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    « Les Sorcières de Salem » revivent au Théâtre Denise-Pelletier dès le 18 mars 2020

    28 février 2020, 00h00

    Au Théâtre Denise-Pelletier, du 18 mars au 15 avril 2020, l’auteure Sarah Berthiaume (« Yukonstyle », « Nyotaimori ») et la metteure en scène Édith Patenaude (« 1984 », « Oslo »), s’emparent des « Sorcières de Salem », chef-d’oeuvre du dramaturge américain Arthur Miller, et rendent la liberté de parole à ces jeunes filles mystérieuses et fortes dans leur insoumission.

    « Les Sorcières de Salem » revivent au Théâtre Denise-Pelletier dès le 18 mars 2020 «Les Sorcières de Salem».Photo: Jean-François Brière

    Résumé : 1692, dans le village puritain de Salem, au Massachusetts. Abigail Williams (Emmanuelle Lussier-Martinez), une jeune servante, entretient une liaison interdite avec son maître, le fermier John Proctor (Étienne Pilon). Lorsque la femme de Proctor, Élisabeth (Eveline Gélinas), découvre leur relation et la chasse, Abigail cherche à se venger. Accompagnée d’autres adolescentes et de Tituba (Anna Beaupré Moulounda), une esclave, elle se livre la nuit, dans les bois, à des danses occultes. Surprises par le révérend Parris (Stéphane Breton), menacées d’être fouettées ou même pendues, les jeunes filles retournent les soupçons de sorcellerie vers d’autres villageois. Vengeance ou maléfice, cette nuit satanique précipite Salem dans l’hystérie. Une machine judiciaire se met alors en branle sous la droiture inflexible du gouverneur Danforth (Mani Soleymanlou), qui jure d’envoyer les coupables à la potence. Mais qui sont ces coupables ?

    La pièce de Miller, écrite en 1953 pour dénoncer le maccarthysme et sa « chasse aux sorcières », mord dans ce sujet toujours vif, l’aveuglement des croyances, mais aussi ses conséquences. En 2020, « Les Sorcières de Salem » soulèvent aussi de nouveaux questionnements. Comment de nos jours raconter une histoire où des jeunes filles portent de fausses accusations ? Ce récit en serait-il un de renversement des pouvoirs ?

    « Édith et moi ne faisons pas une relecture de la pièce, mais en la montant aujourd’hui, dans l’après #metoo, nous constatons que ce texte puissant, pose des questions qui ne se posaient pas dans les années 50 », affirme Sarah Berthiaume.

    « Nous tentons de rendre justice aux femmes de l’histoire en montrant franchement la violence et l’oppression qu’elles subissent et qui les forcent à réagir, dit Édith Patenaude. Pour nous, ces jeunes filles vivant dans un climat d’austérité, de peur et de déraison, n’avaient d’autre choix que celui de mentir si elles voulaient survivre ».

    Les deux créatrices souhaitent amener la spectatrice ou le spectateur à rester critique, à attirer son regard autant sur le destin tragique du personnage principal que sur le contexte qui entraîne Abigail et les autres sorcières à agir ainsi.

    Arthur Miller, auteur (1915-2005)

    Dramaturge américain de renom, Arthur Miller est issu d’une famille juive et polonaise. Il est grandement influencé par les travers de la société, qu’il aime exposer dans des pièces accessibles au plus large public. Porté par des idées libérales, il écrit, en 1949, « Mort d’un commis voyageur », forte critique du rêve américain, sans doute son plus grand succès, pour lequel il reçoit le prix Pulitzer dans la catégorie théâtre. Avec « Les Sorcières de Salem » (1953), il s’attaque au maccarthysme des années 1950, dont il fut lui-même victime. Il adapte d’ailleurs sa pièce pour le grand écran, en 1996, pour le film « The Crucible » de Nicholas Hytner, ce qui lui vaut une nomination aux Oscars. Avec une vingtaine de pièces à son actif, dont « Ils étaient tous mes fils », « Vu du pont » et « Après la chute », il dépeint dans son œuvre les cinquante dernières années du 20e siècle aux États-Unis, et s’impose comme une figure incontournable de la dramaturgie américaine.

    Sarah Berthiaume, traduction et adaptation

    D’abord formée comme comédienne à l’École de théâtre professionnel du Collège Lionel-Groulx, Sarah Berthiaume est aussi auteure et scénariste. En 2013, sa pièce « Yukonstyle » a été montée simultanément au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal et au Théâtre national de la Colline à Paris, avant d’être produite à Bruxelles, Innsbruck, Heidelberg, Toronto, Rome et Beyrouth. « Yukonstyle » a aussi valu à Sarah Berthiaume d’être lauréate du Prix Sony Labou Tansi des Lycéens 2015. Elle travaille présentement à son adaptation cinématographique. Sarah était aussi de l’équipe du « iShow », un spectacle performatif sur les médias sociaux qui a remporté le titre du meilleur spectacle aux prix de la critique saison 2012-2013 à Montréal. Sarah Berthiaume est l’auteure des pièces « Le Déluge après », « Disparitions », « Villes Mortes », « Nyotaimori » et « Antioche », à l’affiche de la Salle Fred-Barry en novembre 2017. Elle est également collaboratrice à « Plus on est de fous, plus on lit ! » sur les ondes d’Ici Première, où elle assume, avec Alain Farah, le segment Écrivains sur le terrain.

    Édith Patenaude, mise en scène

    Finissante du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2006, Édith Patenaude s’est aussitôt lancée dans la création. Elle développe l’écriture avec, entre autres, « Les Arbres », « Barbe Bleue », « Le monde sera meilleur » et cosigne la création « Disparaître Ici » ; tâte de la direction artistique en étant à la barre des Écornifleuses pendant 10 ans et du Jamais Lu Québec 3 ans ; joue régulièrement, que ce soit dans « Ines Pérée » et « Inat Tendu », « Selfie », « Tout ce qui tombe », « Scalpée », mais c’est la mise en scène qui devient son terrain de jeu de prédilection. Elle participe notamment à la création du « iShow », codirige « Post Humains », se lance dans l’adaptation du sanglant « Titus » et s’attaque à l’épique « Oslo ». Pour son travail de mise en scène, elle a été récompensée du Prix des Arts et de la Culture de Québec pour « L’Absence de guerre », du Prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre pour 1984 (à Québec) et pour « Mes enfants n’ont pas peur du noir » (à Montréal). Tout récemment elle signait la mise en scène de « Corps célestes » de Dany Boudreault au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui où elle est maintenant artiste associée depuis janvier.

    « Les Sorcières de Salem » d’Arthur Miller

    • Traduction et adaptation : Sarah Berthiaume
    • Mise en scène : Édith Patenaude
    • Avec (par ordre alphabétique) : Anna Beaupré Moulounda, Adrien Bletton, Luc Bourgeois, Stéphane Breton, Maude Boutin St-Pierre, Larissa Corriveau, Alice Dorval, Eveline Gélinas, Nora Guerch, Emmanuelle Lussier-Martinez, Étienne Pilon et Mani Soleymanlou
    • Assistance à la mise en scène et régie : Alexandra Sutto
    • Scénographie : Odile Gamache
    • Costumes : Cynthia St-Gelais
    • Éclairages : Martin Sirois
    • Musique et conception sonore : Alexander MacSween
    • Stagiaire : Marianne Loignon
    • À l’affiche du 18 mars au 15 avril 2020 (dernière représentation grand public, le samedi 11 avril à 16 h.)
    • Salle Denise-Pelletier du Théâtre Denise-Pelletier, 4353, rue Ste-Catherine Est, Montréal
    • Billetterie : 514 253-8974, www.denise-pelletier.qc.ca

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