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Créer mais aussi promouvoir
Cest bien beau de créer du contenu francophone de qualité, encore faut-il que les gens sachent quil existe.
Comment? Ironiquement, lun des moyens évoqués a été le papier. «Le papier, même aujourdhui, est le meilleur moyen de rejoindre les gens et de les amener sur le Web», croit René Morin, membre du Secrétariat dorganisation. Clément Laberge, qui a uvré dans le domaine de lenseignement pendant plusieurs années, ajoute: «Et aussi damener Internet aux gens». Après tout, les portails les plus populaires investissent des sommes monumentales en publicité dans les magazines et les journaux. Le Web nest pas non plus le seul moyen de diffusion de contenu à privilégier selon lensemble des participants. Monique Stam, spécialiste du droit dauteur, explique: «On a beau être très «pro-Web», il y a des réalités qui font quon ne peut pas toujours lutiliser ». Par exemple, certains trouvent plus pratique de consulter des CD-ROMs que de se brancher au réseau des réseaux. Odile Ambry va plus loin: «Le Web est une technologie en voie très lente mais quand même de disparition.» Pour elle, il faut maximiser les échanges en misant sur linteractivité, en utilisant entre autres le courrier électronique et les forums de discussions. Clément Laberge donne lexemple du Club 2/3, une ONG canadienne qui souhaite rendre son émission de radio accessible sur le Net. «Je leur ai suggéré de mettre les gens en contact les uns avec les autres en amont de lémission de radio. » La clé réside dans la maximisation des possibilités du Web. Une piste daction La principale piste daction proposée par les participants de latelier « contenu » est de favoriser la collaboration entre les différents chapitres ISOC et la conservation de la mémoire. Pour promouvoir les espaces francophones en ligne, on suggère la mise en place dun site Internet permettant aux producteurs francophones de faire référencer leur contenu dans les principaux répertoires et outils de recherche existants. Grâce à cet outil, les résumés soumis pourront aussi être traduits dans dautres langues afin de faire connaître le contenu francophone aux internautes, toutes langues confondues. Complexes, les droits dauteur ont aussi suscité plusieurs réflexions. «Il faut sassurer que les francophones aient accès à linformation sur les droits dauteurs», dit Clément Laberge. Par ailleurs, les participants se sont aussi mis daccord pour recommander laccessibilité gratuite des documents publics sur la Toile. Marie-Julie Gagnon / www.lienmultimedia.com Reproduction autorisée, avec la signature complète et crédit à www.lienmultimedia.com
Article mis en ligne le 13 juin 2002
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