Œuvrant avec des activistes, des designers et des programmeurs, l’artiste réinvente les notions de valeur, de travail et de communauté dans un proche avenir postpandémique.

    L’exposition « Mika Rottenberg » a été développée en partenariat avec le Museum of Contemporary Art de Toronto, où elle a été présentée en 2020.

    « Les trois installations vidéographiques de Mika Rottenberg vous feront vivre une expérience visuelle et sauront à coup sûr vous faire voyager dans l’univers post moderne de l’artiste, sous le joug de son surréalisme social teinté d’humour », commente John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

    « Dans mes oeuvres, j’ai tenté d’explorer notre relation au matérialisme par la manipulation de l’espace, tout en brouillant les cartes pour que les faits se fondent à la fiction », confie Mika Rottenberg, artiste.

    « Les œuvres de Mika Rottenberg nous font voyager vers les régions éloignées et dans les entrailles de la Terre. Ils nous surprennent et nous émerveillent, mais ils nous font aussi réfléchir sur l’état du monde. Nous sommes ravis de pouvoir les présenter aux visiteurs du MAC », indique Lesley Johnstone, commissaire de l’exposition Mika Rottenberg.

    Conversation à trois

    Dans le cadre de l’exposition « Mika Rottenberg », le Musée présente une conversation entre Mika Rottenberg et l’artiste et conteur Mahyad Tousi. Modérée par la commissaire de l’exposition Lesley Johnstone, l’activité se tiendra au Centre canadien d’architecture le jeudi 19 mai, à 18 h.

    L’entrée est gratuite. Les réservations ne sont pas nécessaires. L’accès à l’événement se fera sur la base du 1er arrivé 1er servi.

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