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    Dévoilement d’un totem créé par Charles Joseph de la nation kwakiutl

    13 mai 2017, 18h19

    L’artiste Charles Joseph (1959), de la nation kwakiutl de la côte Ouest canadienne, dévoile son oeuvre Mât totémique des pensionnats installé sur le territoire ancestral de la nation kanien’keha:ka, à qui il rend hommage au cours d’une cérémonie officielle d’accueil de l’oeuvre.

    Dévoilement d’un totem créé par Charles Joseph de la nation kwakiutl Portion d'image, Totem.Photo: Charles Joseph/MBAM

    Ce totem, montré pour la première fois, figure dans le parcours de l’exposition d’art public La Balade pour la Paix — un musée à ciel ouvert, conçue et organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec le soutien de l’Université McGill dans le cadre de la programmation officielle des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

    Oeuvre d’appel monumentale (21,45 mètres), ce mât totémique ouvrira la voie de la promenade à l’ouest de la rue Sherbrooke, devant le pavillon Michal et Renata Hornstein du MBAM. Il est un hommage aux enfants autochtones — l’artiste Charles Joseph fut l’un d’eux — qui ont été pris à leur famille et envoyés dans les pensionnats de communautés religieuses. Le 29 mai 2015, le Gouvernement canadien a reconnu que ces enfants avaient été victimes d’un génocide culturel entre 1820 et 1996.

    Charles Joseph affirme : « La présentation de ce mât est destinée à tous les Canadiens, pas seulement aux survivants des pensionnats. C’est mon geste de réconciliation, et toute mon histoire est sur ce mât. Cette histoire parle de Charles Joseph, mais aussi de tous ceux qui ont enduré cette épreuve. J’ai besoin de raconter cette histoire sous cette forme, mais elle touche tous les survivants d’un bout à l’autre du Canada. »

    Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef déclare : « Nous sommes émus de dévoiler (...) le nouveau totem de Charles Joseph dans le cadre de cette célébration. Seules six des Premières Nations de la côte Ouest en sculptaient jadis… encore moins aujourd’hui, tant est exigeante cette prouesse technique et artistique. Traditionnellement, ces témoins colossaux de leur histoire préservaient le récit des événements importants des clans autochtones. La Commission canadienne de vérité et de réconciliation du Canada estime que 150 000 enfants ont été arrachés à leurs familles durant le siècle dernier dans le cadre des politiques gouvernementales d’assimilation. Raconter cette tragédie par la vitalité de l’expression artistique d’un de leurs meilleurs artistes est essentiel dans la perspective de notre nouveau siècle. »

    « Nous sommes très honorés de faire partie de cette cérémonie totémique célébrant Kanien’keha : territoire ka », a déclaré Christine Zachary Deom, chef du conseil des Mohawks de Kahnawake. « Notre territoire a toujours été un lieu de rassemblements et d’échanges, et nous sommes ravis de voir que des ponts s’établissent avec Montréal, la nation kwakiutl et notre communauté. Notre peuple désirait ardemment que sa présence et son histoire soient reconnus, et il salue ce grand pas vers la réconciliation », a-t-elle ajouté.

    « Il faut saluer l’implication des artistes de nos Premières Nations visant à sensibiliser la population canadienne sur notre histoire, même sur les aspects les plus sombres, comme c’est le cas pour les pensionnats autochtones. Je remercie Charles Joseph pour cette oeuvre, et surtout, pour son effet positif sur l’amélioration des connaissances. Il s’agit d’un geste qui favorise une réconciliation si nécessaire entre nos peuples », a commenté Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

    « La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal est heureuse de contribuer à mettre en valeur le rapport étroit qui existe entre les peuples autochtones et notre ville. Avec plus de 30 000 Autochtones qui y vivent, Montréal constitue la plus importante communauté autochtone au Québec. Projet phare de la programmation officielle des célébrations du 375e anniversaire, La Balade pour la Paix est un événement privilégié pour témoigner de la richesse des liens entre les peuples. L’oeuvre de l’artiste Charles Joseph de la nation kwakiutl, installée en territoire ancestral kanien’keha:ka, est l’exemple même de la richesse culturelle des Premières Nations et des liens qui nous unissent », a déclaré pour sa part Alain Gignac, directeur général de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

    « La Ville de Montréal s’est résolument engagée sur le chemin de la réconciliation et cet engagement prend tout son sens devant ce totem à la mémoire des milliers d’anciens élèves autochtones des pensionnats qui ont survécu ou disparu. Ce totem est là pour nous rappeler notre devoir actuel et notre humilité devant l’Histoire. Je salue l’artiste créateur du totem, Charles Joseph, ainsi que tous les partenaires qui ont rendu possible la présentation de cette oeuvre à Montréal. En cette année de célébration du 375e anniversaire de Montréal, la réconciliation et le rapprochement avec les peuples autochtones sont une nécessité », a affirmé Denis Coderre, maire de Montréal.

    Le totem est un gage de réconciliation et une oeuvre de commémoration. Il incarne un fort sentiment d’identité et de fierté pour les Kwakiutls de la côte Ouest canadienne. Le Mât totémique des pensionnats de Joseph représente, de bas en haut : les membres de la famille du commanditaire du Totem ; l’anneau de cèdre, symbolisant la sécurité ; la femme sauvage, responsable de la culture traditionnelle ; l’orque, gardienne de la mémoire ; le corbeau, incarnant la collusion entre l’Église et l’État ; l’ours, exprimant la force et la sagesse ; le renard arctique, témoin du passé ; les kulus, ces grands corbeaux noirs qui, dans la légende, ont créé les îles de la côte canadienne du Pacifique en jetant des cailloux dans la mer ; au sommet, le serpent à deux têtes aux ailes déployées en croix.

    Charles Joseph

    Sculpteur, Charles Joseph travaille aussi comme pêcheur et dans la forêt pour subvenir aux besoins de sa famille. Durant son enfance, il ne parlait que sa langue maternelle, le kwak’wala, avant d’apprendre l’anglais. Joseph est très engagé dans la sauvegarde de sa culture. La revitalisation et la diffusion des traditions kwakiutls, tel est le legs qu’il souhaite offrir aux générations futures. Ses oeuvres régénèrent une culture, la sienne, qui aurait pu être décimée par les politiques et les pratiques colonialistes. Elles participent donc au processus de réappropriation de l’identité et de la conservation du mode de vie des anciens.

    La Balade pour la Paix – un musée à ciel ouvert

    • Sur la rue Sherbrooke Ouest, entre le secteur MBAM/ Université Concordia et le secteur Musée McCord/ Université McGill
    • Du 5 juin au 29 octobre 2017

    La Balade pour la Paix – un musée à ciel ouvert fait partie de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal. Véritable musée en plein air, le parcours présentera des oeuvres d’artistes canadiens et internationaux. Il sera pavoisé aux couleurs de la Confédération et de quelque 200 pays. Commémorant deux autres événements d’importance, le 50e anniversaire d’Expo 67 et les 150 ans de la Confédération canadienne, la Balade rappelle à quel point Expo 67, visitée par 50 millions de personnes, fut une fenêtre ouverte sur le monde qui a marqué la mémoire collective du Québec et du Canada.

    L’ambassadrice de l’exposition est Louise Arbour, qui a lutté pour les droits de la personne pendant toute sa carrière. Me Arbour occupe le poste de représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les migrations internationales.

    L’exposition est conçue et organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal avec le soutien de l’Université McGill. Grâce au soutien de la Ville de Montréal. Les commissaires sont Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, Sylvie Lacerte, historienne de l’art et conseillère en art public, et Diane Charbonneau, conservatrice des arts décoratifs modernes et contemporains, du design et de la photographie au MBAM. Le design de l’installation est signé par Claude Cormier, architecte- paysagiste, en collaboration avec Michel Dallaire, designer.

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