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    L’architecture, friande de technologies

    7 juin 2019, 07h28
         |      Article rédigé par Sophie Bernard.

    Le cabinet Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes compte 135 personnes et a travaillé sur de nombreux projets primés, dont la conversion du Planétarium Dow de l’ÉTS et la Maison des étudiants de l’ÉTS. La firme oeuvre actuellement sur le Pavillon des Sciences de l’Université de Montréal et le dernier pavillon du CHUM. Le numérique prend de plus en plus d’importance dans les métiers de l’architecture, a expliqué Anik Shooner lors d’une conférence présentée à MTL Connecte au Centre canadien d’architecture.

    L’architecture, friande de technologies Anik Shooner.Photo: Sophie Bernard

    C’est il y a 4 600 ans que l’on voit apparaître le métier d’architecte. Du dessin sur pierre, puis sur papier, le métier a commencé à utiliser les outils numériques avec l’apparition des ordinateurs Apple, avec AutoCAD. C’était aussi l’époque du télex qui est devenu fax qui est devenu Internet, rappelle l’architecte. « Finalement, le passage du dessin à la main à AutoCAD a été important, mais pas aussi important que l’arrivée de BIM Revit, note Anik Shooner. Dessiner en 3D s’avère plus complexe. Cela oblige à faire des concepts intégrés. On le faisait avant, mais aujourd’hui, on doit travailler de plus près avec les ingénieurs. La réalité virtuelle augmentée aide beaucoup, mais aussi la cueillette d’informations par drone, l’impression et la fabrication 3D, la modélisation, mais aussi la solution visuelle/timelaps. »

    L’intelligence artificielle s’ajoute à l’arsenal de technologies utilisées en architecture, même si elle demeure plus complexe à utiliser. Le MIT fait beaucoup de recherche pour voir comment l’IA va aider les architectes dans leur travail. Cette technologie permet les études des vents, par exemple en utilisant des modèles d’études de tunnels de vents à partir des maquettes, pour que les fenêtres puissent résister aux charges de vent, entre autres. « Le processus de design permet d’étudier les éléments comme l’ensoleillement, la forme et la fonctionnalité du bâtiment, précise-t-elle. On utilise aussi d’autres technologies, comme la sérigraphie. Nous le faisons avec des logiciels au bureau pour trouver des soleils, puis les fabricants travaillent à partir de ça. Nous utilisons aussi les nuages de points pour mesurer l’espace. Aujourd’hui, nous embauchons des entreprises pour faire ces nuages de points que nous transformons ensuite avec Revit. »

    À ses yeux, l’IA, ce n’est pas bien compliqué, puisqu’il s’agit de méga données que l’on fait traiter par un ordinateur. Cette méthode n’est pas encore énormément utilisée, mais ça ne saurait tarder, puisque des logiciels sont actuellement en expérimentation. « Cela ne va pas remplacer l’architecte, précise toutefois Anik Shooner. Il faudra toujours quelqu’un qui passe, mais cette technologie peut aller assez loin. » On voit aussi arriver les robots pour la construction, la robotisation en usine se trouvant déjà largement utilisée. Également, on voit apparaître de nouveaux matériaux, des biomatériaux intelligents, qui peuvent, par exemple, changer la couleur du verre selon la période de la journée. Évidemment, tout dépend des budgets, met en garde l’architecte.

    Les technologies ouvrent de nouvelles possibilités, comme une compréhension davantage commune, aujourd’hui, une plus grande transparence qui permet d’éduquer sur ce qu’est l’architecture. « Aujourd’hui, on peut faire participer les gens qui vont utiliser le bâtiment, avance Anik Shooner. En matière d’innovations et d’inventions, l’architecte doit se tenir au courant de ce qui existe, je pense notamment à l’intégration de l’art à l’immeuble. » L’architecture s’intéresse de près au développement durable, un élément qui prend de l’importance et qui demande beaucoup de calculs qui peuvent se réaliser avec la technologie.

    La réalité virtuelle n’est pas juste un jeu, elle permet de voir le bâtiment de l’intérieur, la volumétrie. Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes l’utilise, entre autres, pour l’immeuble de la Banque Nationale sur la rue Robert-Bourassa, la qualité du dessin donnant la possibilité de voir comment le bâtiment s’intègre dans la ville.

    L’architecture vise aussi à réinventer le milieu de vie. « Les gens travaillent maintenant avec la technologie, note Anik Shooner. On voit de plus en plus de projets mixtes, réunissant les bureaux, le résidentiel et le commercial. On conçoit beaucoup d’espaces ouverts, pour l’accès au WiFi et pour que les gens se rencontrent. Les jeunes veulent une connexion avec les autres. » Et malgré tout, comme on est tous humains et qu’il faut rester en santé, d’où la conception de design actif, avec des escaliers et des espaces pour se déplacer.

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