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    Don d’une sculpture majeure de Lynn Chadwick au Musée des beaux-arts de Montréal

    23 octobre 2018, 00h05

    Trônant devant le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), la sculpture « Figure vêtue d’une cape IX » du sculpteur britannique de renommée mondiale Lynn Chadwick (1914-2003) fait désormais partie de la collection du Musée. Cette acquisition a été rendue possible grâce au généreux don de la famille Peress en l’honneur de leurs parents, les Montréalais Simha et Maurice S. Peress.

    Don d’une sculpture majeure de Lynn Chadwick au Musée des beaux-arts de Montréal Lynn Chadwick (1914-2003), «Figure vêtue d’une cape IX», 1978, fonte 1989, bronze, 2/6, fonte Burleighfield, Loudwater (Angleterre).Photo: MBAM, Denis Farley

    « Quinze ans après son décès en 2003, quelle joie d’acquérir une oeuvre monumentale du grand sculpteur britannique, Lynn Chadwick ! Après le don exceptionnel par la Banque CIBC de la sculpture Figure allongée, en trois morceaux, numéro 1 (1961-1962) du sculpteur Henry Moore, en 2017, le MBAM continue d’embellir ses espaces d’art public au profit de tous les Montréalais et de tous ses publics. Collectionné du MoMA à Beaubourg, Chadwick était un sculpteur accompli, d’une grande ingéniosité et d’une remarquable virtuosité technique. Héritier de la génération de Moore et Hepworth, il est le contemporain de César. Il réalisa des mobiles… comme Calder, autre géant à qui le Musée rend hommage cet automne. Si le célèbre historien de l’art, Herbert Read – dont le MBAM possède un admirable portrait – a qualifié son art de “geometry of fear” dans cette période de guerre froide, l’artiste n’intellectualisait pas tant ses créations, sa veuve soulignant son humour constant. Merci à Philippe Peress qui, avec sa famille établie d’Europe aux Amériques, ancre sa ville de naissance, Montréal, un peu plus dans notre cœur grâce à ce geste symbolique et généreux », déclare Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM.

    « Offert en l’honneur de mes parents, ce don témoigne de ma gratitude envers le Canada : le pays qui a accueilli ma famille à bras ouverts en 1958. J’espère que cette sculpture portera le gage de ma reconnaissance et qu’elle sera une source de joie et d’inspiration pour autrui », ajoute Philippe Peress, fils de Simha et Maurice S. Peress.

    Sur les six éditions existantes de la sculpture originale, celle donnée au MBAM est la seule à se trouver en sol canadien. Outre le Musée, trois autres institutions canadiennes possèdent des sculptures monumentales de l’artiste : la Art Gallery of Hamilton, la Galerie d’art Beaverbrook, et le Ontario College of Art and Design.

    Notice biographique : Lynn Chadwick

    Né à Londres en 1914, Lynn Chadwick effectue une première incursion dans le domaine des beaux-arts entre la fin des années 1940 et le début des années 1950 en s’inspirant du mobile – concept inventé par l’artiste américain Alexander Calder.

    En 1952, ce sculpteur de l’école moderne fait ses débuts à la Biennale de Venise, où il représente la relève artistique britannique. De nouveau invité à prendre part à l’événement quatre ans plus tard, il y remporte le prix international de sculpture, devant Alberto Giacometti. Alors que la notoriété de Chadwick devient internationale, celui-ci est appelé à travailler sur de nombreuses œuvres à grande échelle, exposées dans des espaces publics de par le monde.

    Son style géométrique témoigne d’une rupture stylistique avec de grands sculpteurs britanniques, comme Henry Moore et Barbara Hepworth, qui s’inspirent directement de la nature. Pour créer ses sculptures, il bâtit de toutes pièces une armature de fer plutôt que de tailler son œuvre à même le bois : un processus artistique considéré comme non conventionnel à l’époque.

    Si la géométrie présente dans l’ensemble de la production artistique de Chadwick apporte un souffle nouveau à la sculpture britannique, elle est souvent liée aux ravages de la guerre. Bien que l’artiste ait tenté d’échapper à cette étiquette, ses sculptures sont souvent vues comme l’expression de la peur et de l’impuissance ressenties lors de conflits armés.

    Chadwick est nommé Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique (C.B.E) en 1964, Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1985, puis Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1993. Ses œuvres sont collectionnées par de grandes institutions muséales telles que le Victoria and Albert Museum (Londres), la Tate Gallery (Londres), le MoMA (New York), l’Art Institute of Chicago et le Musée Rodin (Paris).

    La grande figure énigmatique de « Figure vêtue d’une cape IX » résulte d’une série de petites sculptures et de maquettes, individuelles ou en couple. Elle est emblématique du style abouti de Chadwick : têtes géométriques et sexuées (pyramidales ou diamantées pour la féminité, rectangulaires pour la masculinité), et formes abstraites monumentales. Conçue en 1978, l’œuvre souligne l’importance croissante du vêtement dans le vocabulaire de l’artiste, d’abord évoquée dans ses sculptures des années 1950 (avec la série « Teddy Boy and Girl », par exemple). Il conçoit un vêtement plus dramatique, allant des jupes et des tuniques à des cols de chemise pointus, pour arriver enfin à la volumineuse cape des années 1970. Donnant souvent l’impression d’être animée par un vent invisible, cette dernière a permis à l’artiste d’intégrer de larges courbes à des œuvres anguleuses.

    Dans « Figure vêtue d’une cape IX », la cape aux plis lourds et élégants semble presque complètement immobile, se séparant légèrement à l’avant pour révéler la jambe droite. La figure monumentale glisse vers nous, à la fois statique et vivante. La fluidité de la cape contraste avec les formes soigneusement délimitées et confère à l’ensemble un caractère nouveau, transformant la figure en un personnage puissant et dynamique, comme enveloppé de mystère.

    Alexander Calder : un inventeur radical

    Rappelons que le MBAM présente la première grande rétrospective canadienne d’Alexander Calder jusqu’au au 24 février 2019. Celle-ci comprend 150 œuvres et documents permettant de mieux saisir l’étendue de la pratique multidisciplinaire extraordinairement novatrice de l’artiste : de ses portraits de fil de fer à ses peintures, et de ses mobiles à ses sculptures monumentales.

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