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    Espace Libre offrira « Qui veut la peau d’Antigone ? » dès le 7 septembre

    25 août 2021, 00h05

    Si La Sentinelle a choisi de revisiter cette oeuvre, c’est parce qu’elle permet de jouer les oppositions brûlantes qui traversent notre époque : l’affirmation de soi qui exclut les autres et l’idéalisme contre le réalisme. Ses protagonistes, inébranlables dans leurs certitudes à détenir chacun la vérité, suivent sans s’en rendre compte les chemins qui les mènent à la tragédie.

    Espace Libre offrira « Qui veut la peau d’Antigone ? » dès le 7 septembre «Qui veut la peau d'Antigone ?».Photo: Jérémie Battaglia

    Résumé : Explorer les dimensions du personnage mythique d’Antigone pour soutenir les valeurs de la démocratie, voilà le pari que s’est donné La Sentinelle, seule compagnie de théâtre professionnelle francophone entièrement dirigée par des Afro-descendant.e.s. Pour y parvenir, Tatiana Zinga Botao, Lyndz Dantiste et Philippe Racine revisiteront le mythe par le biais de textes qui, au fil des siècles, ont abordé l’histoire de cette femme luttant afin de donner une sépulture à son frère mort au combat pour reprendre Thèbes. Puisant entre autres dans Sophocle, Brecht et Anouilh, les trois interprètes et metteur.euse.s en scène aborderont le personnage sous l’angle de la militante qui révèle au grand jour les défis liés aux droits humains, à l’identité et au pouvoir.

    « Qui veut la peau d’Antigone ? » sera joué sous la forme d’un monologue durant trois semaines et à chaque semaine, un.e nouvel.le interprète montera sur scène pour donner à voir et à entendre sa version du mythe.

    Pourquoi trois versions d’une même tragédie ? Pour apporter un éclairage différent sur les schèmes de pensée des protagonistes et révéler la complexité à comprendre réellement l’autre ; pour déployer les dilemmes moraux et éthiques abordés dans l’œuvre : individu vs société ; féminin vs masculin ; blanc vs noir ; et pour expérimenter la forme théâtrale dans un langage scénique propre à cette compagnie émergente.

    « Qui veut la peau d’Antigone ? »

    • Mise en scène : Théâtre de La Sentinelle
    • Interprétation : Tatiana Zinga Botao, Philippe Racine et Lindz Dantiste
    • Dramaturgie : Philippe Racine
    • Collaboration : Olivia Palacci et Xavier Huard
    • Conception : Ange Blédja, Valérie Bourque, Philippe Racine et Sarah Judith Hinse Paré
    • Espace Libre mettra en place les mesures sanitaires prescrites par la Santé publique.

    Horaires

    • Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20h
    • Jeudi à 19h
    • Semaine 1 - Du 7 au 11 septembre : Tatiana Zinga Botao
    • Semaine 2 - Du 14 au 18 septembre : Philippe Racine
    • Semaine 3 - Du 21 au 25 septembre : Lyndz Dantiste

    Pour vivre l’expérience complète, Espace Libre a pensé à une formule prix/billets qui permettra aux spectateurs d’assister aux trois monologues, un par semaine, à un prix spécial.

    « Antigone est déjà morte et nous conte les événements qui ont mené à sa fin précoce, explique Tatiana Zinga Botao. Elle se dresse, seule, fière, fragile. Antigone l’insoumise. À la manière d’une conteuse africaine, un griot ; cette Antigone engendre et transforme les mots en images, leur donne forme, mouvement et charme. Un univers où la parole et la musique sont source de vie. Ici, règne le merveilleux et le symbolique : c’est le conte d’Antigone. »

    « Selon Anouilh, dans le drame, on se débat parce qu’on espère s’en sortir, partage Philippe Racine. Ultimement, Antigone veut sortir du drame, voilà toute sa tragédie, non ? Toujours selon lui, "Antigone était faite pour être morte." Mais sa mort, ce soir, la rend immortellement piégée à rejouer sa vie. Qu’elle serve d’avertissement à qui veut l’entendre : mort comme George Floyd, mort du Covid, mort-vivants comme certain.e.s le sont, nous devenons inhumains si nous leur refusons le droit à l’humanité. Je vous laisse méditer sur ces deux phrases d’Anouilh : "C’est drôle, c’est dans le souvenir que les choses prennent leur vraie place." et "Avec un peu d’imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir. " »

    « Nous avons un être qui incarne chaque personnage de la tragédie d’Antigone, souligne Lyndz Dantiste. Nous ne sommes ni dans le passé, ni dans le présent. Cette version  évoque un besoin criant de faire valoir le combat d’Antigone contre les injustices. Ce besoin vient du fait qu’aujourd’hui, en 2021, nous subissons encore ses injustices et que, peu importe l’époque, elles refont surface et il faut nous battre pour ne plus les subir. Il y a du français et du créole dans cette version. C’est un retour au source, une version dénudée d’artifice. »

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