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    Richard Chartier : 20 ans dans l’espace du son

    4 octobre 2019, 07h20
         |      Article rédigé par Marie-Hélène Brousseau.

    L’artiste sonore Richard Chartier était de passage à Mutek cette année pour la présentation de « Duo », une toute première collaboration avec la compositrice minimaliste France Jobin. Proposée dans le cadre de la série A/Visions du festival, la performance était accompagnée des compositions visuelles de Markus Heckmann. Le Lien MULTIMÉDIA a discuté avec Richard Chartier de cette collaboration et, sur une note plus générale, de l’essence de son travail de compositeur minimaliste.

    Richard Chartier : 20 ans dans l’espace du son Les images de Markus Heckmann sur «Duo», Mutek 2019.Photo: Vivien Gaumand

    Richard Chartier et France Jobin se sont rencontrés il y a 18 ans à Mutek et sont rapidement devenus amis. S’ils en sont à leur première collaboration près de 20 ans plus tard, ce n’est pas faute d’avoir imaginé plusieurs fois travailler ensemble. Pour le compositeur, tout est une question de timing et le temps était bel et bien venu cette année : le résultat est concluant ! « J’aime les collaborations où après s’être échangé un morceau quelques fois nous ne savons plus qui a fait quoi sur le projet. J’aime quand on commence à travailler comme l’autre, quand il y a une espèce de fusion entre les collaborateurs. C’est ce qui est arrivé entre France et moi. »

    C’est pour se pencher sur l’ébauche d’une pièce drone qui comprenait au départ une quinzaine de minutes que Richard Chartier, américain établi à Los Angeles, a approché la musicienne montréalaise. Un morceau qui s’inscrivait dans la continuité d’une série amorcée en collaboration avec l’artiste californien ELEH, qui n’était pas disponible pour collaborer cette fois-ci. « La pièce n’était pas finie, elle avait besoin de quelque chose et je n’étais pas en mesure de décider quoi. J’ai eu un flash, c’était le moment de travailler avec France. Son travail minutieux, subtile et détaillé, très similaire au mien, collait parfaitement au projet. On s’est dit : commençons là et voyons ce qui arrive. »

    « Duo » est né quelques mois plus tard : constitué de 5 pièces de 9 à 17 minutes, paru sur l’étiquette japonaise mAtter, l’album tissé d’électricité statique et de vibrations drones porte une qualité sonore particulièrement remarquable sur vinyle. Résultat auquel Stephan Mathieu, un « maître du mastering », a grandement contribué : « Le mastering pour vinyle est une science très particulière, rappelle à ce sujet Richard Chartier. Nous avons dû changer des éléments sonores, ajuster certaines fréquences, pour que tout soit pressé sur disque et jouable sans faire capoter l’aiguille. Or, le résultat est incroyable. Une musique aussi minimale, avec autant d’espace et autant de variations de fréquences, qui sonne de cette façon sur disque, c’est impressionnant ! »

    Considéré comme l’une des figures clés de l’art sonore minimaliste, explorant notamment les rapports entre sons, silences et perceptions, le fondateur de l’étiquette Line, qui a fait paraître un premier album il y a plus de 20 ans, a mis du temps à se définir lui-même comme compositeur. Le matériel qu’il propose est aussi difficilement catégorisable : est-il destiné aux musées, aux galeries ou aux espaces à vocation musicale ? L’artiste, qui n’a par ailleurs pas de formation musicale académique et qui a plutôt étudié en peinture, a appris à vivre avec les ambigüités propres au genre qu’il explore.

    Et dans son projet parallèle « pinkcourtesyphone », qui propose des tensions émotionnelles plus présentes, des lignes mélodiques et des notes d’humour, Richard Chartier, aussi DJ depuis 1991, se donne l’occasion de se rapprocher d’un certain univers pop. « "pinkcourtesyphone" est cette autre moitié de moi. Les pièces abordent des thématiques et font référence à mes propres obsessions pour la musique pop, la musique industrielle, le lounge, l’exotica, pour le genre (gender), pour les films de Fassbinder et pour tout ce qui renvoie à cette fausse perfection du milieu du 20e siècle, à la nostalgie de cette utopie qui n’a finalement jamais existé. »

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