Le Lien MULTIMÉDIA comprend:

  • 50 numéros du bulletin-HTML
  • Mot de passe pour www.lienmultimedia.com
  • Quotidien par courriel
  • 12 numéros du magazine CONVERGENCE
  • 1 Guide de l’industrie::NUMÉRIQUE
  • 1 Guide de l’industrie::WEB
  • 1 Guide de l’industrie::MOBILE
  • 1 Guide de l’industrie::JEUX VIDÉO
  • 1 Guide de survie::START-UP

CONNEXION

  • Abonnement
  • Publicité
  • Contact
  • Guide industrie
  • Vidéos
  • Podcasts
  • magazine CONVERGENCE
  • Boutique
  • Numérique
  • Jeux Vidéo
  • Mobile
  • Animation
  • Informatique
  • Arts Médiatiques
  • E-Marketing
  • Ciné-Télé
  • Musique
  • Industrie
  • Réalité virtuelle
  • Intelligence artificielle
  • Startups
  • Artisans du numérique
  • Conseils d´experts
  • Collection numérique
  • COVID-19
  • RECEVEZ GRATUITEMENT
    LE BULLETIN QUOTIDIEN [voir un exemple]

    L’architecte belge Sebastian Moreno-Vacca promeut la permacité

    27 juin 2020, 07h25
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    La permacité : qu’est-ce que c’est ? La conférence que donnera Sebastian Moreno-Vacca lors de MTL connecte : La semaine numérique 2020 portera sur ce concept utilisé en architecture et en construction immobilière pour parler des bâtiments et quartiers passifs. Fervent défenseur d’un urbanisme durable, l’architecte de A2M présentera ainsi des projets concrets, pensés en accord avec le principe de permacité. Peu coûteux, faciles d’entretien, faits avec des ressources locales... Les bâtiments passifs sont accessibles à tous. Entrevue avec Sebastian Moreno-Vacca, architecte et cofondateur de A2M, pour découvrir son bureau d’architecture, ses projets de développement durable et sa philosophie « permacitive ». Une introduction à sa conférence pour MTL connecte : La Semaine du Numérique, en quelque sorte.

    L’architecte belge Sebastian Moreno-Vacca promeut la permacité Sebastian Moreno-Vacca (A2M).Photo: Courtoisie

    Cocréé il y a un peu plus de 20 ans en Belgique par Sebastian Moreno-Vacca, le bureau d’architecture A2M possède aujourd’hui trois implantations : une à Bruxelles, une à Lisbonne et une à New York. L’entreprise est spécialisée dans la création de bâtiments ne consommant pas d’énergie, voire même régénérant l’environnement. « Depuis 2003, nous ne faisons que des bâtiments passifs. Nous avons même fait une ambassade autosuffisante, c’est-à-dire complètement déconnectée », explique Sebastian Moreno-Vacca. Ayant d’abord fait leurs armes en architecture écologique avec des bâtiments isolés, les architectes de A2M travaillent désormais sur la création de quartiers entièrement verts. Les synergies entre les différents bâtiments d’un même quartier est en effet une clé de la gestion énergétique.

    Pour mettre au point leurs bâtiments et leurs quartiers passifs, les architectes de A2M se servent de programmes informatiques habituellement utilisés par les ingénieurs. « Nous avons intégrés ces programmes dans nos pratiques parce qu’ils vont très loin en simulation de comportement des bâtiments », confie Sebastian Moreno-Vacca. Grâce à ces simulations, le bureau d’architecture peut faire du design de paramètres, ce qui est tout à fait nouveau dans le milieu. Pour garantir que ses créations seront écologiques sur la longue durée, A2M n’a ainsi pas peur d’aller loin. « Nous faisons un effort énorme en simulation. Nous allons très loin, en travaillant par exemple sur les comportements du climat », explique l’architecte.

    L’équipe de A2M compte des architectes, mais aussi des ingénieurs. Certains sont aussi professeurs à l’Université Libre de Bruxelles. Les architectes partenaires de A2M donnent ainsi des classes de maître un peu partout autour du monde, notamment en Europe et en Amérique d Nord. La mission de A2M n’est en effet pas seulement de concevoir des bâtiments et quartiers passifs, mais aussi de communiquer autour de ces créations. Le bureau d’architecture souhaite prêcher la bonne parole en matière d’écologie. « Nous avons beaucoup travaillé avec le gouvernement de la région bruxelloise pour rendre le passif obligatoire. En Belgique, cela fait 5 ans que le passif est obligatoire », précise Sebastian Moreno-Vacca.

    Pour communiquer sur ses pratiques, en plus des classes de maître, A2M a fait appel au journalisme. Le bureau d’architecture a ainsi publié pendant 5 ans un magazine trimestriel en ligne : Bepassive. « Tout cela a été fait au bureau. Nous avons donc des graphistes et une journaliste. C’est encore en ligne : tout le monde peut le lire », explique Sébastian Moreno-Vacca. L’architecte s’implique également dans les programmes de formation continue, en collaboration avec le American Institute of Architects aux États-Unis et le Architectural Institute of British Columbia au Canada. « Il y a un effort énorme que nous faisons pour partager. Nous passons notre temps entre conférences et training », poursuit Sebastian Moreno-Vacca.

    La conférence que Sebastian Moreno-Vacca donnera à MTL connecte : La semaine Numérique portera sur la manière de monter des projets avec le moins d’impacts négatifs pour l’environnement. « Nous avons donné un nom aux projets qui s’étendent à un quartier : la permacité. C’est comme la pemaculture, mais c’est lié à du bâtiment », explique-t-il. L’architecte donnera des exemples concrets des conceptions réalisées par son bureau d’architecture. Sebastian Moreno-Vacca mentionne notamment un projet de quatre-cents logements avec un centre de congrès autonome en Arizona, aux États-Unis, ainsi qu’un projet d’ambassade à Kinshasa, au Congo. « Nous allons montrer des cas très concrets », conclut Sebastian Moreno-Vacca.

    L’idée est de faire comprendre que la permacité est un concept qui peut s’incarner dans des réalisations concrètes. Ce n’est pas simplement un rêve d’architecte : c’est une réalité de promoteur immobilier. Sebastian Moreno-Vacca révèle en effet que le bâtiment passif n’est pas nécessairement plus coûteux que le bâtiment ordinaire. Il n’est pas non plus moins confortable, ni moins beau que les constructions modernes. Les petits bureaux d’architecte, fleuron de l’industrie architecturale québécoise, peuvent ainsi également se mettre à la permacité. Il n’y a en effet pas besoin d’être une grosse firme pour faire dans le bâtiment durable, compte tenu que ce n’est pas nécessairement plus coûteux, que c’est facile à entretenir et que cela repose sur des ressources locales.

    Intéressé.e à reproduire l'article, la photo ou la vidéo ?

    En bénéficiant de notre licence de reproduction, vous pourrez :

    • publier cet article dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • en modifier la longueur
    • recevoir les photos (et vidéos, si applicable) en haute résolution
    • publier les photos (et vidéos, si applicable) dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • le contenu devient public sur notre plateforme, ce qui vous octroîe encore plus de visibilité