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Entrevue avec Giovanni Tomaselli, directeur de World Wide Licenses, créateur du premier «CharacterPC »
Partout en Asie et depuis des années, Hello Kity est un phénomène. Le petit chaton, l’un des personnages phares de la compagnie japonaise Sanrio, se retrouve sur tous les objets : papeterie, vêtements, bijoux, accessoires mais aussi électroménagers et, maintenant, l’ordinateur Hello Kitty qui, pour 6980 $ HK comprend toutes les pièces d’équipement identifiées à Hello Kitty et vient livré, installé, avec des leçons d’utilisation pour les débutants et un an d’abonnement à Internet gratuit, en plus d’un range-cd, un tapis de souris, une sélection de dix logiciels et d’un système Windows. Un test réalisé par World Wide Licence sur le marché d’Hong Kong, sans vente en magasin uniquement par commande en ligne ou par le biais d’un centre d’appel.
Tout d’abord, présentez-nous votre entreprise. World Wide Licences achète des franchises de personnages à des grosses compagnies : Warner Bros, Disney, etc… et nous inttégrons ces personnages avec les produits que nous développons. L’entreprise possède deux divisions : d’un côté les montres, nous faisons des montres Mickey Mouse, Bugs Bunny, etc. de l’autre nous réalisons des accessoires pour les ordinateurs. Au cours des trois dernières années nous avons réalisés des accessoires de base comme des souris, des tapis de souris, des étuis à CD. Dernièrement nous avons commencé à travailler sur des caméras digitales, des tablettes graphiques, des objets qui nous ont naturellement amenés à travailler sur l’ordinateur Hello Kitty. Hong Kong est la seule division développant des produits informatiques? Tout à fait, et Hong Kong était d’ailleurs un marché idéal, celui que nous avons choisi, pour tester l’ordinateur Hello Kitty. Mais pas seulement la machine mais aussi le processus de vente car l’ordinateur n’est pas en vente en magasin. Quelle sorte de réception avez-vous reçu pour l’achat en ligne? Nous avons fait dans les journaux la promotion du site CharacterPC.com où les gens allaient voir l’ordinateur et les spécifications techniques et pouvaient le commander Ceux qui souhaitaient l’acheter en ligne étaient redirigés vers le site d’adM@rt. adM@rt possède aussi un service de centre d’appel téléphonique dont nous avons aussi promu le numéro sur la publicité. Nous avons fait cela car il est temps de tester le commerce électronique et c’était la façon parfaite de le faire. Quelle entente avez-vous avec adM@rt? adM@rt est notre partenaire logistique. Ils s’occupent de la prise de commande, de la livraison et de l’installation des ordinateurs. En effet, nous ne faisons pas que livrer la machine mais nous en faisons la complète installation pour s’assurer que le consommateur est content. Le commerce électronique est un mot très vaste. Ce que nous essayons de développer est un modèle «DTC» (direct to the consumer), directement au consommateur. Quelle proportion des commandes s’est faite en ligne, selon vos premières estimations? Je dirais 70% par le centre d’appel et 30% par Internet. Nous croyions que le centre d’appel aurait une plus grande proportion. Je crois que le commerce électronique est encore bien primaire par rapport aux États-Unis. Les gens vont prendre confiance.
Une petite partie des produits de World Wide Licence. C’était votre première expérience en commerce électronique? Oui. À mon avis la clé pour le commerce électronique et la vente directe est que nous devons avoir le bon impact. Nous avons énormément de produits qui sont vendus à travers les réseau de distributeurs qui en font la promotion mais nous avions avec Hello Kitty un produit qui avait suffisamment de mordant pour avoir de l’impact avec de la promotion. Nous avons dépensé des sommes importantes en publicité imprimée, sur le Web, télévision, relations publiques. À Hong Kong nous avons dépensé 1,6 millions de dollars (320 000 dollars), en argent frais, mais cela a une plus grande valeur si on calcule les échanges de visibilité avec les médias. Cela comprend l’événement à Discovery Park? Non, au cours de cet événement, nous avions plusieurs ordinateurs en démonstration pendant toute la journée. Et tout ceux qui commandaient un ordinateur ce jour-là pouvaient se faire photographier avec Hello Kitty et recevoir un «certificat». C’était un bon événement mais malheureusement nous avions une très mauvaise température. Beaucoup de gens sont venus mais je n’ai pas les chiffres des ventes. Vous faites aussi tirer un voyage à Puroland? Cela fait partie de l’expérience globale car nous ne faisons pas que vendre un ordinateur, nous tentons de créer toute une expérience. En plus de tous les services et logiciels offerts. Et une partie de cette expérience est un concours de création de page Web, il y a un logiciel pour cela avec l’ordinateur, dont les deux premier prix sont un voyage à Puroland, le parc d’attraction Hello Kitty au Japon. Les logiciels offerts font partie d’une entente? Nous avons acheté des licences de tous ces produits pour les inclure dans notre offre. Nous avons de bonnes relations en général avec les fabricants de logiciels car une partie de notre travail consiste à vendre des accessoires accompagnés de logiciels. Nous en ferons de plus en plus. Page suivante
Article mis en ligne le 08 février 2000
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 Giovanni Tomaselli est directeur de World Wide License à Hong Kong. World Wide License est une division the The Character Group, une compagnie spécialisée dans l’achat de licences de personnages pour le développement de produits dérivés. The Character Group, une entreprise familiale britannique existant depuis 1991 est devenue public en 1995. Giovanni Tomaselli a créé le bureau d’Hong Hong spécialisé dans la production de montres et de produits liés à l’informatique. Le 10 janvier il lançait l’ordinateur Hello Kitty, le premier ordinateur au design lié à un personnage. The Character Group possède d’autres divisions d’objets-cadeaux et de jouets en Grande-Bretagne ainsi qu’une division américaine de distribution, Delta Millenium, installée dans le New Jersey. | |
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