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    [PODCAST] Artisans de l’industrie à l’ère de la COVID-19 : Gabrielle Mankiewicz

    6 avril 2020, 11h00
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    À l’ère du grand chamboulement lié à la crise de la COVID-19, Qui fait Quoi et le Lien MULTIMÉDIA donnent la parole aux artisan(e)s de l’industrie du cinéma québécois. Entretien sur leurs parcours, sur leurs inquiétudes et sur les projets à redéfinir. Cet épisode est dédié à l’assistante-réalisatrice et cinéaste Gabrielle Mankiewicz

    [PODCAST] Artisans de l’industrie à l’ère de la COVID-19 : Gabrielle Mankiewicz Gabrielle Mankiewicz.Photo: Courtoisie

    Les années ne se ressemblent pas pour Gabrielle Mankiewicz qui enchaîne les projets cinématographiques en tant qu’assistante à la réalisation. Si les environnements et les contextes de tournage varient d’une production à l’autre, l’emploi du temps, lui, demeure saisonnier. Alors que de mars à novembre, elle est généralement occupée à côtoyer les réalisateurs et réalisatrices d’ici ou d’ailleurs, la jeune professionnelle, aussi cinéaste, se retrouve devant tout un bouleversement, celui d’un arrêt massif des tournages québécois en raison de la crise de la COVID-19.

    « J’étais à REGARD. Je m’en allais à un cocktail d’ouverture et tout a été annulé. Je suis restée dans mon chalet et j’ai commencé à intégrer l’information. Nous avions déjà des exemples à la fois inspirants et très décourageants dans le monde. Donc j’ai essayé de voir où allait se situer le Québec », se rappelle-t-elle à propos du moment où elle a pris connaissance de l’ampleur des mesures mises en place par le premier ministre François Legault le 12 mars dernier.

    L’assistante-réalisatrice, qui essaie toujours d’alterner entre un projet québécois et une production américaine, devait participer à deux productions étrangères au cours des prochaines semaines en plus de prendre part au prochain film d’Anaïs Barbeau-Lavalette, « Chien blanc », produit par GO Films.

    « Le tournage est prévu à la fin de l’été et au début de l’automne. Je n’ai pas de nouvelles à savoir s’il est reporté. Il y a aussi des acteurs étrangers. Moi, j’ai de l’espoir à ce que ça se fasse. J’arrive à entrevoir un avenir plus rapproché. Mais comme nous dépendons des États-Unis et de la France [pour ce projet], nous sommes complètement dans le néant. Personne ne se prononce, personne ne dit rien parce que nous sommes totalement dans l’inconnu par rapport à comment ces pays vont gérer la crise », confie Gabrielle Mankiewicz.

    En discutant avec plusieurs artisans du cinéma, elle en est venue à un constat qui se dessine pour plusieurs : l’année 2020 n’existera pas ou à peine pour l’industrie audiovisuelle. Et l’inquiétude qui se trame est celle de ne pas avoir accès à l’assurance-emploi ou à une possible aide gouvernementale une fois que nous sommes arrivés à l’hiver, une saison beaucoup plus tranquille pour les techniciens et techniciennes.

    « Il faut cumuler des heures tout au long de l’année pour avoir droit à l’assurance-emploi de 2021. Mais là, est-ce qu’on aura tout consommé ? », s’interroge l’assistante-réalisatrice.

    Les différents syndicats mis en place pour les travailleurs et travailleuses en cinéma, comme l’Union des artistes (UDA), l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS), la Guilde canadienne des réalisateurs (DCG) arrivent tout de même à offrir un certain soutien à leurs membres, note Gabrielle Mankiewicz.

    « Je reçois les infolettres des trois et je trouve que c’est très respectueux des techniciens et des artisans. Au début, le suivi était presque journalier. Là, c’est plutôt hebdomadaire. Les informations sont à jour, mais nous n’y considérons pas l’avenir à long terme encore. »

    Et alors qu’en cinéma, les cinéastes sont très souvent à la recherche de temps pour se poser et se ressourcer, l’assistante-réalisatrice croyait voir avec cette pause impromptue une opportunité à la création. Mais en fait, la tranquillité d’esprit est difficile à trouver dans le climat actuel.

    « Je n’ai pas d’espace en ce moment pour sentir la nécessité ou le calme pour créer. Pas encore », affirme-t-elle.

    Gabrielle Mankiewicz a réalisé le court métrage « Silence », produit par Estelle Champoux et Mylène Corbeil (La Créative Films) et mettant en vedette Burtt Harris, Emmanuel Bilodeau, Jay Baruchel, Valentine Payen, Hubert Proulx, Maxime Genois, Élyse Aussant, Carlo Guillermo Proto, Monique Spaziani et Carole Dubuc. Disponible gratuitement en ligne jusqu’au 13 avril 2020, le film de 17 minutes suit Hervé, qui, au tournant d’une rue, se voit replongé dans la passion à laquelle il a dû renoncer.

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