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    « À quelle heure commence le temps ? » : suite d’un Hommage collectif à Gilles Tremblay

    23 janvier 2019, 00h05

    Dans la foulée d’un premier hommage rendu à la voix rassembleuse de Gilles Tremblay en janvier 2018, l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), l’Ensemble Paramirabo et le Conservatoire de musique de Montréal s’unissent à nouveau pour célébrer, le 25 janvier prochain, la musique de ce grand compositeur et pédagogue canadien disparu en 2017.

    « À quelle heure commence le temps ? » : suite d’un Hommage collectif à Gilles Tremblay Gilles Tremblay.Photo: ecm.qc.ca

    S’adjoignant cette fois les forces vives du quintette à vent Choros, de Magnitude6 et des solistes réputés Vincent Ranallo (baryton) et Louise Bessette (piano), les différents ensembles et solistes réunissant 15 musiciens, dirigés par Véronique Lacroix, interpréteront — sur un texte de Bernard Lévy — la très poétique « À quelle heure commence le temps ? » qui célèbre cette année le 20e anniversaire de sa création.

    Le sifflement des vents porteurs de l’amour... et Le Signe du lion compléteront ce programme, de même que le Triojubilus — également joué l’an passé — dont la reprise vise à bien ancrer ce répertoire dans la tradition d’interprétation musicale. Ce concert sera immédiatement précédé d’une table ronde parcourant l’héritage du compositeur, alors qu’une conférence de Vincent Ranallo sur ses œuvres vocales aura lieu la veille au Centre de musique canadienne au Québec.

    Gilles Tremblay, décédé en juillet 2017, est l’un des piliers de la création musicale contemporaine québécoise. Il a inspiré et formé plusieurs générations d’interprètes et de compositeurs canadiens, dont les codirecteurs artistiques de cet hommage, Véronique Lacroix et Jeffrey Stonehouse. Le répertoire de ce créateur représente une grande valeur patrimoniale auprès de la communauté musicale québécoise. Cet hommage de l’ECM+ et de ses partenaires se veut récurrent au fil des prochaines années pour que sa musique continue de résonner et de se transmettre aux générations futures.

    Conférence de Vincent Ranallo autour de la musique vocale de Tremblay

    En complément de cet hommage, la Société québécoise de recherche en musique (SQRM), le Centre de musique canadienne (CMC) et l’ECM+ proposent une conférence avec Vincent Ranallo, baryton, sur la musique vocale de Gilles Tremblay. Véritable modèle d’inventivité, de richesse évocatrice et de savoir-faire technique, celle-ci fait valoir un lyrisme universel, reflets de toute sa création. L’auteur du texte « À quelle heure commence le temps ? » sera également présent pour en lire des extraits. Tirant profit des ressources du CMC, le baryton et chercheur explore les implications poétiques et créatives liées à l’interprétation de ce chant. Conjuguant écoute active, exemples en direct et observation de partitions, il propose une prise de contact conviviale avec un univers sonore riche et stimulant.

    Table ronde préconcert : Gilles Tremblay : lumières porteuses

    En introduction au concert, l’ECM+ et ses partenaires convient le public à une table ronde dès 18 h 30. D’anciens élèves de Gilles Tremblay et autres spécialistes de sa musique partageront leur expérience et leur connaissance de cet héritage musical inspirant.

    Gilles Tremblay (1932 – 2017)

    Ses études au Conservatoire de musique du Québec et au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, les institutions qu’il a fréquentées, et surtout le nombre de musiciens chevronnés qui ont participé à sa formation professionnelle, font de Gilles Tremblay l’un des compositeurs de sa génération ayant obtenu l’éducation la plus complète. En effet, après avoir bénéficié de l’enseignement de Claude Champagne, Jean Papineau-Couture, Isabelle Delorme, Jean Vallerand et Germaine Malépart à Montréal, il s’installe à Paris où il suit entre autres les fameux cours d’analyse d’Olivier Messiaen. Son séjour en Europe lui permet également d’assister aux cours d’été de Darmstadt et de faire la connaissance de piliers de la musique du 20e siècle, dont Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Iannis Xenakis et Pierre Schaeffer.

    Un pédagogue dévoué

    Dès son retour au Québec, Gilles Tremblay se fait connaître par les cours d’analyse qu’il offre d’abord au Centre d’arts Orford, puis au Conservatoire de musique du Québec, à Québec, avant d’être nommé responsable de la classe d’analyse au Conservatoire, à Montréal, en 1962 et des cours de composition en 1967, postes qu’il occupera jusqu’en 1997. Ces cours, entièrement inspirés de ceux qu’offrait Olivier Messiaen à Paris, sont particulièrement novateurs et formateurs dans la mesure où le compositeur relie entre elles des oeuvres phares de l’histoire de la musique, établissant des passerelles entre le passé et le présent. Du chant grégorien à la polyphonie de Guillaume de Machaut, de Monteverdi à Mozart et à leur prolongation sur les œuvres du 20e siècle, Tremblay fait découvrir un univers où l’histoire ne se présente pas comme une série de ruptures, mais au contraire comme une continuité dans la recherche d’une expression personnelle et vivante de la musique. Ces cours ont profondément marqué toute une génération (et même deux ou trois) de compositeurs québécois.

    Un créateur inspiré

    L’approche particulière de Gilles Tremblay d’une histoire sans ruptures se reflète également dans ses œuvres qui, au rythme presque d’une nouvelle création annuellement, ont enrichi le répertoire d’oeuvres classiques québécoises présentées sur tous les continents. « Il faut faire la différence entre la tradition et les mauvaises habitudes », disait Varèse. Tremblay, mieux que tout autre, a su amalgamer dans un tout cohérent ces deux pôles : tradition et modernité. Tout en étant éminemment de son temps, le compositeur a toujours refusé d’être en rupture avec l’histoire du langage. C’est ce qui faisait la force de son cours d’analyse : la valeur qu’il accordait à la tradition. C’est ce qui transparaît dans son oeuvre.

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