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    John Canning fait le point sur les technologies numériques boostant les performances des acteurs

    14 février 2020, 08h15
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    Booster la performance de l’acteur grâce aux nouvelles technologies, c’est possible ? C’est en tous les cas l’objectif de Digital Domain. Grâce à des effets spéciaux de leur cru, les équipes de postproduction créent des personnages aussi réels que possible. Un traitement de l’image également utilisé pour la création de jeux vidéo en temps-réel pour les rendre aussi réalistes que les films en prise de vue réelle. Compte rendu de la présentation de John Canning, producteur exécutif chez Digital Domain, à l’occasion de Stereopsia (Bruxelles, 11 au 13 décembre 2019), pour en savoir plus sur comment booster les performances des acteurs grâce aux technologies numériques.

    John Canning fait le point sur les technologies numériques boostant les performances des acteurs John Canning (Digital Domain).Photo: Oriane Morriet

    Basé à Los Angeles, en Californie, John Canning possède plus de 25 ans d’expérience dans les nouvelles technologies audiovisuelles. Depuis 2007, il dirige MediaSHERPA, une société qui travaille avec des startups afin de les aider à déployer des solutions médiatiques innovantes. Sa position de vétéran en fait un membre respecté de l’industrie. En 2016, il accède ainsi au poste de vice-président du New Media Council de la Producers Guild of America. Producteur exécutif pour Digital Domain depuis 2018, son but est désormais d’aider les équipes de créateurs à développer des oeuvres de tout type : hologrammes, oeuvres pour le location-based, oeuvres de réalité virtuelle, oeuvres de réalité augmentée, expériences d’intérieur et d’extérieur, etc.

    Lors de sa conférence à l’édition 2019 de Stereopsia, John Canning s’est attaché à décrire l’état de l’art en matière d’effets spéciaux numériques destinés à améliorer les performances des acteurs. « Cela fait maintenant longtemps que nous utilisons des technologies numériques pour rendre nos personnages réels », explique-t-il. Le producteur exécutif cite « Titanic » comme le premier film à présenter un humain numérique, c’est-à-dire un personnage créé grâce à l’ordinateur. Dans le film, la scène de naufrage présente en effet un passager percutant l’hélice du paquebot avant de tomber à l’eau. Ce passager n’est pas un humain véritable : il a été incrusté dans l’image grâce à des effets spéciaux numériques.

    John Canning cite ensuite « L’Étrange histoire de Benjamin Button » comme un exemple de film réalisé entièrement grâce à l’aide des effets spéciaux numériques. La performance de Brad Pitt est enregistrée, puis traitée à l’ordinateur, pour créer le personnage de Benjamin Button. « Brad Pitt ne jouait pas avec le reste des acteurs. Il était tout seul dans le studio. Doit-on donner l’Oscar aux acteurs, à la maquilleuse ou aux équipes d’effets spéciaux ? », questionne le producteur exécutif. De plus en plus, les films témoignent d’un important travail de postproduction, aussi important que celui de production. Le maquillage numérique, notamment, est très en vogue à Hollywood, d’après les dires de John Canning.

    Malgré son enthousiasme vis-à-vis des technologies numériques, John Canning interroge la nécessité de leur usage pour la création de personnages. « Parce que nous pouvons le faire, devons-nous toutefois le faire ? Est-ce que c’est éthique ? », demande-t-il. Il évoque ainsi la création de concerts de chanteurs morts grâce à des hologrammes, ceux de 2PAC et de Michael Jackson notamment. La réponse à cette question se fait au cas par cas. L’utilisation des technologies numériques est ainsi requise pour créer un plan qu’il ne serait pas possible d’avoir autrement. Dans le cas de « The Avengers », les plans très près des têtes des personnages ne pourraient être réalisés autrement que par ordinateur.

    Les moyens moderne de la création de personnage numérique permettent de transformer le corps de l’acteur sans avoir à modifier sa performance de manière significative. « Les acteurs sont responsables de leurs performances. Ils n’ont pas à surjouer parce que les subtilités de leur jeu apparaissent facilement à l’ordinateur. Les animateurs ne font que très peu de modifications par la suite », témoigne John Canning. Grâce à ces mêmes moyens, les studios de Digital Domain créent des jeux vidéo aussi réalistes que les films. C’est une des promesses de l’industrie vidéoludique. « Actuellement, nous essayons de fusionner ensemble les mondes du film et du jeu vidéo, au point que l’utilisateur se demande s’il est face à un film ou à un jeu vidéo », poursuit-il.

    Les outils de temps-réel sont particulièrement efficaces pour créer l’illusion de présence dans les jeux vidéo. « Nous obtenons une grande fidélité dans la couleur de la peau, la texture des cheveux, le mouvement du corps... C’est hyperréaliste », raconte John Canning. Ces effets étaient déjà présents dans les jeux où les personnages étaient créés en amont : ils sont désormais aussi effectifs dans les oeuvres vidéoludiques reposant sur des moteurs de jeux en temps-réel. « Nous ne remplaçons pas les acteurs, mais nous leur donnons les moyens de booster leur performance. Nous nous spécialisons dans la création de personnages aussi vivants que possible », conclut le producteur exécutif.

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