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    Un métavers pour le festival musical Phoque Off

    18 mai 2022, 00h30
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    Fondateur du festival Le Phoque Off, qui se déroule dans la ville de Québec chaque mois de février depuis huit éditions, Patrick Labbé a été contraint, durant la pandémie, comme bon nombre de ses collègues dans le secteur culturel, de se réinventer. C’est ce qui l’a amené, son équipe et lui, vers le métavers. Durant le Forum Avantage numérique, il a conclu une journée de conférences en tentant de vulgariser et d’exemplifier, par son propre événement, en quoi consiste cet univers qui prend de plus en plus de place dans les discussions sur les nouvelles technologies.

    Un métavers pour le festival musical Phoque Off Patrick Labbé.Photo: Frédéric Bouchard

    « Le métavers c’est un monde virtuel immersif qui est persistant et qui permet la virtualisation des activités humaines, sociales, culturelles et commerciales », définit le fondateur de DOZE Management en empruntant les mots de l’Office québécois de la langue française. Pour Le Phoque Off, un festival de musique, une vitrine pour la découverte d’artistes et une conférence musicale offrant de nombreuses occasions de réseautage, l’objectif d’explorer le métavers est d’humaniser les rencontres, de maintenir la spontanéité des concerts ainsi que de pouvoir interagir de façon aléatoire et immersive, ce qu’une plateforme plus traditionnelle comme YouTube ou Facebook ne permet pas.

    Il existe plusieurs manières de créer ou d’activer un métavers. Principalement, il sert à socialiser, travailler, jouer, se divertir et commercialiser. « Dans ces expériences, tout passe toujours par un avatar. Il va y en avoir en réalité virtuelle, avec le casque, et en immersion totale ou avec un environnement 3D, ce que nous avons fait. Puis, avec la réalité augmentée, ça s’en vient », observe le conférencier.

    Le Phoque Off a opté pour l’environnement 3D dans sa transposition d’un événement grand public puisqu’il souhaitait rejoindre non pas les technos geeks, mais bien le maximum de gens qui allaient comprendre ce qui se déroule. Patrick Labbé admet qu’il peut être déstabilisant de pénétrer dans un métavers pour la toute première fois. Il est important de s’y intéresser maintenant avant que ce monde virtuel devienne la norme. Et le directeur artistique et fondateur de Folivara Records insiste, le métavers n’est pas revendiqué comme un monde imaginaire, et il permet bel et bien d’interagir avec le réel.

    Quels sont dans ce cas les défis d’une transposition d’un festival de musique dans cet espace virtuel ? « Il faut réussir à redonner la vibe d’un festival dans une dimension numérique. Ça prend plus d’équipes en parallèle et en simultané, avec des expertises qui n’existent pas vraiment ou qui sont très rares. On connaît le résultat, mais on ne sait pas nécessairement comment s’y rendre. Ce n’est pas tout le monde qui peut surmonter l’anxiété du vide. L’un des plus gros défis était de convaincre les gens d’avancer, même s’ils ne savaient pas s’il y avait une marche devant eux », raconte le fondateur du Phoque Off.

    Cela signifie nécessairement des enjeux par rapport au recrutement, poursuit-il. L’expertise est rare, voire absente, d’autant plus que le contexte de pénurie de main-d’oeuvre ne facilite pas les choses. Les coûts sont également très élevés, jusqu’aux artistes envers qui il faut se montrer plus persuasif. Il ne faut pas négliger non plus la question légale très complexe. « Les licences n’existent pas. Réussir à verbaliser ce que l’on fait, dans quel contexte de loi ça peut s’appliquer et comment construire le contrat avec l’ayant droit pour être capable de payer les bonnes instances, juste ça, c’est un travail d’un an qui doit être fait en un mois », rapporte Patrick Labbé.

    Du côté des utilisateurs, outre la familiarisation avec les outils et l’univers qui sont à prendre en considération, le sujet de la monétisation se pose dans l’élaboration d’un tel événement. En effet, le public sur le Web ne veut, règle générale, jamais payer. Il faut toujours être prêt à combattre cette réalité. Puis, il y a une modération à mettre en place dans le métavers afin de combattre les agressions au sein de la plateforme. À ce sujet, Le Phoque Off a intégré des caméras, des individus surveillant les comportements des usagers et des salles silencieuses pour ceux et celles qui souhaitent émettre du bruit en regardant le spectacle. Des numéros de téléphone et des courriels étaient également mis à la disposition pour les personnes aux prises avec des perturbateurs.

    Au terme de cette expérience, le directeur artistique a constaté un essoufflement du virtuel lors de la tenue du festival en février 2022. Plus les jours filent au cours de la semaine, plus les gens délaissent l’événement. En revanche, le métavers permet d’accueillir des participants et des invités internationaux, en plus d’attirer autant les adeptes de technologies que le public à l’extérieur des grands centres urbains.

    « Il ne faut pas travailler les shows de la même façon. Il faut les faire plus courts, plus visés. Les gens ressortent avec plus de fun, note Patrick Labbé. C’est un nouveau média. Oui, le métavers peut servir à créer des événements culturels, mais est-ce que ça doit s’appeler un festival ? Je ne crois pas. Jamais ça ne va remplacer le réel. Par contre, ça peut être très utile. Il faut le bâtir en parallèle, mais jamais le voir comme un substitut. »

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