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    Kassiwi Media : créer des ponts, provoquer des rencontres

    27 mai 2019, 11h15
         |      Article rédigé par Frédéric Bouchard.

    Le nom de la boîte de production Kassiwi Media n’a pas été sélectionné aléatoirement. En langue abénaquise, Kassiwi signifie « ensemble », une philosophie que cherchait à véhiculer Julie O’Bomsawin au sein de la compagnie qu’elle a cofondée aux côtés du réalisateur Jean-François Proteau et en partenariat avec Attraction Images. « Nous avons eu envie de travailler sur des projets que nous ne voyions pas nécessairement à l’écran. Et nous avions envie de raconter des histoires sensibles à nos yeux », confie la productrice et présidente en entrevue avec Qui fait Quoi.

    Kassiwi Media : créer des ponts, provoquer des rencontres Julie O'Bomsawin.Photo: Courtoisie

    Abénaquise, Julie O’Bomsawin a grandi à l’extérieur de sa communauté d’appartenance qui se trouve à Odanak. Baignant dans la culture dès ses plus jeunes années en prenant part au collectif Danse lab Pildowi fondé par sa mère Hélène O’Bomsawin, elle termine un baccalauréat en communication à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) en 2001.

    À sa sortie des bancs d’école, elle travaille comme scripte et assistante à la réalisation sur des plateaux de tournage, tant pour le cinéma que pour la télévision. Puis, elle se fait offrir de participer au tournage d’un documentaire autochtone à titre d’assistante à la réalisation. « Ça a changé plein de choses pour moi. J’avais l’impression que je pouvais servir à quelque chose de plus », se rappelle la productrice.

    Jean-François Proteau et elle cofondent Kassiwi Media le 16 septembre 2015 en partenariat avec Attraction Images. « L’avantage pour moi est de bénéficier de toute leur infrastructure. À l’interne, il y a un service juridique, un service de paie. Ça me permet de me concentrer sur le contenu », souligne Julie O’Bomsawin.

    APTN est le premier réseau qui fait confiance à Kassiwi Media en fournissant les fonds nécessaires pour le développement d’un premier projet de série documentaire, « Policier autochtone ». Une première version déclinée sous 13 épisodes de 30 minutes sera disponible en surimpression vocale alors qu’un deuxième montage sera en version française et inclura 20 % de contenu tourné originalement en langues autochtones.

    « L’idée, c’est l’homme derrière l’uniforme qui travaille chez lui ou oeuvrant dans une nation autre que la sienne ou dans une communauté non autochtone. Comment est-ce qu’il vit ça au quotidien ? C’est un documentaire d’observation. Nous sommes aux premières loges. La caméra est dans la voiture avec les policiers. Nous les suivons pour comprendre ce à quoi ils sont confrontés, mais aussi leurs fiertés et les valeurs sous-jacentes qui les animent », décrit Julie O’Bomsawin.

    Kassiwi Media a également vendu le projet à RDI qui diffusera la série en 6 épisodes d’une heure.

    « Nous essayons de faire de la télévision sensible. Ça semble simple, mais la notion de respect et le temps que nous prenons pour bâtir la confiance avec les intervenants font une très grosse différence », mentionne la productrice.

    En parallèle, la maison de production a réalisé deux unitaires pour ICI Radio-Canada. « Rite de passage », basé sur un concept initié par Manon Barbeau, fait vivre une immersion dans le mode de vie traditionnel des Premières Nations à deux Québécois qui sont d’anciens narcodépendants. « C’est une rencontre, un pont ce projet. Nous parlons beaucoup de réconciliation aujourd’hui. Pour qu’elle ait lieu, il faut se connaître davantage et être ensemble, explique la présidente de Kassiwi Media. Il faut que les gens arrêtent de voir de la différence et y perçoivent plutôt de la richesse. »

    D’après cette dernière, l’enjeu majeur de la représentation autochtone est de montrer une image actuelle des Premières Nations. Encore aujourd’hui, les images qui sont proposées aux spectateurs et aux spectatrices sont figées dans le temps.

    « La représentation des nations autochtones à la télévision n’est pas si présente, constate la productrice. Il y a un moment, présentement. Les gens commencent à comprendre ce qu’ils ne savaient pas. Il y a un mouvement global facilitant à l’heure actuelle. Je pense que c’est l’occasion de bénéficier de cette ouverture pour montrer aux gens la beauté, la force et la richesse des cultures autochtones au Québec. Il faut réaliser qu’il y a plusieurs nations. La réalité est plurielle. »

    Le défi pour Kassiwi Media, selon Julie O’Bomsawin, est de perdurer dans le temps. Et avec une présidente passionnée, portée par ses convictions et soucieuse de s’associer avec des collaborateurs autochtones, dont son frère Alexandre O’Bomsawin qui a conçu la musique pour « Rite de passage » et « Policier autochtone », la jeune entreprise est entre bonnes mains.

    « C’est beaucoup plus qu’un travail. Kassiwi est un projet de vie, déclare la productrice et cofondatrice. La compagnie me sert à vivre au quotidien une responsabilité que j’ai. C’est un attachement que j’ai par rapport à d’où je viens, à qui je suis. J’ai une responsabilité pour ceux qui m’ont précédée, mais envers les prochains aussi, afin d’assurer une relève et de créer des références. »

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