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    [PODCAST] COVID-19 : André d’Orsonnens toujours optimiste, malgré la crise

    3 mai 2020, 07h34
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    En 27 ans d’existence, Druide informatique a su croître et ce n’est pas la crise de la COVID-19 qui mettra l’entreprise fondée par André d’Orsonnens, Éric Brunelle et Bertrand Pelletier en danger. Quelques jours après la fermeture des écoles et deux jours avant l’obligation de télétravail imposé par le gouvernement Legault, l’équipe était pleinement fonctionnelle. Mais ce dont le président du conseil et chef de la direction se dit le plus fier s’avère d’avoir réussi à garder tous ses employés rapidement partis en travail à distance.

    [PODCAST] COVID-19 : André d’Orsonnens toujours optimiste, malgré la crise André d'Orsonnens.Photo: Marc d'Orsonnens

    « Tous les druides sont en télétravail, explique André d’Orsonnens. Et la chose dont je suis le plus fier est qu’on a été capable de garder tout le monde. Il n’y a eu aucun licenciement, aucune réduction de salaire. Nous sommes vraiment chanceux, nous avons gardé nos 82 employés. » Par contre, la direction a donné le choix à son personnel de réduire leur nombre d’heures. Un seul employé a choisi de ne travailler que 24 h, ayant un enfant en très bas âge. « La majorité des druides ont hâte de prendre un verre avec les autres druides, et je suis de ceux-là ; nous n’avons aucune raison de nous plaindre, la technologie est au rendez-vous et nous sommes aussi productifs qu’avant », dit-il, reconnaissant toutefois qu’il est un peu tôt pour faire le bilan.

    Il existe toujours l’inquiétude que la crise puisse affecter les délais. Mais Druide a réussi à démontrer le contraire en offrant gratuitement à sa clientèle multiposte, dès la première semaine d’avril, l’édition infonuagique d’Antidote dont le lancement commercial est prévu plus tard cette année. Les équipes technologiques et de commercialisation ont rapidement pu se retourner pour que le service puisse être mis en place rapidement.

    Les chefs d’équipe demeurent en contact régulier avec leurs équipes et le chef de la direction écrit un courriel à tous ses employés chaque vendredi en fin de journée pour faire le bilan de la semaine. Et, bonne nouvelle, parmi les couples qui se sont formés dans l’entreprise, l’un deux vient d’annoncer qu’il attendait un enfant.

    Au moment de la fermeture des entreprises, Antidote Web se trouvait à l’état de bêta test et, dans le meilleur des cas, le lancement était prévu pour la fin juin. Il ne s’agissait pas d’une obligation commerciale, simplement un objectif à l’interne. Quand le gouvernement a annoncé la fermeture des écoles, les cégeps et les universités ont rapidement communiqué avec Druide pour pouvoir aider leurs étudiants et employés à avoir accès à Antidote de chez eux. « Dans le milieu scolaire, quand tu as une licence, tu peux installer le logiciel dans tous les ordinateurs qui appartiennent à l’école, précise André d’Orsonnens. Par exemple, le Collège Ahuntsic compte 4 000 ordinateurs et a fait 28 000 demandes », dit-il.

    Évidemment, le collège ne possède pas 28 000 ordinateurs et les directeurs des TI n’ont pas l’information concernant les ordinateurs personnels de tous ces gens, de la compatibilité et de la sécurité. La solution infonuagique apparaissait comme la meilleure option. Et c’était, pour l’équipe de Druide, une façon d’aider, vraiment aider, ses clients en temps de crise. « En 27 ans de Druide, je ne me souviens pas d’une situation où des gens nous ont demandé de l’aide et qu’on a pu le faire », note André d’Orsonnens.

    « Nous sommes vraiment chanceux, estime-t-il. La compagnie va bien, elle n’a pas vraiment connu de baisse de revenus en raison de la COVID, sans doute parce que nous avons des revenus récurrents, même si elle empêche la croissance. Pour mars, il y a eu une baisse des revenus de 11 %, c’est vraiment pas pire. Nous sommes des gens conservateurs dans notre gestion, nous avions un fonds de réserve. » Bien sûr, l’offre d’Antidote Web aura un coût qui ne sera connu qu’en juin prochain, lorsque l’offre se terminera.

    André d’Orsonnens insiste : il ne s’agit pas d’un lancement d’Antidote Web, mais de la mise à disposition d’un produit de qualité commerciale pour une clientèle déjà existante. En date du vendredi 24 avril en fin de journée, plus de 400 organismes avaient déjà fait appel à Druide. Il ne s’agit pas de nombres de comptes créés, mais cela représente 659 805 utilisateurs potentiels.

    Depuis le début de la pandémie, Tap’Touche, le logiciel d’apprentissage de dactylo en ligne, a connu un important essor. André d’Orsonnens y voit un besoin des parents de trouver des activités pour occuper leurs enfants. En quelques semaines, Tap’Touche a battu un record, avec quatre fois plus de téléchargements que le meilleur mois de ventes de son histoire, en septembre 2019, au moment de la rentrée scolaire. Sans cette ruée sur Tap’Touche, le recul de revenus de 11 % aurait été pire, avance André d’Orsonnens.

    Druide, c’est aussi une maison d’édition, dirigée par Luc Roberge et Anne-Marie Villeneuve. Trois titres devaient paraître dans les prochains mois, dont le recueil collectif sous la direction de Chrystine Brouillet « Ponts », « Les cibles », une aventure de Maude Graham de Chrystine Brouillet et « Mirages sur la Vallée-de-l’Or », le plus récent roman de Claire Bergeron. La publication des trois livres a été repoussée.

    Éditions Druide n’est pas unique, comme toutes les maisons d’édition, elle accorde un droit de retour des livres invendus. Quelle sera l’ampleur de ces retours ? Personne ne le sait, mais les impacts pourraient être considérables. Druide offre tous ses ouvrages en format numérique et papier. En ce temps de crise et de confinement, la maison d’édition profite l’occasion de mettre des titres en vedettes sur sa page Facebook en proposant des rabais d’au moins 50 % sur ceux-ci. Ce plan de promotion s’étendra jusqu’au mois de juin. Par ailleurs, Druide, qui ne vend pas de livres par le biais de son site Web, a mis en place une politique par laquelle un livre coûte le même prix qu’on l’achète chez son libraire de quartier ou sur une plateforme Web étrangère, l’idée s’avérant de continuer à soutenir les commerces locaux.

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