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    [PODCAST] Anne-F Jacques à Mutek et ses installations sonores éphémères

    12 septembre 2020, 06h50
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Anne-F Jacques est une artiste sonore qui élabore des dispositifs d’objets trouvés comme la roche, des moteurs, des tuyaux, des algues en mouvement, dont elle amplifie et traite les sons. Elle présente à l’édition hybride de Mutek de 2020, début septembre, la performance « Quelque chose qui accroche ». La créatrice parle de la création de ses installations éphémères et d’autres projets imminents.

    [PODCAST] Anne-F Jacques à Mutek et ses installations sonores éphémères Anne-F Jacques .Photo: Courtoisie

    Anne-Françoise Jacques détient une formation au baccalauréat en électroacoustique, mais elle estime que ce qu’elle crée aujourd’hui est très loin de sa formation académique, il y a une quinzaine d’années. « On était à l’époque dans le "tout numérique", c’est-à-dire que la question des interfaces on dirait, s’est développée après, nous confie-t-elle en entrevue. À l’époque, l’idée était vraiment, soit le performeur absent, soit tout directement avec un laptop puis c’est tout. Donc on dirait que j’ai développé ensuite mon travail vraiment en contre-pied de cela, en se disant comment essayer d’avoir une approche beaucoup plus tactile, avec des choses réelles devant moi. J’ai dû un peu refaire ma formation je dirais, par moi-même. »

    Dans les dispositifs qu’elle assemble, on retrouve des éléments (sonores) de toutes sortes. Elle précise : « J’assemble des espèces de systèmes d’environnement, presque des créatures qui ont leur vie propre, leur activité propre, puis à travers ça, je vois quels sons ça produit et quels mouvements... » Elle travaille beaucoup à partir d’objets trouvés, même les appareils comme les moteurs et l’électronique, qui peuvent provenir d’un marché aux puces ou d’ailleurs. Indépendamment des articles, elle tente de mettre ces appareils en rapport. De là, la créatrice cherche des interactions intéressantes entre eux, selon leur rythme, leur manière de bouger, leur sonorité. Elle passe donc beaucoup de temps en expérimentations. À ce propos, elle signale : « L’expérimentation est infinie (rires). Toutes les semaines, j’essaye de nouvelles choses, ou je ré-essaye de vieilles choses d’une autre façon. Je suis toujours en processus (de développement) constant. C’est pourquoi je ne dis jamais qu’un spectacle est une première. Ça dépend de la façon de travailler des gens, mais pour moi un spectacle, une présentation, n’est jamais un aboutissement, ou complètement fini. C’est toujours au milieu de quelque chose, parce que l’expérimentation va continuer, quelque chose qui a déjà existé va réapparaître à un autre moment donné, mais sous une autre forme. »

    Il y a quatre ans, elle jouait au festival Tsonami au Chili, un festival qui la passionne, et qui l’aurait extrêmement stimulée. Elle poursuit : « Et là, avec la pandémie, et aussi le contexte politique au Chili depuis un an ou deux, ils ne peuvent pas faire leur festival en réel. C’est un collectif super actif qui a décidé de faire une radio. Tous les soirs il y a des shows live à la radio, beaucoup d’artistes latino-américains, mais certains internationaux. Pour moi, ç’a été une super expérience parce que je trouve que l’idée de développer la radio, la qualité sonore y est bonne, on laisse tomber la vidéo et toutes les complications techniques autour de ça. Je trouve que c’est assez pertinent comme réaction, face à la situation dans laquelle on est. » Il y a quatre ans, elle participait avec l’expérience « Le Placard », une programmation pour écouteurs seulement, une première fois en solo au festival Mutek. Auparavant, elle y avait également participé au sein du duo Minibloc (avec Nicolas Dion).

    Interrogée sur l’aspect visuel de ses performances, elle confirme l’inévitable : « L’aspect visuel est là, que je le veuille ou non. Mes assemblages sont des moteurs, des objets qui bougent, qui frottent, qui font d’autres choses, donc clairement il y a quelque chose à voir... Après, en installation, ce que je fais maintenant depuis assez longtemps, c’est d’avoir le même type de dispositif, mais de pouvoir les laisser aller. Donc je n’ai plus besoin moi, comme performeuse, d’aller agir avec, de les assembler. Ils peuvent faire leurs trucs, tout seul. Un peu comme des automates maladroits », suggère-t-elle à la blague, suggérant notamment la présence d’une part d’imprévisible. Anne-F Jacques trouve important de laisser à ses systèmes « une certaine fragilité et un certain niveau d’aléatoire qui fait que, même au niveau sonore, on sent une certaine répétition, c’est cyclique, mais c’est jamais exactement la même chose. Ça se modifie constamment. » Quant à de possibles captations ou projections en direct, elle pense qu’il y a déjà assez à voir sans que ce soit nécessaire au spectacle. Sur le plan des éclairages, l’artiste confie ne s’y être pas trop investie. Elle rajoute cependant : « J’ai commencé plus récemment à me poser ces questions-là, surtout que je joue souvent dans des contextes où il n’y a pas vraiment d’équipe technique, donc si moi j’y pense pas, il n’y a personne qui y pense. Parce que l’éclairage classique est souvent pour éclairer la personne qui performe, ce qui dans mon cas n’est pas super intéressant. Je trouve ça plus intéressant de voir ce qui se passe, les objets qui bougent. Moi, c’est sûr qu’on sent que je suis là, mais on n’a pas vraiment besoin de me voir. Sinon l’éclairage peut être très simple, mais essayer de travailler cela, ça fait une bonne différence. »

    La performance « Quelque chose qui accroche » est présentée en salle un soir seulement, à la 5e salle de la Place des Arts le mercredi 9 septembre dans le cadre de Play 2 à Mutek, puis une captation sera mise en ligne. La performance est une forme de mini-installation, où on observera plusieurs dispositifs sur scène, autonomes, que la musicienne viendra modifier et altérer ou simplement mettre en fonction, respectant un schéma de composition.

    Anne-F Jacques proposera également, en octobre, une installation à la Maison de la culture de Rivière-des-Prairies, qui était censée avoir lieu au printemps et qui a été reportée. Elle offrira aussi une performance en ligne en différé, pour la Casa Del Lago, le centre culturel de l’Université de la ville de Mexico, fin octobre. Ayant toujours accès à son atelier même depuis le début de la pandémie, l’artiste confie apprécier énormément la chance de pouvoir continuer à travailler.

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