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    La Caisse Desjardins de la culture, un outil toujours aussi pertinent pour les membres de l’UDA

    18 octobre 2019, 00h20
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    En 1993, Serge Turgeon, alors président de l’Union des artistes, écrivait dans un éditorial : « Devant les limites du pouvoir subventionnaire, il faut en faire plus en se montrant responsable et inventif ». Cette déclaration lançait officiellement l’idée d’une caisse d’économie de la culture. Deux ans auparavant, il avait déjà lancé l’idée de trouver une façon de donner aux artistes une solution pour faciliter l’accès au crédit. Ainsi est née la Caisse Desjardins de la Culture. Sophie Prégent, actuelle présidente de l’UDA, et Michel Laperrière, vice-président, sont revenus sur l’histoire de cette institution toujours pertinente.

    La Caisse Desjardins de la culture, un outil toujours aussi pertinent pour les membres de l’UDA Sophie Prégent et Michel Laperrière.Photo: Sophie Bernard

    Il faut dire que les années 1990 ont été foisonnantes dans le milieu culturel. On a vu la naissance de la SODEC et du CALQ, mais aussi de la Loi sur le statut de l’artiste, chère au bouillonnant Serge Turgeon. « C’était une époque effervescente et le milieu s’est structuré, se souvient le vice-président de l’UDA. La Loi sur le statut de l’artiste s’est avérée très importante. Serge Turgeon était de son temps et de son époque, alors que la collectivité était très importante. »

    À cette époque, l’Office national du film possédait déjà sa propre caisse. Or, c’est à cette caisse, qui regroupait alors quelques professionnels de l’ONF, que s’est greffée la Caisse Desjardins de la Culture. Et la création de cette coopérative financière dédiée à 100% au milieu culturel a fait boule de neige : la majorité des associations et regroupements d’artistes du Québec s’y sont joints avec le temps, preuve de la pertinence de l’institution pour le milieu. « La Caisse connaît encore aujourd’hui un essor et il y a encore de la place pour la faire grandir », note Michel Laperrière qui, en plus de son poste au sein du conseil d’administration de l’UDA, siège à titre d’administrateur au conseil d’administration de la Caisse de la Culture.

    25 ans plus tard, les liens demeurent étroits entre le syndicat et l’institution financière. La Caisse de la Culture, rappelle Sophie Prégent, soutient la Fondation des artistes que Michel Laperrière préside. La Caisse investit 25 000 $ par année, avec une garantie de quatre ans, dans cette fondation qui aide les artistes dans le besoin. D’ailleurs, les investissements d’ARTISTI, la société de gestion des droits des artistes interprètes, se trouvent à la Caisse de la Culture. « Nous entretenons des relations très étroites, en toute indépendance, ajoute Sophie Prégent. Même à l’intérieur du Mouvement Desjardins, elle demeure très rentable. Il faut la regarder comme un joyau précieux. »

    Si le statut des artistes est encore souvent précaire, les résultats positifs que la Caisse enregistre aujourd’hui déboulonnent certains mythes à leur égard, dont leur capacité d’épargne et le respect de leurs engagements financiers. Cela faisait aussi partie de l’idée de départ de l’ancien président de l’UDA : que les artistes se prennent en main, rappelle Michel Laperrière. « L’idée de créer une caisse visait à repousser les limites, poursuit Sophie Prégent. Tout n’est pas gagné, nous demeurons encore des bibittes à part. Nous demeurons toujours en marge de la société, d’où la pertinence encore aujourd’hui de la Caisse. »

    « Je souhaite que la Caisse soit comprise par les artistes, qu’ils réalisent qu’elle est un outil formidable, insiste Michel Laperrière. Je voudrais aussi que le plafond de verre soit brisé, que les artistes allophones, anglophones et les nouveaux arrivants comprennent son importance et la rejoignent. La connexion doit se faire, il y a encore un mur à franchir. »

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