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    Sara Hanley fait ses premiers pas en tant que chorégraphe avec « La Théorie des ensembles »

    11 octobre 2019, 06h50
         |      Article rédigé par Oriane Morriet.

    Tout à la fois chorégraphe et interprète de « La Théorie des ensembles », Sara Hanley décrit la pièce de danse qu’elle a créée pour l’édition 2019 du Festival Quartiers Danses comme une performance solo doublée d’une installation sonore. Une première oeuvre chorégraphique qui a demandé à Sara Hanley de gérer la partie artistique de la production, tout comme sa partie matérielle. De façon très intime, la pièce revient sur son expérience de la mort, qu’elle a vécue de l’intérieur il y a de cela quelques années. Entretien avec Sara Hanley, depuis longtemps interprète et désormais également chorégraphe, pour faire le point sur les défis de la création de « La Théorie des ensembles ».

    Sara Hanley fait ses premiers pas en tant que chorégraphe avec « La Théorie des ensembles » «La Théorie des ensembles» de Sara Hanley.Photo: Julien Laperrière

    Débutant sa carrière de danseuse en 1997 à Montréal, Sara Hanley a travaillé avec de nombreux chorégraphes aux styles divers et variés : James Viveiros, Sylvain Emard, Maria Kefirova, Dominique Porte, Deborah Dunn, la Fondation Jean-Pierre Perreault, entre autres. « Mon travail d’interprète est très important, mais j’ai aussi parallèlement toute une pratique en arts visuels, plutôt du côté de l’enseignement », précise-t-elle. Chargée de cours à temps partiel à l’Université Concordia, Sara Hanley aime le contact avec les élèves. Elle n’hésite donc pas à s’engager auprès des communautés. « J’ai travaillé sur des projets ponctuels avec des personnes aveugles, avec des personnes sourdes, avec des personnes itinérantes, avec des personnes âgées... », développe-t-elle.

    Représentée au Musée d’art contemporain de Montréal dans le cadre du Festival Quartiers Danses, « La Théorie des ensembles » » est la première création chorégraphique de Sara Hanley. L’artiste décrit d’abord cette pièce comme une performance solo d’une trentaine de minutes interprétée par elle-même. En complément de cette performance, une installation sonore a été conçue en collaboration avec le musicien Jonathan Goulet pour mettre en valeur le mouvement. « Cette pièce, c’est un duo entre l’installation et moi. J’y danse aussi avec une corde, que je manipule au sol, et qui est très pratique et visuellement très parlante », décrit-elle. Dessinant des espaces en perpétuelle mutation, le jeu de la chorégraphe avec la corde travaille les notions de frontière et de limite.

    Pour la conception de « La Théorie des ensembles » Sara Hanley est partie d’une expérience très personnelle. « J’ai vécu le processus de la mort de l’intérieur, et c’est de ça que je voulais parler, et non pas du deuil, qui est le vécu de la mort de l’extérieur », confie-t-elle. Atteinte il y a quelques années d’une maladie infectieuse grave, la chorégraphe a ainsi vécu la dissolution de son propre corps, ce qui aurait pu la conduire à la mort. « C’était comme un passage à une autre matérialité. J’ai frôlé la mort, car ça a été une infection fulgurante », insiste-t-elle. Aujourd’hui guérie, l’expérience hante cependant toujours le quotidien de Sara Hanley.

    Sachant depuis le début de la conception qu’elle voulait inclure dans son solo de danse une présence sonore, Sara Hanley a fait appel à Jonathan Goulet pour mettre au point un accompagnement musical. « Je voulais que la trame sonore rappelle des éléments de la nature : les tremblements de terre, le vent, etc. », raconte-t-elle. La collaboration entre les deux créateurs s’est faite de manière très simple. Sara Hanley a exposé à Jonathan Goulet ses intentions, puis lui a montré son solo. De là, le musicien a proposé une trame sonore évocatrice pour accompagner le mouvement chorégraphique.

    En termes d’esthétique, Sara Hanley a cherché, avec « La Théorie des ensembles », à développer une signature chorégraphique, en abordant le mouvement de manière très personnelle. « J’ai travaillé pendant vingt ans avec plein de chorégraphes. J’ai incorporé leur signature à eux, leurs approches, mais là, je voulais aller à l’essence de ce que moi je pouvais proposer », déclare-t-elle. Ce travail d’introspection a donc été pour Sara Hanley un passage nécessaire pour son développement artistique. Le travail de la chorégraphie l’a en effet emmenée à un tout autre niveau que le travail d’interprète dont elle a l’habitude. « C’est autant un travail de création, que de gestion des collaborateurs, de gestion des budgets, etc. », souligne-t-elle.

    En termes de collaboration, Sara Hanley a aussi demandé à Dominique Porte de lui prêter ses yeux afin d’avoir un point de vue extérieur. « Elle m’a vraiment aidée à déjouer certaines habitudes. Elle m’a aidée à identifier les qualités de présence, c’est beaucoup ça que je travaille, et à rester fidèle à ces qualités qui sont la base de la pièce », conclut la chorégraphe. Une aide qui a été possible grâce à l’amitié que partage les deux femmes, tant dans le travail que dans leurs vies personnelles.

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