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    [PODCAST] La Ville de Los Angeles aime (et utilise) les données

    31 juillet 2020, 07h30
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Nommée directrice du numérique de la Ville de Los Angeles en mai 2020, Jeanne Holm possède une longue feuille de route dans le domaine du numérique et de la collecte des données. Elle prendra la parole lors de MTL connecte en octobre prochain pour discuter de durabilité internationale. Los Angeles, rappelle-t-elle, accueillera, en 2028, les Jeux olympiques, ce qui soulèvera des enjeux en matière d’intrastructures et de transport public. Nous avons discuté avec elle.

    [PODCAST] La Ville de Los Angeles aime (et utilise) les données Jeanne Holm.Photo: Courtoisie

    Jeanne Holm a commencé sa carrière à la NASA, d’abord comme auteure. À la fin de sa carrière de 32 ans à l’agence, elle occupe le poste d’architecte en chef des connaissances et responsable de la stratégie numérique. De 2010 à 2014, elle est évangéliste pour l’initiative Data.gov sous l’administration Obama. Après un peu plus de deux ans à titre de consultante en données ouvertes pour la Banque mondiale, elle rejoint l’équipe de la Ville de Los Angeles.

    En parallèle, Jeanne Holm enseigne à UCLA, particulièrement auprès d’étudiants non traditionnels, c’est-à-dire des jeunes que le parcours ne destinait pas à l’enseignement supérieur. « Nous travaillons avec eux sur des façons d’améliorer leurs quartiers, précise-t-elle. Nous faisons des projets de murales, des jardins pour les aînés ou encore du travail auprès de parents qui vivent des problèmes de garde d’enfant. J’aime combiner l’enseignement avec des étudiants de différents horizons. Nous voulions concevoir un programme éducatif orienté vers l’action. »

    Fille de Los Angeles, où elle est née et où elle a grandi, Jeanne Holm y a toujours habité, même lorsqu’elle travaillait à Washington, préférant faire des aller-retour. Elle appréciait particulièrement le travail du maire Eric Garcetti qui utilise les données pour ses priorités que sont le logement pour les plus démunis, la durabilité (il a lancé le programme Green New Deal en 2019), l’immigration, les infrastructures, la croissance économique et la sécurité des quartiers. « Pendant la pandémie de la COVID-19, la ville a beaucoup travaillé avec les données, note la directrice du numérique. À la fin de chaque journée, il donne un point de presse qu’il commence en parlant des données. Elles permettent de développer les meilleures pratiques, avec une approche humaniste, alliant le coeur et la tête. C’est en regardant les données que la Californie a pris la décision de se reconfiner. » L’équipe de Jeanne Holm observe quotidiennement l’évolution du coronavirus, auprès de quelles tranches d’âge, dans quels quartiers. Si on ne démêle pas ces informations, on ne comprendra pas ce qui se passe, estime la spécialiste des données. La Ville de Los Angeles travaille également avec le comté et l’état de la Californie pour regrouper toutes ces informations.

    La ville a participé à l’initiative Los Angeles Covid Computational Challenge, organisée par RMDS Lab, un défit de deux semaines visant à créer une solution innovante pour déterminer le risque d’exposition au COVID-19 dans et autour de la ville de Los Angeles auquel ont participé 400 personnes de quatre continents. « Par exemple, les gens pourraient savoir à l’avance, en mettant leur destination dans Google Maps, quel magasin enregistre un taux de contagion, illustre Jeanne Holm. Les données s’avèrent très importantes dans la gestion d’une ville, d’autant plus en période de pandémie. Elles nous permettent de livrer les services équitablement à travers la ville, pour nous assurer, entre autres, le nettoyage des rues en temps opportun, mais aussi pour le développement de la force de travail, la formation et les emplois. La légalisation du cannabis a demandé énormément de données, pour décider dans quels quartiers donner des permis d’exploitation et permettre aux entreprises d’aller de l’avant rapidement. »

    La ville utilise les données de façons diverses. Ainsi, elle a remporté une subvention de 2 millions $US de la NASA pour mieux coordonner les données des satellites et des capteurs au sol qui mesurent les particules atmosphériques. Grâce aux données de l’agence, qui mesure sur une échelle de 30 km, mais aussi à celles générées par les capteurs de la ville installées sur les lampadaires publics, les librairies, etc., mais aussi à des capteurs distribués aux citoyens, le projet « Predicting What We Breathe » donnera une vision plus claire de l’état des lieux et permettra de faire des analyses prédictives sur 10 heures et même 10 jours sur la qualité de l’air.

    « Les iniquités représentent un immense défi pour Los Angeles, rappelle Jeanne Holm. La ville compte 4 millions d’habitants, 400 000 entreprises et 26 000 miles de rues à gérer. Hollywood fait partie de la ville alors que Beverly Hills forme une enclave à part. Beaucoup de richesse émane de ces quartiers, mais aussi des entreprises technologiques comme Snapchat et des compagnies de jeux vidéo. Il en découle énormément d’argent, mais il n’est pas réparti de façon équitable. » Pendant la pandémie, Los Angeles a lancé la « Angelino Card », une carte de débit prépayée de 700 $, 1 100 $ et jusqu’à 1 500 $ pour les résidents les plus frappés par la crise. Environ 80 % de ces sommes sont dépensées pour la nourriture et 5 % pour les services publics. Le maire, plutôt avant-gardiste, réfléchit d’ailleurs à un revenu universel pour ses citoyens les plus pauvres.

    Alors que les manifestations faisaient rage à la mort de George Floyd, Eric Garcetti a créé le poste de « chief equity officer », que l’on pourrait traduire par directrice de l’équité, et nommé Brenda Shockley à cette nouvelle direction. « C’est une femme admirable qui a manifesté lors des émeutes de 1992 [affaire Rodney King] et en 1965 [émeutes raciales dans le quartier Watts], souligne Jeanne Holm. Il existe à Los Angeles des iniquités bien ancrées. Les plus riches trouvent des failles pour ne pas payer les impôts alors que les familles normales sont taxées à 30 %. Avant la COVID, depuis quatre ans, la ville s’est engagée vers l’équité. »

    Depuis quatre ans qu’elle travaille pour la Ville de Los Angeles, Jeanne Holm a vu plusieurs transformations importantes, dont la mise en place d’un média social à la grandeur de la ville. Los Angeles se rapproche de ses citoyens physiquement et virtuellement, ce qui s’est avéré une excellente chose lors de la pandémie. Ce sont 222 langues qui sont parlées dans la ville et la mairie en a choisi 17 pour échanger en ligne avec les habitants. Parmi ses tâches, Jeanne Holm est aussi responsable du service d’urgence 911, disponible en 140 langues ! « Il peut être difficile de rejoindre les gens, alors nous faisons de l’analyse de sentiments, ce qui est pratique lorsqu’on doit confiner et que la population respecte les mesures.

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