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    Panache Jeux Numériques, un studio familial fièrement québécois

    27 septembre 2020, 07h35
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    Faire des jeux où le joueur se sent libre, développer une culture francophone, construire des propriétés intellectuelles québécoises, établir un réel équilibre travail-famille, etc. Autant de missions menées par le studio vidéoludique Panache Jeux Numériques à Montréal. Misant sur l’interaction et la pédagogie, les jeux du studio approchent la jouabilité de manière originale. Un exemple ? « Ancestors : The Humankind Odyssey », qui est sorti en août 2019. Entrevue avec Patrice Désilets et Jean-François Boivin, cofondateurs de Panache, pour une vue d’ensemble sur la vie du studio, son histoire, ses valeurs et ses créations.

    Panache Jeux Numériques, un studio familial fièrement québécois Patrice Désilets et Jean-François Boivin (Panache).Photo: Nicolas Cantin

    Après une dizaine d’années d’expérience dans des gros studios de jeux vidéo à Montréal — Ubisoft, pour n’en citer qu’un seul — Patrice Désilets et Jean-François Boivin décident en 2014 de fonder leur propre compagnie de création vidéoludique pour développer des propriétés intellectuelles spécifiquement québécoises. « Quand nous avons parti notre studio, nous étions conscients que le savoir-faire était au Québec. Il fallait maintenant le transformer en marque québécoise. Chez Panache, nous créons des marques à travers des jeux », commente Patrice Désilets. Parce que Panache distribue ses jeux de manière numérique, les cofondateurs ajoutent le terme « numérique » au nom du studio, ce qui donne au final Panache Jeux Numériques.

    Au sein de Panache, le travail de création se fait avant tout en français. Cela ne veut pas dire que la langue maternelle des employés doit être le français, mais que ceux-ci doivent parler la langue un minimum. Le studio emploie en effet des anglophones et des hispanophones, qui sont cependant capables d’échanger en français avec leurs collègues pour les besoins de la création des jeux vidéo. « Il est important pour nous d’avoir cette culture francophone à l’intérieur de la compagnie. Notre langue de travail est le français. C’est dans nos valeurs d’être fiers d’être Québécois », explique Jean-François Boivin.

    Les jeux développés par Panache ont pour ambition de repousser les limites du médium vidéoludique. Le jeu « Ancestors : The Humankind Odyssey » en est un bon exemple. « Pour moi, ce qui différencie le jeu vidéo des autres médiums, c’est l’aspect interactif. Dans ma carrière, c’est ce vers quoi je pousse le plus », explique Patrice Désilets. S’alignant avec cette vision de l’interactif comme critère central des jeux vidéo, « Ancestors : The Humankind Odyssey » pousse ainsi le potentiel interactif du joueur dans un univers 3D. « La manière dont le personnage se meut est différent ; la façon dont le joueur utilise la manette est différente. Nous voulons donner ce sentiment de liberté qui va devenir la signature des jeux de Panache dans le futur », complète Jean-François Boivin.

    Les sujets développés par Panache dans ses jeux sont aussi différents. Dans « Ancestors : The Humankind Odyssey », plutôt que de suivre un héros en particulier, le joueur suit l’histoire d’un clan d’hominidés. Les jeux développés par le studio se veulent donc moins individualistes que ceux communément créés. « Nous puisons dans la paléoanthropologie, et nous le faisons de la façon la plus sérieuse possible, tout en étant hollywoodien dans le traitement », commente Patrice Désilets. Pour faire revivre l’origine de l’humanité sur la planète, les cofondateurs de Panache ont adopté une ligne éditoriale laissant beaucoup de liberté au joueur. « Nous ne tenons pas les joueurs par la main », ajoute le cofondateur. C’est au joueur de faire ses propres découvertes et d’évoluer à sa façon, à son rythme.

    L’équipe de création de Panache regroupe une trentaine de personnes. « C’était une volonté de notre part, car nous avons fait partie de ces équipes monstres où tu ne connais pas la moitié de ton équipe », explique Patrice Désilets. L’ambiance de travail visée par Panache est ainsi plutôt familiale. Tous les employés se connaissent, et connaissent les familles respectives de chacun. « Depuis le début, pour Patrice et moi, c’était très important d’établir une très forte culture d’entreprise. La culture, ce n’est pas juste des mots, ça se traduit par des comportements quotidiens », confie Jean-François Boivin. Il s’agit ainsi de développer chez les employés de Panache une cohésion, une entraide, une bienveillance mutuelle.

    Pour construire cette culture d’entreprise, les cofondateurs se rendent disponibles pour leurs employés. D’abord, ils rencontrent individuellement chaque candidat potentiel pour un poste chez Panache. Ensuite, ils sont accessibles pour toutes requêtes de leur personnel. « Patrice n’est pas un grand sage sur la montagne. Il est possible de débattre avec lui », explique Jean-François Boivin. Enfin, les cofondateurs de Panache mettent un point d’honneur à bien traiter leurs employés. « Ce sont des employés, mais avant tout, Patrice et moi travaillons pour eux. Nous nous assurons qu’ils sont heureux et épanouis dans la compagnie », conclut le cofondateur de Panache.

    Les cofondateurs laissent aussi leurs employés être maîtres de leur temps : s’ils veulent s’absenter pour un rendez-vous médical en semaine, ils le peuvent, à condition que le travail soit là quand on l’attend. Cette relation de confiance entre employeur et employés est ce qui distingue le plus Panache des autres studios, selon les membres de l’équipe.

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