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    Caroline Laurin-Beaucage propose une danse de l’intérieur

    11 décembre 2019, 08h14
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    « Intérieurs », de Caroline Laurin-Beaucage rassemble ses recherches en diverses résidences, ainsi que ses expériences des trois dernières années en spectacles extérieurs avec un cube ouvert blanc dans divers lieux publics, au Québec et à l’étranger (« Habiter sa mémoire »). Sur scène à Danse Danse, elle nous invite jusqu’au 14 décembre à un intimiste solo avec projections vidéos, sur une musique originale de Larsen Lupin, qui lui colle totalement à la peau.

    Caroline Laurin-Beaucage propose une danse de l’intérieur Caroline Laurin-Beaucage.Photo: Caroline Désilets. Graphisme Barbara Dubé-Therrien

    Photo : Denis Martin

    Divisé en quelques tableaux, « Intérieurs » offre une scène avec trois panneaux rectangulaires à la verticale, de différente grandeur, dont un cadre blanc côté jardin. Le premier tableau nous fait d’abord découvrir la chorégraphe et interprète devant le panneau central, vêtue d’une robe relativement rigide et géométrique, peut-être d’inspiration Bauhaus, au devant clair et au dos noir, créée par Dave Saint-Pierre, qui signe les costumes de la performance. La gestuelle de la danseuse prend une place prépondérante, alors qu’elle semble par moment comme en apesanteur, sur une musique qui suggère, avec l’éclairage sobre, un tel type de mouvement. À d’autres occasions, elle paraît aussi nager, ou encore parler à quelqu’un, gesticulant pour s’exprimer. Bientôt avec un piano en mode sériel, elle nous transporte ailleurs, en prenant des expressions faciales intenses et théâtrales.

    Par la suite apparaissent des projections sur les écrans, des visages et des corps, au ralenti. Les corps en évolution présentent tantôt une femme d’un certain âge ou encore une petite fille, tantôt le corps dénudé de l’interprète. Cette dernière vient d’ailleurs s’y superposer derrière le panneau semi-transparent, créant des doubles, des triples, qui viennent doucement toucher de leurs mains la paroi. À d’autres moments interviennent des nombres sur ce même panneau, pouvant probablement suggérer divers âges de la femme, des femmes observées. La trame sonore intègre également des extraits de dialogues, comme des « J’ai pu » et « douter », des bruits ambiants et autres sons concrets.

    Un moment spectaculaire nous surprend en outre avec un éclairage inusité : une lampe engloutie dans la bouche de l’interprète. Sans étirer l’exercice, elle pousse plus loin l’heureuse aventure en plongeant sa tête dans une robe rose-rouge très extensible, créant des formes et des mouvements inédits, avec cette lumière intérieure.


    « Intérieurs » est le fruit du chemin créatif parcouru par Caroline Laurin­-Beaucage avec « Habiter sa mémoire », un projet où elle transporte son studio dans l’espace public. À chaque représentation, elle danse dans un cube sans cloisons, créant pas à pas l’essence de l’oeuvre qu’elle transpose à la scène. Après avoir présenté au­-delà de 195 heures de danse en plein air ici et à l’étranger, l’artiste déploie les réminiscences des moments vécus et recueillis dans sa boîte nomade, révélant le monde intérieur changeant qui s’est tissé en elle au fil de son expérience. Matières en perpétuelle transformation, les mémoires physique et émotionnelles résonnent dans son corps puis dans l’œuvre entière. L’espace scénique — investi de projections croisant vidéo d’art, design et technologies —, l’environnement sonore et les mouvements portent tous les traces des lieux et des gens croisés au cours de son périple, l’empreinte des états qui l’ont traversée. Une touchante immersion dans la grandeur de paysages intimes.

    « Durant les trois dernières années, "Habiter sa mémoire" – un projet où j’ai dansé dans des espaces extérieurs, dans un cube sans cloisons, aux quatre coins du monde – m’a guidée pour créer ce spectacle scénique : "Intérieurs". Je me pose finalement pour mieux plonger au cœur d’une intimité, d’un imaginaire profond et vivant », confie Caroline Laurin-Beaucage

    Caroline Laurin-Beaucage

    Caroline Laurin-Beaucage oeuvre comme chorégraphe, interprète et enseignante depuis 20 ans. Elle a notamment été interprète auprès de Ginette Laurin (O Vertigo), Jacques Poulin-Denis, Paul-André Fortier et Jean-Pierre Perreault. Parallèlement, elle amorce son travail chorégraphique en 2001 et crée plusieurs oeuvres, dont « Hit and Fall » (2009), « SOAK » (2011), « Entailles » (2013) et « Matière blanche » (2015).

    Ses créations ont été présentées à Tangente, à l’Agora de la danse, au OFFTA, au Festival TransAmériques et au Festival des Arts de St-Sauveur, ainsi qu’en France, en Hongrie, en Allemagne et en Corée. En 2016, Caroline Laurin-Beaucage entamait le projet « Habiter sa mémoire », une proposition dansée destinée à l’extérieur qui a été présentée dans plus de quinze villes et poursuivra sa route au Canada, en Europe et en Chine jusqu’en 2020. Elle a présenté en 2018 les pièces « Rebo(u)nd » et « Ground » en collaboration avec la compagnie Montréal Danse, deux oeuvres d’envergure soutenues par le programme Nouveau Chapitre du Conseil des Arts du Canada.

    Le langage artistique de Caroline Laurin-Beaucage puise d’abord dans le corps et le mouvement pour se cristalliser ensuite dans des concepts théoriques qui leur donnent forme. La chorégraphe s’intéresse à des phénomènes sensibles et à des principes physiques souvent intangibles, comme la gravité et la mémoire, et à la manière dont ceux-ci affectent et façonnent le déploiement de l’écriture chorégraphique. En s’appropriant ces manifestations immatérielles et en les transposant dans la danse, elle développe un vocabulaire inextricablement lié à la matière, la temporalité et la spatialité. Elle circonscrit la gestuelle dans un moment, un espace ou autour d’éléments scénographiques de telle sorte que ceux-ci en viennent à contraindre et structurer la composition de la chorégraphie. Incarnations charnelles de systèmes cachés, ses œuvres expriment l’essence de l’humanité en laissant jaillir à la fois l’instinct brut et la sensibilité de l’être. Dans une danse substantielle et sans concessions, son travail donne corps à l’imperceptible et à l’intériorité.

    Photo : Martin Messier.

    Exposition « Marquer le temps »

    Installation visuelle et sonore, « Marquer le temps » cristallise la trajectoire du projet de danse « Habiter sa mémoire ». Dans le cadre de ce projet, Caroline Laurin-Beaucage a transporté dans l’espace public un cube sans cloisons, à la fois laboratoire de création et lieu de représentation. Sous les regards des passants, elle a livré plus de 195 heures de danse au grand air et enregistré une multitude de mémos vocaux pour archiver ses impressions sur les expériences qu’elle y vivait. Point d’orgue d’un périple sensible, état de grâce prolongé, « Marquer le temps » est un hommage aux gens, aux mouvements et aux lieux qui s’impriment dans nos esprits et notre chair, nous prennent à bras le corps pour finalement nous habiter, pour toujours.

    « Marquer le temps » est présentée à la salle d’exposition de la Place des Arts jusqu’au 3 janvier 2020, de 12 h à 20 h. Entrée libre.

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