Il fait longtemps que les compagnies tentent de trouver une alternative aux fameux Post-It, ces petits papiers de couleurs variées qui se collent pratiquement n’importe où pour rappeler un événement important, en passant d’un rendez-vous chez le dentiste au besoin d’acheter une livre de boeuf haché chez le boucher du coin. En ligne, le site Twitter est le plus proche de cette méthode, mais l’alternative en format matériel retarde sans cesse son arrivée. Le mandat des Quickies est justement d’améliorer l’approche empruntée par les Post-it en y ajoutant son grain de sel personnel.
Ce sont des scientifiques appartenant à l’Ambient Intelligence Group de la Massachusetts Institute of Technology qui développent les petits papiers intelligents nommés Quickies. En apparence une copie conforme de leur cousin Post-it, les Quickies sont basés sur un système de notes électroniques utilisant un stylo digital et un calepin spécial, lequel sauvegarde le contenu écrit au fur et à mesure de leur rédaction. Un logiciel sur l’ordinateur se charge par la suite de fournir des alertes, messages, et informations pertinentes par rapport au mot inscrit sur le papier, car il est capable d’interpréter la note. Il peut même envoyer un SMS à un contact via téléphone en tissant des liens par rapport au contenu de la note.
La base de données du logiciel peut aussi enregistrer des informations ayant un lien avec la localisation des Quickies - en d’autres termes, après avoir placé la note sur un livre ou un réfrigérateur par exemple, il est possible de la localiser en utilisant un système RFID (radio-identification). Toutes les notes rédigées ou griffonnées peuvent être vues sur le logiciel en temps réel. Malheureusement, il est impossible de savoir quand cette invention sera commercialisée, et à quel prix.
Alex Gueriguian et David Nadezhdin, les cofondateurs de Fidel Studios, se refusent à une chose : se spécialiser. « Nous avons fait autant des jeux en ligne que des animations 2D ou des spots publicitaires, explique Alex Gueriguian. Nous visons large parce que nous ne voulons pas faire qu’une seule chose, c’est trop ennuyant. » Le studio se définit comme « numérique », ouvrant la voie à une production sur toutes les plateformes qui peuvent s’en réclamer. Le Lien MULTIMÉDIA a rencontré les deux hommes d’affaires dans leur bureau du quartier Pointe St-Charles.