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    Un million de personnes signent une pétition qui réclame la fermeture de Pornhub

    11 juin 2020, 00h31

    La pétition Traffickinghub a franchi le cap du million de signataires, qui proviennent de 192 pays ; la pétition, lancée par la spécialiste de la lutte contre le trafic Laila Mickelwait, réclame la fermeture de Pornhub en raison d’allégations selon lesquelles le site favoriserait et exploiterait le trafic sexuel et le viol de femmes et d’enfants.

    Un million de personnes signent une pétition qui réclame la fermeture de Pornhub Traffickinghub.Photo: Traffickinghub.com

    Cette campagne est orchestrée par l’organisation de lutte contre le trafic Exodus Cry et s’appuie sur de nombreux cas allégués dont il a été question récemment dans les médias selon lesquels la plateforme diffuserait des vidéos de viols d’enfants et de victimes de trafic sexuel. La campagne est soutenue par plus de 300 organisations de lutte contre le trafic, de protection de l’enfance et de défense des droits des femmes aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Royaume-Uni, en Europe et en Amérique latine. La pétition a fait l’objet de centaines d’articles dans la presse nationale et internationale et a inspiré la tenue d’une importante manifestation devant le bureau principal du site Web à Montréal, à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

    La campagne a amené des législateurs du Canada et des États-Unis à réclamer la tenue d’enquêtes fédérales sur la société mère de Pornhub, MindGeek. Inspiré par la pétition, le sénateur américain Ben Sasse a envoyé une lettre au procureur général William Barr pour réclamer que le département de la Justice des États-Unis lance une enquête sur Pornhub et sa société mère, MindGeek. Un groupe de députés canadiens de différents partis ont également envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau pour demander au gouvernement du Canada d’enquêter sur Pornhub et MindGeek.

    Cette campagne non religieuse et non partisane visant la fermeture de la plus importante plateforme pornographique au monde pour des allégations d’hébergement de vidéos de viol et de trafic de femmes et d’enfants est même soutenue par des professionnels de l’industrie de la pornographie et du divertissement pour adultes, qui ont publié un manifeste et lancé une pétition sur change.org pour contester le site Web et sa société mère, MindGeek.

    Olga Person, présidente d’Unizon, en Suède, a déclaré : « Pornhub facilite la violence, le viol, le trafic sexuel et l’exploitation des femmes et des enfants, en tire profit et doit être tenu responsable. Pour arriver à une véritable égalité, il faut que toutes les femmes et les filles puissent vivre sans craindre la violence et l’exploitation. Le seul moyen d’y arriver est de mettre fin au trafic et à l’exploitation de femmes, de filles et de toute autre personne par l’industrie du sexe et de la pornographie. Unizon est une association suédoise qui compte plus de 140 maisons de refuge pour femmes battues, centres d’aide aux jeunes femmes et autres services de soutien qui travaillent main dans la main pour bâtir une société qui favorise l’égalité entre les sexes et la non-violence. Pornhub incarne tout ce qui va à l’encontre de l’égalité entre les sexes et de la non-violence. »

    Kate Isaacs, fondatrice de l’organisation britannique #NotYourPorn, a déclaré : « MindGeek, propriétaire de Pornhub, a démontré qu’elle ferme les yeux sur la nature manifestement violente et non consensuelle d’une partie de son contenu. En raison du laxisme et des pratiques irresponsables de l’entreprise, une partie du contenu de sa plateforme est non consensuel et implique des mineurs. Nous continuerons de travailler avec les victimes au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde pour que Pornhub cesse de tirer profit de leur traumatisme. Les gouvernements doivent faire observer des règlements externes pour envoyer un message clair : il faut faire le ménage de Pornhub ou fermer la plateforme. »

    Vanessa Morse, chef de la direction du UK Centre for the End of All Sexual Exploitation, a souligné : « Les dirigeants de Pornhub ferment les yeux sur les nombreuses vidéos illicites et abusives qu’ils hébergent et dont ils font la promotion, dans le seul but de générer des profits. Pornhub est profondément complice de l’exploitation sexuelle et du trafic sexuel des enfants. »

    Le mouvement populaire mondial qui réclame la fermeture du plus important site pornographique au monde a été déclenché par la publication le 9 février d’une lettre d’opinion dans laquelle l’instigatrice de la campagne, Laila Mickelwait, expose le problème et réclame la justice. Le lendemain, la BBC a publié l’histoire révoltante de Rose Kalemba, qui avait 14 ans lorsqu’elle a été menacée d’un couteau et violée pendant 12 heures, après quoi ses agresseurs ont publié les vidéos de sa torture sur Pornhub. Elle affirme avoir supplié Pornhub de retirer les vidéos pendant six mois, mais que ce n’est que lorsqu’elle s’est fait passer pour une avocate et qu’elle a menacé l’entreprise de poursuites que Pornhub a finalement retiré les vidéos.

    « Pour publier du contenu dans Pornhub, il suffit d’une adresse de courriel - aucune pièce d’identité émise par un gouvernement n’est exigée. Pornhub ne prend pas la peine de véritablement vérifier l’âge ni le consentement des millions de personnes qui figurent dans les vidéos qu’elle héberge et dont elle tire des profits, et pourtant l’entreprise tire des revenus de ces vidéos sans poser de questions. Le site est conçu pour faciliter l’exploitation et est infesté de vidéos réelles de viols, de trafic, d’abus et d’exploitation de femmes et d’enfants. Nous avons des preuves, et ce n’est que la partie visible de l’iceberg », affirme Mickelwait. « Il faut fermer cette plateforme. »

    Pour en savoir davantage et signer la pétition, il faut consulter le site traffickinghub.com.

    Source : Exodus Cry

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