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    De Québec au reste du monde : le cinéma de Samuel Matteau

    7 mars 2019, 20h08
         |      Article rédigé par Thomas Monteil.

    Figure aujourd’hui bien connue de l’industrie filmique québécoise, Samuel Matteau s’est fait connaître pour s’essayer à tous les genres d’expression relative à la création et la transmission d’image. Des courts et longs métrages aux thèmes variés, jusqu’à la websérie interactive plongée dans les rues du Québec. Retour sur la carrière d’un créateur éclectique.

    De Québec au reste du monde : le cinéma de Samuel Matteau Samuel Matteau.Photo: Elias Djemi

    « Je suis né au début d’Internet, je suis donc un hybride entre le cinéma traditionnel et le Web. Est-ce que le Web est en train d’influencer la façon de faire du cinéma ou est-ce le cinéma qui influence le Web ? ». En 2012, le réalisateur exprimait sa pleine conscience de vivre dans une période charnière de l’industrie du Web et du cinéma. Samuel Matteau avait alors déjà participé au lancement de la maison de production Saga Film à Québec en 2006, avant de vendre ses parts, pour devenir à nouveau réalisateur indépendant. À cet instant déjà, il connaît certains des rouages qui deviendront indispensables pour les réalisateurs avec l’avènement d’Internet. Son expérience avec la websérie « La Cité » lui permet d’appliquer ces nouveaux codes : « Un chat, c’est mignon, donc les gens vont cliquer sachant qu’ils vont voir un chat faisant quelque chose de drôle, illustre Samuel Matteau. Mais une image d’un ballon rouge dans une ruelle, est-ce que ça va faire cliquer ? Pour "La Cité", nous avons voulu donner des images symboliques fortes, comme celle de la fille qui pleure en mangeant un cupcake ou celle qui danse dans une laverie. Ce sont des images qui se contredisent, donc qui incitent les internautes à cliquer. »

    Avec « La Cité », Samuel Matteau présente plusieurs quartiers de Québec ; entre autres Saint-Sauveur, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch et le Vieux-Limoilou, par des vidéos. Le projet s’adresse à un public mondial, mais les idéateurs veulent que les gens des quartiers présentés se reconnaissent. « Nous jouons sur le phénomène de proximité, note Samuel Matteau. Nous croyons à l’importance de s’adresser aux gens qui nous entourent, de créer des micros communautés, pour donner le goût aux gens de se parler. Plus on s’ouvre sur le monde, plus on ressent le besoin de revenir sur nous-mêmes. »

    Par cette perception du monde de la vidéo, Samuel Matteau s’implante dans le paysage urbain québécois, et réalise des courts métrages en adéquation avec sa personnalité. En 2013, avec ses compères Yannick Nolin, Michaël Pineault, Elias Djemil et Guillaume Fournier, ils réalisent « El Djazaïr mon amour ! », un enchaînement de dix courts métrages avec pour thématique l’amour et l’intention de faire passer de nouveaux ponts culturels entre l’Algérie et le Québec. Cinq de ces courts métrages seront ainsi présentés en préouverture du Festival de Cinéma de la Ville de Québec en 2014. Fort de son succès, il se lance l’année suivante dans un de ses plus gros projets : son premier long métrage baptisé initialement « Squat ».

    Pour le scénario, Samuel Matteau s’est inspiré librement du roman « Haine-moi ! » de Paul Rousseau, écrit dans les années 1990. On y raconte l’histoire de deux meilleurs amis adolescents qui ont une envie commune, celle de fuguer. L’un d’entre eux en vue de s’exiler, et l’autre, pour partir à l’aventure. « Ils se retrouveront dans la rue et rencontreront un groupe d’orphelins qui vivent dans un squat, précise le réalisateur. Ça porte sur la façon dont leur amitié réussira à survivre à travers l’initiation de la rue.  » Accompagné de François Gamache, avec lequel le cinéaste a partagé de nombreuses collaborations, il affirme que la ville est « un énorme terreau fertile d’imagerie et de sujets ».

    Pourtant, constate-t-il à son désarroi, très peu de longs métrages dans le panorama du cinéma québécois ont été tournés ici. Contre vents et marées, Samuel Matteau va se battre pour obtenir les financements nécessaires au film. Il obtiendra un soutien par le Québec de 200 000 $ à la production du film « Squat », en raison notamment « de son impact positif sur l’industrie cinématographique et télévisuelle de Québec ». Le réalisateur, proche de ses valeurs et de sa région multiplie comme à son habitude les projets.

    À l’heure actuelle toujours en travail sur un deuxième long métrage au titre encore non divulgué, il n’oublie pas ses racines Web et a réalisé en 2018 « Grand Froid ». Une expérience de réalité virtuelle rétro futuriste décrite ainsi par l’auteur : « L’oeuvre témoigne d’une vision entre l’interactivité et le cinéma, car c’était vraiment important pour nous d’avoir une touche cinématographique. Mon background de cinéaste a nourri l’aspect contemplatif de l’oeuvre ». Peu de thématiques et de supports peuvent se dire exempts du processus créatif de Samuel Matteau.

    Texte : Thomas Monteil, à partir de textes et d’entrevues réalisées par Matthieu Dessureault, Sophie Bernard, Frédéric Bouchard et Justine Baillargeon.

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