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    « Il était une fois... Le Western » au MBAM

    12 août 2017, 03h54

    Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente « Il était une fois... Le Western ». Cette exposition pluridisciplinaire offre une lecture inédite du cinéma western en considérant ses liens avec les arts visuels (peinture, sculpture, photographie) depuis le milieu du XIXe siècle à nos jours.

    « Il était une fois... Le Western » au MBAM Franchir la ligne.Photo: Gilcrease Museum, Tulsa, Oklahoma

    La création, la transmission et la transformation du mythe western en Amérique, aux États-Unis comme au Canada, y sont étudiées. Plus de 400 peintures, sculptures, installations, photographies, artéfacts, photogrammes et extraits de films rendent compte de l’évolution du genre marqué par un dialogue incessant entre les beaux-arts et le cinéma. Initié par le Musée des beaux-arts de Montréal, ce projet est produit par le MBAM et le Denver Art Museum (DAM).

    « Il était une fois... Le Western » célèbre la beauté du western et expose également ses versants plus sombres. Elle aborde certains préjugés envers les peuples des Premières Nations que le western a contribué à perpétuer, et explore des thèmes reliés à des questions toujours actuelles telles que la violence, la représentation stéréotypée des genres, les relations interraciales et l’acceptation de la différence. Elle entend démontrer à quel point l’art a le pouvoir à la fois d’entretenir et de remettre en cause les croyances les plus répandues.

    Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, explique : « Depuis mon installation en Amérique, et à Montréal, porte de l’Ouest, je porte l’idée de faire ce projet d’exposition multidisciplinaire sur la fondation et l’analyse d’un des mythes identitaires les plus durables du XXe siècle. Je souhaitais montrer comment, dans un premier temps, la fabrique des images s’est nourrie d’histoire, d’arts visuels et de films pour cristalliser une mythologie typique de l’Ouest américain. Puis comment, dans un second temps, les artistes ont récupéré cette mythologie pour dénoncer des valeurs machistes, les stéréotypes racistes, l’annexion des territoires, une culture de la violence, toujours endémiques dans la civilisation de ce continent. À Montréal, j’ai voulu une exposition approfondie, enrichie et engagée dans ces problématiques actuelles. Ce rêve d’une nouvelle frontière aux horizons sublimes et tragiques est aussi un de mes rêves d’exposition. »

    « Le western a toujours été plus qu’une simple histoire de "cowboys et d’Indiens", de hors-la-loi, de bandits et de bagarres dans des saloons. Fondamentalement, il est l’épopée d’une nation qui se construit, avec les succès, les échecs, les fantasmes et les hypocrisies que l’aventure comporte », poursuit Mary-Dailey Desmarais, conservatrice de l’art moderne international au MBAM, co-commissaire de l’exposition et responsable de l’édition montréalaise.

    L’évolution d’un genre du XIXe siècle à nos jours

    « Il était une fois... Le Western » prend pour point de départ les grandes peintures des paysages de l’Ouest, les romans populaires et le spectacle « Wild West » de Buffalo Bill, moteurs d’une mythologie américaine. Elle porte sur ce qui a présidé à la création des figures fondatrices du cinéma western, dont le cowboy, « l’Indien », le trappeur, l’éclaireur et le pionnier. Les objets exposés constituent des oeuvres maîtresses du genre et en disent long sur les stéréotypes qui prévalaient et les représentations fictives des peuples autochtones.

    L’exposition retrace également l’évolution du western au grand écran depuis les courts métrages muets, en passant par les classiques de John Ford, et les « westerns spaghettis » de Sergio Leone de l’après-guerre, jusqu’aux productions contemporaines signées par Quentin Tarantino, Ang Lee et Joel et Ethan Coen. Les visiteurs verront, entre autres des scénarios originaux, des sources documentaires et des extraits de films de Leone parmi lesquels « Un génie, deux associés, une cloche » (1975) mettant en vedette Robert Charlebois. Ils auront également la possibilité inédite d’accéder à des oeuvres majeures d’expressionnistes abstraits comme Jackson Pollock et Franz Kline associées à la production contemporaine de films westerns.

    L’exposition montre de plus comment le genre a servi de véhicule à l’expression du mouvement de la contre-culture, pendant la guerre du Vietnam, avec des films qui sont le reflet de préoccupations croissantes pour la sauvegarde des libertés individuelles. Elle offre à voir la Harley Davidson originale du film « Easy Rider » et d’importants tableaux d’Andy Warhol et de Fritz Scholder. La dernière partie de l’exposition se concentre sur les films westerns et l’art de la fin des années 1970 à aujourd’hui, qui affichent parfois les thèmes comme des questions raciales, de sexualité et de genre.

    L’exposition montréalaise révèle que l’histoire de l’Ouest canadien a également contribué au développement du western par le biais de légendes québécoises, dont la vedette de la chanson country western Willie Lamothe et le cowboy Will James. Elle aborde de plus le rôle du paysage canadien, d’artistes en arts visuels canadiens et des Premières Nations dans l’édification du genre. Elle offre notamment à voir une authentique diligence du XIXe siècle ainsi que des dessins et des vêtements autochtones datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Elle fait également une place aux artistes contemporains autochtones incluant Kent Monkman, Wendy Red Star, Brad Kahlhamer, Brian Jungen, et Adrian Stimson, ainsi qu’à des artistes contemporains internationaux tels que Cindy Sherman, Laurie Simmons, Paul McCarthy, Cady Noland, et Mohamed Bourouissa.

    « Il était une fois... Le Western »

    L’exposition est initiée par le Musée des beaux-arts de Montréal, et produite avec le Denver Art Museum. « Il était une fois... Le Western » et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art.

    Commissariat

    À Montréal, une version enrichie de l’exposition est assurée par la commissaire Mary-Dailey Desmarais, conservatrice de l’art moderne international au MBAM, sous la direction de Nathalie Bondil. Thomas Brent Smith, directeur du Petrie Institute of Western American Art (PIWAA) au Denver Art Museum est co-commissaire pour la tournée.

    L’exposition bénéficie du soutien d’un comité scientifique composé de Gerald McMaster, professeur, Canada Research Chair in Indigenous Visual Culture and Curatorial Practice, OCAD University, Toronto ; de Paul Chaat Smith, conservateur associé, National Museum of the American Indian, Smithsonian Institution, Washington, D.C. ; de Stéphane Aquin, conservateur en chef, Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. ; et d’Andrew Patrick Nelson, professeur adjoint, Film History and Critical Studies, Montana State University.

    La scénographie est signée par Nathalie Crinière de l’Agence NC, Paris, sous la direction de Sandra Gagné, chef de la Production des expositions au MBAM.

    Publication

    L’exposition est accompagnée d’un livre illustré de 320 pages, publié en français par les Éditions scientifiques du MBAM et 5 Continents Éditions, et en anglais, par les éditeurs ci-mentionnés et le Denver Art Museum. Il réunit des essais signés par des historiens du cinéma, de l’art et de la littérature, ainsi que des entretiens avec des réalisateurs de renom comme John Ford, Clint Eastwood et Quentin Tarantino, offrant un regard pointu et interdisciplinaire sur le genre western. Ces essais abordent des sujets aussi variés que l’Ouest comme paysage symbolique dans les productions artistiques américaines du XIXe siècle, la figure du cowboy et la masculinité, les représentations des femmes après la Seconde Guerre et le genre western en art contemporain. Cet ouvrage a été réalisé sous la direction de Mary-Dailey Desmarais et Thomas Brent Smith. Son design graphique est signé Paprika.

    Remerciements

    L’exposition est présentée grâce à la collaboration de Wells Fargo, Moira et Alfredo Romano, Stingray, France et Raymond Royer ainsi que Marcel Elefant et George Lengvari. Le Musée remercie The Terra Foundation for American Art, Air Canada, Le Cercle des Anges, Bell Media, La Presse et de Montreal Gazette. L’exposition a bénéficié de la générosité du Programme d’indemnisation des expositions itinérantes au Canada du ministère du Patrimoine canadien.

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