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PCS Innovations devient Schlumberger (Montréal)
Le 14 février dernier, PCS Innovations, une entreprise développant des solutions logicielles pour le commerce mobile (m-commerce), était acquise par le géant français Schlumberger. Rebaptisée Schlumberger (Montréal), l’entreprise québécoise lancée en 1996 est devenue le 5e centre technique mondial d’un des leaders dans le domaine des transactions électroniques. Si Schlumberger (Montréal) continuera à développer le produit-vedette de feu PCS Innovations (mobileMagic une plateforme qui facilite le développement d’applications de commerce mobile) ils abandonneront leur participation au sein de plusieurs laboratoires de recherche dont le 3G de Ericsson. Encore en réorganisation, Le Lien multimédia s’est entretenu avec Roger LeSieur, chef de produits chez Schlumberger Montréal.
Alors que PCS Innovations s’intéressait davantage aux développeurs d’applications sans-fil, Schlumberger est plus dirigé vers les opérateurs (Bell Mobilité, Telus, Microcell ou Rogers Cantel, au Québec). Comptant plus de 4000 employés à travers le monde, Schlumberger comprend 3 divisions (Exploitation gazière, Gestion des ressources et Tests & Transactions). Cette dernière division est surtout connue dans le monde des cartes à puce et des transactions électroniques. Bonne nouvelle donc qu’une entreprise de cette importance vienne mettre ses deniers dans un produit développé au Québec. «C’est une très bonne nouvelle pour nous!, affirme Roger LeSieur, Schlumberger (Montréal), qui poursuivra deux objectifs: continuer la conception de la plateforme de développement (mobileMagic) et agir comme spécialistes dans le développement de produits sans-fil pour Schlumberger.» M. LeSieur s’affaire à élaborer le nouveau plan d’affaires de l’entité montréalaise. Schlumberger (Montréal) compte une cinquantaine d’employés, pour la plupart des développeurs, et présentera sous peu une version sécurisée de mobileMagic, conçu principalement pour faciliter le développement d’applications bancaires pour les appareils sans-fil. mobileMagic filtre les applications pour l’Internet mobile Lancé officiellement en octobre 2000, mobileMagic est conçu pour aider les développeurs de solutions interactives à faire le saut vers le sans-fil en agissant comme une sorte de filtre entre l’application Internet et le commutateur de l’exploitant (par exemple: Bell Mobilité). «On se met dans les pieds d’un programmeur habitué à développer des applications financières (par exemple) et qui reçoit le mandat de rendre disponible son application pour l’utilisateur mobile. Comprendre les caractéristiques de l’environnement mobile peut prendre énormément de temps, explique M. LeSieur, en utilisant mobileMagic, le programmeur évite tout ce temps de formation ce qui accélère le temps de développement. Grâce au DSM (Data Services Module) notre outil de connectivité qui assure le pont entre l’application et mobileMagic, pas besoin de comprendre les interfaces du réseau sans-fil («est-ce que l’appareil est en couverture?», «Est-ce qu’on l’appareil est fermé?»). Les programmeurs n’ont qu’à connaître le DSM», dit Roger LeSieur. L’avantage de mobileMagic est sa capacité de communiquer avec les nombreux appareils sans-fil trouvés sur le marché (téléphone cellulaire, Palm ou Blackberry). «En ayant mobileMagic sur un serveur séparé, ça permet d’assurer la continuité des communications à travers différents appareils sans-fil. Les utilisateurs mobiles utilisent différents opérateurs et mobileMagic parle avec tous ces commutateurs différents, c’est le grand avantage de notre solution.» Parmi les clients de Schlumberger (Montréal) on compte TD Waterhouse et la Banque Nationale du Canada. Le futur du Net mobile Le Net mobile est plus qu’une simple idée futuriste, c’est bien connu. Malgré ce que la littérature technique ou les publicités semblent annoncer, il reste encore très peu répandu (et utilisé). Selon Roger LeSieur, il reste toujours un «problème au niveau de l’utilisation» qui, selon lui, devrait être en partie réglé grâce aux nouveaux modèles qui arrivent sur le marché nord-américain ou qui le sont déjà, en Europe. D’ailleurs, sur ce point, M. LeSieur note que les exploitants qui utilisent le protocole GSM (comme Microcell et bientôt Rogers Cantel) ont un avantage certain face aux autres exploitants qui fonctionnent sur des réseaux différents (CDMA ou TDMA). Les outils sans-fil les plus novateurs étant développés en Europe, ils sont, de prime abord, conçus pour ce marché, qui utilise le protocole GSM. Ces nouveaux appareils sans-fil ont donc plus de chance d’être rapidement exportés ici et vendus par des opérateurs GSM, sans avoir à se conformer aux normes des exploitants CDMA (Bell Mobilité et Telus). En ce qui concerne le service qui sera le plus intéressant dans la prochaine génération du Net mobile, Roger LeSieur est confiant: «Les services de localisation (localisation-based services) occuperont une grande place, pourvu qu’il y ait des applications disponibles!». [SP]
Article mis en ligne le 29 mars 2001
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 Roger LeSieur, chef de produits chez Schlumberger (Montréal) |
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