Le Lien MULTIMÉDIA comprend:

  • 50 numéros du bulletin-HTML
  • Mot de passe pour www.lienmultimedia.com
  • Quotidien par courriel
  • 12 numéros du magazine CONVERGENCE
  • 1 Guide de l’industrie::NUMÉRIQUE
  • 1 Guide de l’industrie::WEB
  • 1 Guide de l’industrie::MOBILE
  • 1 Guide de l’industrie::JEUX VIDÉO
  • 1 Guide de survie::START-UP

CONNEXION

  • Abonnement
  • Publicité
  • Contact
  • Guide industrie
  • Vidéos
  • magazine CONVERGENCE
  • Boutique
  • Numérique
  • Jeux Vidéo
  • Mobile
  • Animation
  • Informatique
  • Arts Médiatiques
  • E-Marketing
  • Ciné-Télé
  • Musique
  • Industrie
  • Réalité virtuelle
  • Intelligence artificielle
  • Entrepreneuriat / Startups
  • Artisans du numérique
  • COVID-19
  • RECEVEZ GRATUITEMENT
    LE BULLETIN QUOTIDIEN [voir un exemple]

    « Frontera » de la chorégraphe Dana Gingras : l’énergie du parkour et de la lumière

    5 décembre 2019, 07h25
         |      Article rédigé par Yves Tremblay.

    Fondée par la chorégraphe canadienne Dana Gingras, la compagnie Animals of Disctinction (AoD) présente à Montréal à la Place des Arts jusqu’au 7 décembre, dans le cadre du programme DanseDanse, une pièce intitulée « Frontera ». Épaulé par quatre musiciens de Fly Pan Am sur scène, le spectacle d’envergure comprenant 10 danseurs profite également des fruits scénographiques d’une résidence québécoise d’artistes du collectif britannique United Visual Artists (UVA), dont un symbolique mur de spots blancs et un balayage triangulaire laser.

    « Frontera » de la chorégraphe Dana Gingras : l’énergie du parkour et de la lumière «Frontera».Photo: Annick Grandmont

    Photos : Adrián Morillo

    Dana Gingras décrit le processus de création du projet « Frontera » débuté il y a trois ans : « C’est un long processus où je travaille thématiquement. Lorsqu’un thème se présente, je propose aux danseurs plusieurs structures possibles, avec lesquelles nous jouons énormément ensemble. Puis lentement, à partir d’une période d’improvisations, j’observe un certain langage qui en émerge. Dans ce cas-ci nous avons passablement travaillé avec le parkour, cet art du déplacement, qui nous a beaucoup inspirés. Nous sommes partis de la marche, on a improvisé et tranquillement une pièce en est ressortie. Les lumières sont arrivées très tôt dans le processus, avec une résidence d’UVA, formant la base de la pièce au niveau structural et ensuite est venue la musique. »

    D’ailleurs, les danseurs ont oeuvré avec les musiciens en studio, apprend-t-on après la première à la Place des Arts, de l’interprète Sovann Rochon-Prom Tep. Interrogée sur les difficultés inhérentes à la danse sous les stroboscopes Caroline Gravel confie : « C’est un défi, surtout pour les sorties de scène, parce qu’on se lance dans le vide, on ne voit rien. C’est un combat avec soi-même, car notre nature humaine, notre instinct de survie, voudrait qu’on se protège. C’est comme si on sortait de notre corps, car on en perd des bouts. Ça nous demande passablement de confiance envers nos collègues également. On se connecte avec notre intérieur par conséquent. » En outre, une bonne quantité d’énergie est communiquée par les musiciens sur scène, ainsi qu’une part d’improvisation, sur les structures et chorégraphies de base, inhérente au direct, nous apprend Dana Gingras. Elle précise aussi que certains programmes de lumières donnent une part de hasard à l’interprétation ainsi qu’au résultat final.

    La chorégraphie, parfois très intense et rythmée, pouvant même en apparence sembler confuse, laisse place à l’unicité de chacun de ses interprètes. Sans les normaliser en un seul bloc, à part quelques moments où tous s’unissent selon des gestes synchronisés, on y uniformise davantage l’énergie globale, selon Dana Gingras. Au-delà de quoi, elle rajoute, notamment à propos de gestuelles répétées : « Dans mon travail j’ai toujours été intéressée à utiliser la répétition, parce que je pense qu’avec elle quelque chose commence à être transmis au corps, une transformation se révèle, et libère une émotion, sans avoir à être émotif. Donc je suis vivement intéressée dans la relation entre l’entrain du rythme et la façon dont le corps y résiste. Il y a un dialogue entre le rythme, la répétition et la fatigue qui en découle. Pour moi, il y a une forme de résilience communiquée par le corps à ce moment-là, une résistance qu’on observe, un truc important pour moi, personnellement et politiquement. » Sans le soutien financier du Centre de création O Vertigo (CCOV), Dana Gingras souligne qu’un tel spectacle avec autant d’artistes y ayant contribué n’aurait pas pu voir le jour, surtout dans le contexte actuel canadien des dernières années, où les productions ne comptent souvent que peu d’interprètes.

    « Frontera »

    • Chorégraphie et direction : Dana Gingras
    • Producteur exécutif : Centre de Création O Vertigo – CCOV
    • En coproduction avec Animals of Distinction
    • Créée avec et interprétée par Robert Abubo, Léna Demnati, Stacey Désilier, Caroline Gravel, Louise Michel Jackson, Justin de Luna, Mark Medrano, Sovann Rochon-Prom Tep, Koliane Rochon-Prom Tep, Lexi Vajda
    • Merci aux interprètes qui ont fait partie intégrante du processus de création Ellen Furey, Esther Rousseau-Morin, Paige Culley
    • Concept visuel et scénographie : United Visual Artists
    • Musique en direct : Fly Pan Am
    • Enregistrement de terrain : Dave Bryant
    • Dramaturgie : Ruth Little
    • Assistante de la chorégraphe et répétitrice : Sarah Williams
    • Costumes : Sandra Richefort
    • Productrice et agente : Sarah Rogers
    • Régisseuse de scène : Mylène Caya
    • Directrice de tournée : Dominique Sarrazin
    • Directeur technique : Jean-François Piché
    • Sonorisateur : Radwan Ghazi Moumneh
    • Développé avec le soutien du Fonds national de création du Centre national des Arts
    • Coproduction : Danse Danse (Montréal), Sydney Festival, CTM Festival (Berlin) & PuSh International Performing Arts Festival (Vancouver)
    • Résidences de création : Centre de Création O Vertigo - CCOV, Place des Arts.

    Intéressé.e à reproduire l'article, la photo ou la vidéo ?

    En bénéficiant de notre licence de reproduction, vous pourrez :

    • publier cet article dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • en modifier la longueur
    • recevoir les photos (et vidéos, si applicable) en haute résolution
    • publier les photos (et vidéos, si applicable) dans vos sites Web, dans vos infolettres, dans vos réseaux sociaux, etc.
    • le contenu devient public sur notre plateforme, ce qui vous octroîe encore plus de visibilité