Le Lien MULTIMÉDIA comprend:

  • 50 numéros du bulletin-HTML
  • Mot de passe pour www.lienmultimedia.com
  • Quotidien par courriel
  • 12 numéros du magazine CONVERGENCE
  • 1 Guide de l’industrie::NUMÉRIQUE
  • 1 Guide de l’industrie::WEB
  • 1 Guide de l’industrie::MOBILE
  • 1 Guide de l’industrie::JEUX VIDÉO
  • 1 Guide de survie::START-UP

CONNEXION

  • Abonnement
  • Publicité
  • Contact
  • Guide industrie
  • Vidéos
  • magazine CONVERGENCE
  • Boutique
  • Numérique
  • Jeux Vidéo
  • Mobile
  • Animation
  • Informatique
  • Arts Médiatiques
  • E-Marketing
  • Ciné-Télé
  • Musique
  • Industrie
  • Réalité virtuelle
  • Intelligence artificielle
  • Entrepreneuriat / Startups
  • Artisans du numérique
  • COVID-19
  • RECEVEZ GRATUITEMENT
    LE BULLETIN QUOTIDIEN [voir un exemple]

    « Ceux qui se sont évaporés » : Rébecca Déraspe explore la disparition volontaire

    6 mars 2020, 05h20
         |      Article rédigé par Marie-Hélène Brousseau.

    « Ceux qui se sont évaporés », nouvelle création signée Rébecca Déraspe, est présenté tout le mois de mars au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, dans une mise en scène de Sylvain Bélanger. Nous avons discuté avec l’autrice de cette pièce explorant le thème de la disparition. La dramaturge, qui mène cette année plusieurs projets de front, a discuté de son parcours, de ce qui l’a menée à l’écriture scénique et du processus de création particulier par lequel est passée cette nouvelle production.

    « Ceux qui se sont évaporés » : Rébecca Déraspe explore la disparition volontaire Rébecca Déraspe.Photo: Lucas Harrison Rupnik

    À peine sortie du programme d’écriture de l’École nationale de théâtre du Canada en 2010, Rébecca Déraspe a été approchée pour écrire une pièce pour la compagnie les Biches pensives, présentée dans la petite salle du Théâtre d’aujourd’hui, « Deux ans de votre vie », qui portait sur la pression sociale qui pousse à être en couple. Récompensée pour cette création par le prix BMO Théâtre d’aujourd’hui, un prix qui était accompagné d’une bourse de 10 000$, elle a pu en profiter pour quitter son travail de serveuse et se consacrer à temps plein à l’écriture dramatique. Et très vite, notamment pour le théâtre jeune public, les commandes de textes se sont enchainées. Une grande chance, selon la dramaturge, qui répond à ses propres questions et angoisses par l’écriture et qui est particulièrement stimulée par l’écriture dramatique parce que celle-ci lui permet de réfléchir en groupe aux préoccupations abordées par les textes ; avec l’équipe de création d’abord, puis bien sûr, avec le public.

    « Ceux qui se sont évaporés », création qui sera portée à la scène ce mois-ci, est d’ailleurs pour Rébecca Déraspe l’un des premiers projets qui part entièrement d’un besoin personnel de traiter d’un sujet. Fascinée, il y a trois ans, par « Les Évaporés du Japon », récit portant sur ces 100 000 Japonais qui chaque année organisent leur disparition volontaire, et découvrant à la même époque l’histoire de cette jeune de fille disparue de Rimouski, qui avait été retrouvée en Saskatchewan où elle s’était enfuie, Rébecca Déraspe s’est penchée sur les raisons qui peuvent inciter quelqu’un à disparaitre. « J’ai eu envie de comprendre pourquoi on peut avoir ce besoin viscéral de disparaitre de sa propre vie. Pourquoi on peut se sentir prisonnier de son identité sociale au point d’avoir envie de commettre un suicide social (sans la mort) pour refaire la mise en scène de sa vie ailleurs. »

    Réfléchie de façon très formelle, la pièce tente, par l’écriture, de rendre compte de l’enfermement social. Un premier tableau d’une quinzaine de minutes, pendant lequel sont scandés des verbes à l’infinitif, invite à ressentir cette réclusion oppressante, provoquée par une existence écrite à l’avance, remplie de codes, d’attentes et de contraintes.

    Si le sujet est original, le parcours créatif qui a mené à la version finale l’est aussi. Après avoir travaillé quelques morceaux en atelier avec Sylvain Bélanger, Rébecca Déraspe a séjourné deux semaines à Paris, où elle a travaillé sur le texte avec des étudiants en théâtre, en collaboration avec le metteur en scène français Rémy Barché. Le résultat de cette recherche a été présenté en lecture au Festival du Jamais lu Paris. Forte de cette nouvelle matière, Rébecca Deraspe est revenue travailler en huis clos avec Sylvain Bélanger, qui a été présent lors de toute la durée du processus. Et la pièce étant construite avec des répliques pas nécessairement attribuées aux personnages sur papier, en les distribuant le metteur en scène a participé de façon très concrète à la construction d’une certaine dramaturgie.

    À la veille de la première de « Ceux qui se sont évaporés », Rébecca Déraspe a plusieurs raisons d’être à la fois nerveuse et excitée. Le même soir, la première de son adaptation de « Roméo et Juliette » sera présentée au Trident à Québec. Et le 8 mars prochain, sera lancée, sur Savoir média, une série documentaire qu’elle a animée, intitulée « 50 ans d’avancées des femmes, de la commission Bird à #MeToo ». C’est une grosse semaine, et aussi une grande année à venir pour celle qui promet de nouvelles créations à être annoncées un peu plus tard dans la saison.

    Intéressé.e à reproduire l'article, la photo ou la vidéo ?

    En bénéficiant de notre licence de reproduction, vous pourrez :

    • publier cet article dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • en modifier la longueur
    • recevoir les photos (et vidéos, si applicable) en haute résolution
    • publier les photos (et vidéos, si applicable) dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • le contenu devient public sur notre plateforme, ce qui vous octroîe encore plus de visibilité