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    « Les Corps avalés », de Virginie Brunelle en collaboration avec le Quatuor Molinari

    27 février 2020, 08h15
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Avec « Les Corps avalés », la chorégraphe Virginie Brunelle dévoile une intime collaboration entre musique et danse, pour célébrer le 10e anniversaire de sa compagnie. Issue de la musique classique en tant que violoniste, l’artiste montréalaise réunit ici ses deux passions au programme Danse Danse jusqu’au 29 février 2020, avec 7 danseurs et le Quatuor Molinari.

    « Les Corps avalés », de Virginie Brunelle en collaboration avec le Quatuor Molinari Jean-Benoit Labrecque, Bradley Eng, Sophie Breton, Peter Trosztmer, Isabelle Arcand.Photo: Raphaël Ouellet

    L’ensemble musical y interprète en direct des oeuvres contemporaines (du 20e siècle) pour la danse contemporaine, un choix indubitablement cohérent. À Henryk Gorecki, Philip Glass, Max Richter, Dmitri Shostakovich et Samuel Barber, s’ajoutent un ou deux thèmes populaires, le tout enrobé d’une conception sonore supplémentaire, diverses altérations de Ben Shemie (de la formation Suuns), et une sonorisation globale de Jean-François Gagnon.

    Rencontrant les spectateurs après la première à la Place des Arts, Virginie Brunelle explique sa démarche avec l’orchestre de chambre à corde : « Dès le départ, et comme dans toutes mes autres pièces, je porte une attention particulière à travailler en lien implicite avec la musique. C’est toujours la musique d’abord et le mouvement après. J’aime toute la musicalité, les accents, les annotations qu’on peut rajouter, comme dans une partition musicale, mais là dans les corps. C’est tellement important. Donc pour moi c’était clair qu’on allait travailler en écho et en harmonie avec la musique. C’est magnifique de l’avoir en direct d’ailleurs, ça nourrit vraiment les danseurs, on sent vraiment les élans communs et l’émotion qui touche les danseurs... Plus jamais sans musique live ! (rires). »

    Interrogée sur ses inspirations, la créatrice mentionne Pina Bausch et ce, dès le début de sa carrière : « En voyant un extrait de "Café Müller" sur vidéo j’ai fait : hein ! on peut faire ça ! J’ai aussi vu les derniers spectacles de cette troupe à Montréal et à Ottawa et effectivement, certaines de ses thématiques m’inspirent beaucoup, l’humanité qui en ressort, le côté "mettre l’humain avant tout", c’est quelque chose évidemment qui m’inspire... Est-ce que je garde ça en tête, je ne suis pas certaine, mais c’est sûr que c’est imbibé quelque part en moi, ça fait que ça se reflète. J’aime beaucoup procéder de la répétition, comme Pina Bausch faisait souvent également. »

    La violoniste Olga Ranzenhofer confie à l’auditoire qu’il s’agissait de la première expérience du Quatuor Molinari avec la danse : « Depuis le début de la création, on a vu toute l’évolution jusqu’à... hier en fait. Ça m’a beaucoup fasciné de voir comment travaillent les danseurs, comme ils comptent tout le temps. Nous les musiciens on est habitués à compter également, mais on a nos partitions. Eux, ils connaissent tout ça par coeur et ils comptent continuellement. Pour nous c’était vraiment quelque chose de nouveau, de participer à ce travail de création. Des fois la musique changeait, on leur proposait différentes pièces de musique : ceci, ça irait mieux avec ce qu’on veut faire par exemple. Puis Virginie pouvait leur dire : "peut-être un petit peu plus comme ça", et chacun y mettait quelque chose. Il s’agissait véritablement d’un processus de création collective, dirigée par Virginie. »

    La chorégraphe explique les thèmes qu’elle voulait proposer avec « Les Corps avalés » : « En fait, ce que j’aime de la danse, c’est que ça reste possible que chacun ait son interprétation. C’est assez clair et assez flou en même temps. J’essaye de donner des clés, des pistes, des images qui seront assez fortes pour devenir symboliques, pour qu’on puisse avoir des référents, des échos dans vos propres histoires, vos propres perceptions. J’ai tenté ici de mettre sur scène mes observations de notre société actuelle, une société avalée, justement, dans ce chao socio-politique. Pour moi il y avait ce désir de collectivité, de se rassembler, mais également cette fragilité qui rapidement peut tomber dans l’individualisme. Ce sont ces deux pôles qui m’intéressaient, alors je tente de dresser cette fresque-là. » À travers ces références, la chorégraphie comporte fréquemment des corps qui se précipitent les uns sur les autres, avec des clameurs naturelles et spontanées. On assiste aussi à plusieurs séries de mouvements, de nombreux effets domino, comme des réactions en chaine, très visuelles et sublimes. Une d’entre elles se sert de panneaux rectangulaires en tapis de tourbe de plastique notamment.

    Selon des mouvements de semence, au milieu du spectacle, des milliers de fines particules se retrouvent sur la scène. Virginie Brunelle explique : « J’adore mettre de la matière dans mes pièces et ce goût de montrer un certain côté des traditions, le côté semence, de cet espoir, dans ce chaos dans lequel on vit. L’amour et l’indulgence restent quelque chose dans lequel on peut se réfugier. La semence aussi, c’est comme faire des bébés, donc il y a définitivement plusieurs sens à ces gestes pour moi. »

    Des costumes personnalisés et différents, individualisés, comme dans la société où chacun a son identité, habillent enfin les interprètes. Les artistes rencontreront le public après la représentation du vendredi 28 février.

    « Les corps avalés »

    • Chorégraphie : Virginie Brunelle
    • Interprètes : Isabelle Arcand, Claudine Hébert, Sophie Breton, Chi Long, Milan Panet-Gigon, Peter Trosztmer, Bradley Eng
    • Musiciens : Quatuor Molinari
    • Lumières : Alexandre Pilon-Guay
    • Costumes : Elen Ewing
    • Scénographe : Marilène Bastien
    • Concepteur sonore : Ben Shemie
    • Conseiller à la dramaturgie : Gabriel Charlebois-Plante
    • Répétitrice : Isabelle Poirier
    • Directeur technique : François Marceau
    • Sonorisateur : Jean-François Gagnon
    • Directrice de production : Dominique Bouchard
    • Coproduit par Danse Danse
    • Résidences Danse à la carte, Compagnie Marie Chouinard
    • Avec le soutien de Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal.

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