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    L’économiste Stéfane Marion ne voit pas de récession à l’horizon

    29 novembre 2019, 07h30
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Comment se porte l’économie canadienne et québécoise ? À quoi doivent s’attendre les entrepreneurs, qu’ils dirigent une PME ou une grande entreprise ? La présentation de Stéfane Marion, économiste et stratège en chef à la Financière Banque Nationale, aux Rendez-vous 2019 du Réseau M, propulsé par la Fondation de l’entrepreneurship, a eu de quoi les rassurer. Même s’il les met en garde, leur capacité d’adaptation va être mise à rude épreuve et ils doivent prendre en compte la toile de fonds mondiale.

    L’économiste Stéfane Marion ne voit pas de récession à l’horizon Stéfane Marion.Photo: Sophie Bernard

    Selon le spécialiste, il ne faut pas trop écouter les prophètes de malheur. Les États-Unis n’ont pas connu de récession depuis 143 mois, alors qu’il en survient une tous les cinq ans, toutefois sa phase de maturité n’a commencé qu’il y a 24 mois. « Il faut regarder le cycle par chacune de ses phases, explique Stéfane Marion. Mais prenez garde, le cycle pourrait perdurer. Il demeure possible que les banques centrales expensionnent le cycle. » L’inversion de la courbe de taux d’intérêt pourrait être prémonitoire d’une récession.

    Pour comprendre — ou pour anticiper — l’avenir, il faut intégrer la géopolitique pour la première fois dans l’histoire de l’économie mondiale. Le monde devient plus hostile et les pôles d’influence changent. Les banques centrales ont fortement réagi à la situation géopolitique et les États y ont injecté des liquidités. La possibilité d’une trêve commerciale entre la Chine et les États-Unis aura des répercussions à l’international. Aux yeux de Stéfane Marion, les risques de récession se situent en deçà de 30 %.

    Par contre, la trêve entre les deux grandes puissances économiques risque d’être temporaire, le divorce se trouvant entamé entre la Chine et les États-Unis. Pas un divorce à l’amiable comme Demi Moore et Bruce Willis, mais plutôt comme Brad Pitt et Angelina Jolie, illustre l’économiste et stratège en chef à la Financière Banque Nationale. Et Trump a beau tonitruer, 43 % des ventes américaines se font à l’étranger. Mais Donald Trump se garde bien de dire les vraies choses, son attention étant fixée sur la prochaine élection.

    « Pour la première fois depuis les années 1950, le taux de chômage se situe à 3 %, précise le spécialiste. Le marché va demeurer porteur. Nous vivons dans un monde de moins de globalisation depuis la chute du mur de Berlin, alors qu’on assistait à de moins en moins d’inflation et de plus en plus de globalisation. Mais la courbe va s’inverser. »

    Les entrepreneurs doivent prendre la guerre au changement climatique à bras le corps. À partir de janvier 2020, l’Organisation maritime internationale appliquera un plafond mondial de 0,50 % m/m (masse par masse) de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires. Or, 90 % des échanges commerciaux se font par bateau. « Et ce n’est qu’un début, lance Stéfane Marion. Je reste très sceptique, mais les entrepreneurs ne peuvent pas l’ignorer dans leur plan d’affaires. » Déjà, la Suède n’achète plus d’obligations de l’Alberta, préférant celles du Québec. Les coûts du transport vont augmenter de 200 %, met-il en garde.

    La cote canadienne va plutôt bien et celle du Québec se porte très bien. Les profits se trouvent à un sommet de tous les temps. À noter, 70 % de la croissance de la population vient de l’immigration, qui demeure très importante pour l’économie. La croissance canadienne s’avère plus forte que celle de la France et du Royaume-Uni réunis, pour une population de 37 millions comparée à 137 millions de l’autre côté de l’Atlantique. Plus encore, 67 % des immigrants possèdent un diplôme postsecondaire. « Nous réussissons à aller chercher du talent, indique l’économiste. Et comme ils sont éduqués, ils s’intègrent bien au marché du travail. C’est sans précédent. » Pour les entreprises québécoises, ce bassin de talents est important, mais pour le gouvernement aussi, qui peut compter sur des entrées d’argent. »

    Mais, il y a un envers à la médaille, parfois les choses vont trop bien. Les salaires augmentent et les travailleurs ont la bougeotte. Le Québec vit une pénurie extrême de main-d’oeuvre. La seule façon d’y pallier demeure de mettre en place une politique d’immigration. Drummondville et dix municipalités avoisinantes se sont dotés d’outils pour attirer les immigrants, en s’assurant de les garder et de les intégrer.

    Cet article est tiré de la deuxième édition du Guide de survie :: STARTUP, un ouvrage de référence unique regroupant, dans plus de 200 pages, des conseils d’experts et d’entrepreneurs pour s’inspirer ; des trucs et astuces pour démarrer et développer son entreprise ; une série de reportages sur des entreprises émergentes à surveiller ainsi qu’un guide pratique présentant des centaines de ressources pour vous aiguiller et vous accompagner

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