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    « Another Feather in the Bonnet  », union symbolique entre Kent Monkman et Jean Paul Gaultier au MBAM

    11 septembre 2017, 10h20

    Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) créait la surprise avec la présentation de « Another Feather in Her Bonnet » (« Une autre plume à sa coiffe »), une nouvelle performance de l’artiste canadien Kent Monkman, initiée par le MBAM et réalisée avec la participation spéciale du couturier français Jean Paul Gaultier, de passage à Montréal dans le cadre de son exposition « Love is Love : le mariage pour tous selon Jean Paul Gaultier » (présentée jusqu’au 22 octobre). Cet évènement a offert une rare occasion de réunir par la création ces deux ardents défenseurs de la diversité culturelle et sexuelle.

    « Another Feather in the Bonnet  », union symbolique entre Kent Monkman et Jean Paul Gaultier au MBAM  «Another Feature in her Bonnet».Photo: Frédéric Faddoul

    Présentée le 8 septembre à l’occasion d’une soirée organisée pour le Cercle des Anges du Musée des beaux-arts de Montréal, la performance « Another Feather in Her Bonnet » (« Une autre plume à sa coiffe »), met en scène l’union hétérodoxe entre celui qu’on surnomme « l’enfant terrible de la mode » et Miss Chief Eagle Testickle, le flamboyant alter ego bispirituel de l’artiste Kent Monkman. Sous une adaptation du Théâtre de cristal (2006) par Kent Monkman, un élégant tipi de 6 m de diamètre, composé de 350 fils de billes de verre, les deux artistes ont échangé leurs voeux de respect et d’alliance mutuels, en présence de leurs deux témoins, Nathalie Bondil et Thierry-Maxime Loriot, respectivement directrice du MBAM et commissaire de l’exposition « Love Is Love », d’un acteur célébrant et d’Ève Salvail, muse et modèle du couturier à cette occasion demoiselle d’honneur. Par cette union symbolique, Kent Monkman et Jean Paul Gaultier, dont les créations incarnent une vision plurielle et inclusive de la société, célébraient l’universalité de l’amour et l’expression des différences, et le respect des cultures.

    Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, explique : « Nous sommes fiers d’avoir initié la rencontre entre deux immenses artistes que nous chérissons depuis longtemps, Jean Paul Gaultier et Kent Monkman, pour imaginer ce geste d’amitié puissant et audacieux au cours d’une célébration symbolique. Soutenant le sens profond de « Love Is Love », cette performance engagée s’affirme comme un dialogue artistique entre deux créateurs qui revendiquent le mariage pour tous et pour tous les genres. Je suis déterminée, encore et toujours, à défendre le pouvoir pacifique de l’art pour dépasser les clivages au-delà de toute censure et indifférence. Par notre triple engagement — la défense de la diversité par le couturier, l’affirmation par l’artiste de la bispiritualité autochtone et notre vision d’un musée humaniste —, une nouvelle oeuvre de Kent Monkman nait au Musée : Another Feather in her Bonnet porte un message fort, original et fédérateur, dans le sens même de nos actions. »

    « Je suis ravi de revenir à Montréal, au Musée des beaux-arts de Montréal, là où, en 2011, notre merveilleuse aventure a commencé. C’est un véritable honneur de participer à cette création de Kent Monkman, un artiste remarquable engagé dans un dialogue ouvert, et de présenter pour la première fois au Musée mes plus belles créations de mariage haute couture... pour tous ! », a affirmé le couturier Jean Paul Gaultier.

    « Grâce au mariage, nous apprenons à mieux appréhender et à pardonner les manquements de nos conjoints ainsi qu’à établir une connaissance authentique de l’autre. Le mariage stimule et nourrit une nouvelle vie et de nouvelles expériences. Aujourd’hui, Miss Chief accepte l’offre d’union artistique de Jean Paul Gaultier comme une alliance esthétique sous le signe du respect mutuel et de la reconnaissance interculturelle », a déclaré Kent Monkman lors de la performance.

    Pour cette performance, Kent Monkman, sous les traits de Miss Chief Eagle Testickle, portait la coiffe créée par le couturier pour la robe de mariée de la collection haute couture automne-hiver 2002-2003 Les Hussardes. Cette coiffe de plumes blanches s’inspire des Premières Nations des Plaines. Présentée dans l’exposition « Love Is Love », elle faisait partie de l’exposition itinérante La planète mode de Jean Paul Gaultier. De la rue aux étoiles (2011-2016). Kent Monkman se réapproprie ici la coiffe en jouant du stéréotype de la femme autochtone à travers le regard colonial. Par son personnage Miss Chief Eagle Testickle, excentrique diva guerrière récurrente dans son oeuvre, il invoque le Berdache, individu bispirituel vénéré dans nombre de nations autochtones et dont les travestissements scandalisaient les colons venus d’Europe.

    Traditionnellement réservée aux hommes, la coiffe aux plumes d’aigle blanches des Premières Nations est empreinte de spiritualité. Elle symbolise le niveau d’excellence de la personne qui la porte de même que son engagement au sein de la communauté. L’emprunt stylistique de cette coiffe par Gaultier a rejoint le débat d’actualité sur l’appropriation culturelle. Évitant les impasses que sont l’indifférence d’un côté, l’autocensure de l’autre, le Musée a donc voulu imaginer, en collaboration avec Jean Paul Gaultier et Kent Monkman, une troisième voie constructive et créative par cette performance, un geste d’amitié et de dialogue entre les deux créateurs.

    Kent Monkman au Musée des beaux-arts de Montréal

    Né en 1965, Kent Monkman jouit d’une réputation internationale. Artiste torontois de descendance crie et anglo-irlandaise, il revisite avec humour et insolence les représentations occidentales des Autochtones dans l’histoire de l’art. Faisant appel à divers médiums, dont la peinture, le cinéma, la vidéo, la performance et l’installation, il aborde dans sa pratique originale et ludique la représentation des Premières Nations dans l’histoire de l’art occidental. Son alter ego Miss Chief Eagle Testickle met à mal et détourne les stéréotypes coloniaux en se réappropriant certains éléments de l’identité autochtone.

    Avec 14 oeuvres de Monkman, la collection du MBAM, est la plus importante au Canada en nombre d’oeuvres de l’artiste, notamment grâce au soutien du collectionneur torontois Bruce Bailey, grand ami du Musée. Le MBAM a été l’un des premiers musées à intégrer le travail de l’artiste. Il possède les trois peintures monumentales qui composent la Trilogie de saint Thomas (2004) ainsi que Les castors du roi (2011), un tableau spécialement commandé pour le pavillon Claire et Marc Bourgie en art québécois et canadien. En 2016, le musée recevait en don le portrait équestre Avec abnégation, elle se sacrifie pour la reconnaissance des siens (2009). Il possède également Naissance d’une légende (2006), une série de six photographies montrant l’artiste travesti en différentes incarnations historiques de la femme amérindienne ainsi que la vidéo intitulée « Mary » (2011). Le MBAM a également acquis l’impressionnante installation vidéo « Danse au Berdache » (2008) qui présente sur cinq écrans en forme de peaux de bisons Miss Chief Eagle Testickle incarnant le Berdache en pleine danse.

    L’oeuvre de Monkman a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles (Art Museum, University of Toronto [Toronto, Canada, 2017] ; University of Michigan Institute for the Humanities [Ann Arbour, États-Unis, 2016] ; Musée d’art contemporain de Rochechouart [Rochechouart, France, 2014]) et collectives (Dioramas, Palais de Tokyo [Paris, France, 2017] ; Oh Canada ! [North Adams, États-Unis, 2012]). Elle fait partie de nombreuses collections publiques et particulières, dont celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée des beaux-arts du Canada, du Denver Art Museum et du Smithsonian’s National Museum of the American Indian.

    L’exposition du MBAM « Il était une fois… le western. Une mythologie entre art et cinéma » offrira en outre à voir, du 14 octobre 2017 au 4 février 2018, l’installation Boudoir de Berdashe (2007) prêtée par Musée des beaux-arts du Canada.

    « Love Is Love : le mariage pour tous selon Jean Paul Gaultier »

    Rappelons que cette exposition est présentée jusqu’au 22 octobre. Conçue par le MBAM en collaboration avec la Maison Jean Paul Gaultier, « Love Is Love » rassemble pour la première fois 35 robes et habits de noces réalisés entre 1991 et 2017 par le couturier. Avec ce titre, Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, souhaitait précisément rendre hommage à Barack Obama qui affirmait : « Love Is Love » lors de la légalisation du mariage pour tous à la Cour suprême des États-Unis le 26 juin 2015.

    Les tenues présentées, exceptionnelles par l’audace de leurs formes et le raffinement de leur confection, témoignent du génie d’un créateur hors-norme et de la virtuosité de ses ateliers. Une mise en scène qui évoque un immense gâteau de mariage intègre une installation du designer Jurgen Bey et des mannequins animés par la compagnie de théâtre montréalaise UBU. Elle réunit des tenues pour tous : couples hétérosexuels, homosexuels, interculturels et interraciaux, pour célébrer l’amour dans la diversité et la paix.

    Visitée par 100 000 personnes, « Love Is Love » conclut la tournée record de La planète mode de Jean Paul Gaultier : de la rue aux étoiles, initiée par le MBAM en 2011. Cette grande rétrospective du couturier a voyagé dans 12 villes, sans interruption, pendant 5 ans. Elle a conquis plus de 2 millions de visiteurs, un record pour une exposition de mode.

    Le commissariat des expositions est assuré par Thierry-Maxime Loriot sous la direction de Nathalie Bondil.

    Nouveau : « Love Is Love » en tournée en Argentine

    Le MBAM est heureux d’annoncer que « Love Is Love… » sera exportée au printemps prochain dans le nouveau Centre Culturel Néstor Kirchnerdu de Buenos Aires, avec le soutien de l’ambassade de France en Argentine.

    Sur la photo, de gauche à droite : Ève Salvail, muse et modèle de Jean Paul Gautlier ; Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal ; Jean Paul Gaultier, couturier ; l’artiste Kent Monkman en Miss Chief Eagles Testickle ; et Thierry-Maxime Loriot, commissaire de l’exposition « Love Is Love : le mariage pour tous à la Jean Paul Gaultier ». Photo : Frédéric Faddoul.

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